07/12/2004 : AFP Iter: le Japon a proposé des concessions importantes à l'UE, selon la presse
07/12/04 - afp - Le Japon a proposé des concessions importantes à l'Union européenne dans le but d'accueillir le réacteur expérimental de fusion nucléaire Iter, qui est également convoité par la France, affirmé mardi le quotidien Mainichi Shimbun.
Dans cette âpre compétition internationale, le site européen de Cadarache (sud de la France), soutenu par les Russes et les Chinois, est opposé à celui de Rokkasho-mura au Japon, qui bénéficie pour l'heure de l'appui des Etats-Unis et de la Corée du Sud.
Le pays hôte du projet Iter devra financer 50% des coûts de construction des installations tandis que les autres nations auront à en couvrir chacune 10% de l'ensemble.
Or Tokyo s'est engagé, en septembre dernier, à allouer 20% des frais de construction à des entreprises européennes si le Japon remportait la compétition, a précisé le Mainichi Shimbun, citant des sources gouvernementales nippones.
Le Japon a également proposé de choisir un secrétaire général européen au projet et d'établir un important quartier général d'Iter dans un pays de l'UE, a ajouté le quotidien, qualifiant la proposition de "compromis considérable".
Une contre-proposition de l'UE a été formulée en novembre.
Un haut responsable ministériel japonais, interrogé, a refusé de confirmer les informations du Mainichi.
Par ailleurs, une lettre d'information professionnelle japonaise, Denryoku Jiji Tsushin ("Le Journal de l'Electricité"), au tirage confidentiel, a affirmé le week-end dernier que le Japon avait jeté l'éponge sur le projet Iter après l'annonce du soutien de l'Inde, du Brésil et de la Suisse au site de Cadarache.
Le haut fonctionnaire japonais a démenti cette information, insistant sur le fait que Tokyo est toujours aussi résolu à accueillir le réacteur expérimental.
Le 26 novembre, l'UE a réaffirmé sa volonté de lancer la construction d'Iter à Cadarache sans le Japon, si aucun accord n'est trouvé rapidement avec Tokyo. Une décision qualifiée d'"extrêmement regrettable" par les autorités japonaises.
Le projet Iter est estimé à 10 milliards d'euros sur 30 ans, dont 4,57 milliards d'euros pour la seule construction du réacteur qui doit durer dix ans.
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