Revue de presse

 

17/05/2006 : Sud Rail
Non à la criminalisation du mouvement social



La Fédération SUD-Rail émet ses plus vives protestations contre la garde à vue de 14
heures et la convocation probable par le parquet de Paris et la DST du porte parole du
Réseau Sortir du Nucléaire, Stéphane LHOMME.
La criminalisation du mouvement associatif et syndical atteint des sommets. L'information
des citoyens sur "la vulnérabilité de la future centrale nucléaire EPR en cas de crash
d'avion suicide" ne peut être considérée comme une menace terroriste et justifier par la
même une enquête préliminaire antiterroriste.
Cette affaire démontre, une fois de plus, le poids du lobby nucléaire et sa volonté
d'étouffer tout débat citoyen et public sur des choix énergétiques qui impliquent les
générations futures.
Après le succès du rassemblement de Cherbourg le 15 avril, le gouvernement tente de faire
taire les opposants et d'interdire le débat démocratique afin d'imposer la construction de
la centrale nucléaire EPR.
La Fédération SUD-Rail dénonce l'action répressive du gouvernement contre le porte
parole du Réseau Sortir du Nucléaire. Il s'agit d'une attaque contre l'ensemble du
mouvement social et syndical.
Nous nous associons au Réseau Sortir du Nucléaire pour demander la déclassification du
document sur l'EPR ainsi qu'un débat, en toute transparence, sur les choix énergétiques.
La Fédération SUD-Rail apporte tout son soutien au Réseau Sortir du
Nucléaire et à son porte parole. Elle demande que cet acharnement
judiciaire injustifié cesse et que Stéphane LHOMME ne soit convoqué ni
par le parquet ni a fortiori par la DST.
Le Bureau Fédéral de SUD-Rail

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