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Sortir du nucléaire n°45

Avril 2010

Mobilisation

Tchernobyl, d’hier à aujourd’hui, d’aujourd’hui à demain...

Avril 2010




Pour une reconnaissance des conséquences de Tchernobyl par l’OMS



Il est d’usage courant de dire que la catastrophe de Tchernobyl a eu lieu le 26 avril 1986. En réalité, il faudrait plutôt dire que c’est à cette date qu’elle a commencé. Véritable bombe lancée dans le futur, elle ne cesse de prolonger ses conséquences dans de larges territoires...

De cette vérité, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) n’a jamais pris la mesure. La plus grosse institution internationale dédiée à l’amélioration de la santé est ficelée par les puissances nucléaires et par les institutions qui en émanent. Un accord peu connu – référencé WHA 12-40 et datant de 1959 – engage l’agence onusienne de la santé à soumettre ses éventuelles recherches et publications dans le domaine des rayonnements ionisants à la permission d’une autre agence onusienne : l’AIEA. La fameuse Agence internationale de l’énergie atomique, dont l’objectif avoué est la promotion de l’atome “pacifique”. Dès lors, l’OMS n’a nulle autonomie d’initiative dans l’examen ou l’étude des conséquences de la radioactivité sur la santé. Chacun de ses communiqués dans ce domaine ne fait qu’accompagner celui de l’AIEA. Les conséquences “réellement existantes” de Tchernobyl suffisant au plus grand nombre des citoyens éclairés de la planète pour remettre en cause les programmes nucléaires militaires et civils, elles doivent donc toujours être minorées par le lobby nucléaire – au(x) bénéfice(s) de ses brillantes industries. Jusqu’à nier les évidences : le dernier communiqué conjoint OMS/AIEA faisant état d’un bilan de la catastrophe, en 2006, évoquait une cinquantaine de morts et quatre mille cancers induits de la thyroïde pouvant s’avérer mortels…

Ce réductionnisme systématique des conséquences de la catastrophe engendre une défaillance grave de l’OMS à l’égard des populations affectées par l’accident. Il est d’autant plus impardonnable que de nombreux scientifiques, médecins, journalistes et citoyens témoignent de la prolongation du désastre dans les régions contaminées.

Le cas de l’institut Belrad est emblématique. Seul institut indépendant des pouvoirs, au Bélarus, il vient en aide aux enfants, les premiers touchés de ce pays. Pourtant, Belrad ne reçoit aucune aide financière publique. Sa candidature à un appel d’offre d’Europe Aid, par exemple, a été rejetée au motif que “la thématique de [son] projet n’est pas d’actualité”… En effet, les déclarations de l’OMS/AIEA d’avril 2009 prétendent que les territoires affectés par les retombées radioactives de Tchernobyl ne sont plus dangereux pour les populations, et qu’il faut seulement les “rassurer par des conseils pratiques” et les convaincre “d’un retour à la vie normale”.
Depuis trois ans déjà, les citoyens réunis autour du collectif IndependentWHO (Pour l’indépendance de l’OMS) assurent une présence symbolique à Genève, face au siège de l’OMS. Ils demandent la révision de l’accord de 1959 qui la lie à l’AIEA. D’autres démarches de pression sur l’OMS sont aussi entreprises. Une rencontre avec de hauts responsables a permis d’envisager l’organisation d’un forum avec des chercheurs indépendants – tels que les auteurs de l’ouvrage de référence Chernobyl : Consequences of the Catastrophe for People and the Environment (récemment publié par l’Académie des Sciences de New York). Un projet qui reste en attente...

L’institut Belrad doit être soutenu. Et l’OMS doit retrouver dans tous les domaines son indépendance et sa vocation première : la protection de la santé de toutes les populations.
Le collectif “Pour l’indépendance de l’OMS” lance un appel à volontaires

Tous les jours ouvrables, par tous les temps, ils sont là. Arborant leurs pancartes, ils font le piquet devant le siège de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) à Genève. Cela fait trois ans qu’ils se relaient pour interpeller les consciences. Pour dire que l’OMS ne remplit pas sa mission de protection des populations victimes des contaminations radioactives.

