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Revue de presse

Mars 2018 / Sud Info

Tensions sociales à l’agence fédérale de contrôle nucléaire : le personnel de l’AFCN interpelle le ministre de l’Intérieur devant son cabinet



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Le personnel du gendarme nucléaire est mécontent de la gestion de l’agence depuis un certain temps. Ils dénoncent notamment une importante pression au travail. « La charge psycho-sociale est grande au sein de l’AFCN », a indiqué un responsable de la CGSP, Lionel Sombré. « Les plans d’action mis en place ne livrent aucun résultat. Tout a fini dans une impasse. Ajouté à cela, la menace de licenciements au sein de l’entreprise ; un collègue a encore été renvoyé la semaine dernière. »

D’autres membres du personnel se plaignent également du manque de vision au sein de l’organisme. L’AFCN ne serait notamment pas suffisamment préparée pour le nouveau rôle qu’elle devra endosser après la sortie du nucléaire.

Les syndicats chrétien et socialiste ont rédigé une note de dix pages dans laquelle l’ensemble des points d’achoppement ont été repris. L’un d’eux est le manque de confiance en la direction. La liste des accusations à l’adresse de la direction est très vaste. Cela inclut, entre autres, le non-respect du règlement de travail et un plan opérationnel incohérent. Les compétences financières de la direction sont également remises en question.

Les représentants syndicaux espèrent un geste du ministre Jambon. Mais ce dernier n’a pas reçu le personnel de l’AFCN. Les syndicats ont pu déposer leur note aux membres de son cabinet. « Nous avions demandé à être entendus, mais apparemment, le ministre ne le souhaite pas », a réagi M. Sombré.

Les syndicats espèrent que l’entrée en fonction du nouveau directeur de l’agence, Frank Hardeman, le 1er mai prochain, pourra donner un nouvel élan à l’organisme.

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