Revue de presse

 

14/10/2004 : L'UNION DE REIMS
Faux accident nucléaire au camp de Sissonne



« On n'a pas le droit d'en parler ». Contrairement à la simulation d'accident nucléaire qui a été largement médiatisée sur Paris, les manœuvres qui ont eu lieu, hier, au camp militaire de Sissonne, se sont déroulées dans la plus grande discrétion si ce n'est les convois de véhicules rouges ou bleus qui ont alerté tout le monde.
Dès le début de matinée, un virtuel accident de transport nucléaire a donné la trame d'un scénario catastrophe dont personne, hier, n'a voulu parler.
Ni les sapeurs-pompiers, dont une cinquantaine d'éléments auraient été concernés, et ni le commandant en second du camp militaire qui assure seulement « prêter ses installations aux gendarmes dont certains sont d'ailleurs là depuis quinze jours pour préparer leur examen d'officier de police judiciaire ». Les gendarmes, tout en reconnaissant que le colonel Rommens, commandant du groupement, se trouvait sur place avec nombre d'officiers, se sont, eux, repassés le bébé avant de botter en touche en direction de la préfecture où le directeur de cabinet du préfet, en réunion à l'extérieur, était soit-disant injoignable.
Les opérations se sont achevées vers 17 h 30 et en début de soirée il n'était pas encore certain qu'un point-presse, aujourd'hui ou plus tard, donnerait quelques détails sur cet exercice.
Pourquoi tant de mystères alors qu'on sait très bien que, même faux, un potentiel nuage radioactif se serait forcément arrêté aux frontières du camp de Sissonne ?
Jean-Michel Roustand

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