Réseau Sortir du nucléaire
BoutiqueAgendaFaire un donEN

Australie : Marche "Walk away from uranium mining"

Visite d’un site de prospection d’uranium




Ce site créerait une première car ce serait la première mine d’uranium en Australie de l’ouest. Nous sommes dix personnes guidées par quelques représentants de la compagnie Toro qui veut exploiter ce site.



Samedi 19 aout 2011 – Près de Wiluna

Dans notre groupe, deux personnes élues (dont Scott, sénateur vert déjà rencontré au parlement fédéral, et Robin, sénateur pour l’état d’Australie de l’Ouest). Aussi un représentant de la société australienne de conservation de la nature, une juriste, un ingénieur et un journaliste : ce qui sans doute explique qu’ils aient accepté de nous recevoir.

Il nous est d’abord interdit de prendre des photos ; mais finalement on arrivera à faire à peu près toutes les photos qu’on veut. Au niveau du sol, on trouve divers points chauds de radioactivité après exploration du site. Mais l’un de nous a un compteur Geiger et connait déjà ces points chauds. La compagnie Toro, après exploration connait exactement la richesse du filon et est très avancée pour obtenir l’autorisation finale d’exploitation... dans les prochains mois.

Ils ont déjà produit un énorme pavé sur la maitrise des conséquences environnementales ; mais en entrée du pavé, on trouve une phrase disant qu’ils ne sont pas responsables de toute information qui s’avérerait inexacte ! Entretien poli avec questions diverses, certaines qui les dérangent surtout sur le plan technique mais aussi éthique. Ils semblent quand même peu concernés par la dimension éthique (si divers pays veulent de l’uranium, on le leur vend ; un point c’est tout, disent-ils) mais se présentent bien sûr comme d’excellents techniciens qui maîtrisent bien leur sujet. Un des représentants nous présentent cet éventuel site minier comme étant tout petit ; à comparer à Olympic Dam dans le sud de l’Australie (la deuxième plus grande mine d’uranium au monde).

Ici, une mine toute petite et gentille, va sans dire. Excepté qu’après celle-ci, ils en ouvriraient plusieurs autres petites dans la région. Et on sait dans quel état, comme en France, ils laissent les sites.

Discussion un peu musclée avec l’un d’eux : je lui fais remarquer que les chercheurs indépendants reconnaissent souvent l’effet des faibles doses radioactives sur la santé ; mais que étrangement, ceux payés par les compagnies ou les états nucléarises dénient ces effets... “I strongly disagree with it”, répond-il.

Australie = 40% des réserves mondiales d’uranium Utilisation d’eau (qu’ils polluent gravement) à Olympic Dam = 43 millions de litres par jour ; ceci en région semi-aride.

Fin

Samedi 19 aout 2011 – Près de Wiluna

Dans notre groupe, deux personnes élues (dont Scott, sénateur vert déjà rencontré au parlement fédéral, et Robin, sénateur pour l’état d’Australie de l’Ouest). Aussi un représentant de la société australienne de conservation de la nature, une juriste, un ingénieur et un journaliste : ce qui sans doute explique qu’ils aient accepté de nous recevoir.

Il nous est d’abord interdit de prendre des photos ; mais finalement on arrivera à faire à peu près toutes les photos qu’on veut. Au niveau du sol, on trouve divers points chauds de radioactivité après exploration du site. Mais l’un de nous a un compteur Geiger et connait déjà ces points chauds. La compagnie Toro, après exploration connait exactement la richesse du filon et est très avancée pour obtenir l’autorisation finale d’exploitation... dans les prochains mois.

Ils ont déjà produit un énorme pavé sur la maitrise des conséquences environnementales ; mais en entrée du pavé, on trouve une phrase disant qu’ils ne sont pas responsables de toute information qui s’avérerait inexacte ! Entretien poli avec questions diverses, certaines qui les dérangent surtout sur le plan technique mais aussi éthique. Ils semblent quand même peu concernés par la dimension éthique (si divers pays veulent de l’uranium, on le leur vend ; un point c’est tout, disent-ils) mais se présentent bien sûr comme d’excellents techniciens qui maîtrisent bien leur sujet. Un des représentants nous présentent cet éventuel site minier comme étant tout petit ; à comparer à Olympic Dam dans le sud de l’Australie (la deuxième plus grande mine d’uranium au monde).

Ici, une mine toute petite et gentille, va sans dire. Excepté qu’après celle-ci, ils en ouvriraient plusieurs autres petites dans la région. Et on sait dans quel état, comme en France, ils laissent les sites.

Discussion un peu musclée avec l’un d’eux : je lui fais remarquer que les chercheurs indépendants reconnaissent souvent l’effet des faibles doses radioactives sur la santé ; mais que étrangement, ceux payés par les compagnies ou les états nucléarises dénient ces effets... “I strongly disagree with it”, répond-il.

Australie = 40% des réserves mondiales d’uranium Utilisation d’eau (qu’ils polluent gravement) à Olympic Dam = 43 millions de litres par jour ; ceci en région semi-aride.

Fin