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Revue de presse

Mai 2015 / Ouest France

Uranium en Trégor : les antinucléaires insistent



Source : Ouest France

http://www.ouest-france.fr/uranium-en-tregor-les-antinucleaires-insistent-3414924

Uranium en Trégor : les antinucléaires insistent

En 2014, Sortir du nucléaire avait révélé d’importants taux de radioactivité dans trois sites trégorrois. Un an plus tard, l’association demande encore réparation à Areva.

Mercredi 20 mai, à Traou ar Ru, dans le quartier lannionnais de Buhulien, les compteurs Geiger de l’association Sortir du nucléaire sonnent l’alarme  : ces outils de mesure sont programmés pour signaler tout taux qui dépasserait trois fois le seuil normal de radioactivité (appelé « bruit de fond »), limite à partir de laquelle les radiations deviendraient dangereuses.

Ce site aurait été, il y a une cinquantaine d’années, « exploré » par Cogema (anciennement Areva), et aurait subi des travaux miniers souterrains  : un puits de 24 mètres de profondeur ainsi que des tranchées, qui ne sont plus visibles aujourd’hui, auraient été creusés.

Alertée, l’association a demandé à l’entreprise d’énergie de réaliser un bilan environnemental et des mesures d’uranium dans l’eau et les sédiments. Publié en juillet dernier, ce rapport « est plein de lacunes », selon Gaëlle Vidal, militante de l’organisme. Des mesures d’eau n’ont pas été effectuées, ou alors dans des zones où l’eau contaminée a facilement pu être diluée par l’eau de pluie », assure-t-elle.

Depuis ses premières inspections, l’entreprise d’énergie s’est engagée à « surveiller » les sites et à effectuer de nouveaux prélèvements. Deux réunions ont déjà eu lieu en préfecture, et Sortir du nucléaire n’a jamais cessé d’envoyer des courriers. « En insistant, nous voulons au moins faire en sorte que les sites qui dépassent le seuil de trois fois le bruit de fond soient classés », déclare Gaëlle Vidal. Autrement dit, qu’ils soient cartographiés et reconnus comme potentiellement dangereux.

« Aujourd’hui, pour Areva, cette radioactivité ne pose pas de problème à l’extérieur. L’entreprise considère que le taux n’est pas suffisant pour effectuer des travaux. Notre combat prend du temps, mais il a quand même l’air de faire son chemin », conclut la militante.

 

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