climat Energie

Denis Delbecq
Publié mercredi 28 juin 2017 à 18:38, modifié mercredi 28 juin 2017 à 18:40.

Planète

Il faudra multiplier les centrales solaires, comme ici à Ouarzazate, au Maroc, pour tenir les engagements pris à Paris.

 

Des dizaines de personnalités s’adressent aux dirigeants du G20 avec un message clair : agissez vite pour le climat, il ne reste que « trois ans pour le préserver ». Six grands chantiers sont esquissés pour sauver la planète

Ils sont anciens chefs d’état, ex-maire, scientifiques, responsables d’ONG, syndicaliste, patron de multinationale ou responsables de fonds d’investissement. A l’initiative de la Costaricienne Christina Figueres, l’une des figures de l’Accord de Paris sur le climat, plusieurs dizaines de personnalités s’adressent ce jeudi, dans la revue Nature, aux leaders du G20, qui se réunissent les 7 et 8 juillet à Hambourg : agissez vite pour le climat, il ne reste que « trois ans pour le préserver ».

« Nous avons pratiquement épuisé notre budget de carbone, ce que l’on peut rejeter dans l’atmosphère en contenant la hausse de la température terrestre nettement sous la barre des +2°C », rappelle Thomas Stocker, de l’Université de Berne, qui a codirigé le groupe de travail sur la science du climat au GIEC (WG I), de 2008 à 2015, et qui cosigne l’appel. « Il y a plus de dix ans que nous martelons que 2020 est un point de non-retour pour le climat, renchérit le climatologue Stefan Rahmstorf, du Potsdam Institute, lui aussi cosignataire de l’appel. Si la courbe des émissions de gaz à effet de serre n’est pas inversée d’ici à trois ans, il sera pratiquement impossible de tenir les objectifs de l’Accord de Paris. »

 
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