Près de 200 volontaires ont déjà participé à cette vigie. Ils viennent passer de quelques heures à une semaine, une ou plusieurs fois par an. L’hébergement est pris en charge par le collectif.

Tout humain désire jouir d’une bonne santé. Par ses mensonges, l’OMS se fait l’alliée du lobby nucléaire. Dans notre lutte pour sortir du nucléaire, il est donc indispensable d’attaquer sans relâche cette forteresse de la désinformation. Ce combat finira par aboutir, à condition que cette dénonciation permanente continue et se renforce.

Pour vous inscrire au planning de la vigie :
Paul Roullaud - tél. : 02 40 87 60 47 - mail : paul.roullaud@free.fr
Plus d’infos sur l’action globale du collectif : www.independentwho.info
Collectif Independent WHO (Pour l’indépendance de l’OMS)
www.independentwho.info - 02 40 87 60 47

Il est d’usage courant de dire que la catastrophe de Tchernobyl a eu lieu le 26 avril 1986. En réalité, il faudrait plutôt dire que c’est à cette date qu’elle a commencé. Véritable bombe lancée dans le futur, elle ne cesse de prolonger ses conséquences dans de larges territoires...

De cette vérité, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) n’a jamais pris la mesure. La plus grosse institution internationale dédiée à l’amélioration de la santé est ficelée par les puissances nucléaires et par les institutions qui en émanent. Un accord peu connu – référencé WHA 12-40 et datant de 1959 – engage l’agence onusienne de la santé à soumettre ses éventuelles recherches et publications dans le domaine des rayonnements ionisants à la permission d’une autre agence onusienne : l’AIEA. La fameuse Agence internationale de l’énergie atomique, dont l’objectif avoué est la promotion de l’atome “pacifique”. Dès lors, l’OMS n’a nulle autonomie d’initiative dans l’examen ou l’étude des conséquences de la radioactivité sur la santé. Chacun de ses communiqués dans ce domaine ne fait qu’accompagner celui de l’AIEA. Les conséquences “réellement existantes” de Tchernobyl suffisant au plus grand nombre des citoyens éclairés de la planète pour remettre en cause les programmes nucléaires militaires et civils, elles doivent donc toujours être minorées par le lobby nucléaire – au(x) bénéfice(s) de ses brillantes industries. Jusqu’à nier les évidences : le dernier communiqué conjoint OMS/AIEA faisant état d’un bilan de la catastrophe, en 2006, évoquait une cinquantaine de morts et quatre mille cancers induits de la thyroïde pouvant s’avérer mortels…

Ce réductionnisme systématique des conséquences de la catastrophe engendre une défaillance grave de l’OMS à l’égard des populations affectées par l’accident. Il est d’autant plus impardonnable que de nombreux scientifiques, médecins, journalistes et citoyens témoignent de la prolongation du désastre dans les régions contaminées.

Le cas de l’institut Belrad est emblématique. Seul institut indépendant des pouvoirs, au Bélarus, il vient en aide aux enfants, les premiers touchés de ce pays. Pourtant, Belrad ne reçoit aucune aide financière publique. Sa candidature à un appel d’offre d’Europe Aid, par exemple, a été rejetée au motif que “la thématique de [son] projet n’est pas d’actualité”… En effet, les déclarations de l’OMS/AIEA d’avril 2009 prétendent que les territoires affectés par les retombées radioactives de Tchernobyl ne sont plus dangereux pour les populations, et qu’il faut seulement les “rassurer par des conseils pratiques” et les convaincre “d’un retour à la vie normale”.
Depuis trois ans déjà, les citoyens réunis autour du collectif IndependentWHO (Pour l’indépendance de l’OMS) assurent une présence symbolique à Genève, face au siège de l’OMS. Ils demandent la révision de l’accord de 1959 qui la lie à l’AIEA. D’autres démarches de pression sur l’OMS sont aussi entreprises. Une rencontre avec de hauts responsables a permis d’envisager l’organisation d’un forum avec des chercheurs indépendants – tels que les auteurs de l’ouvrage de référence Chernobyl : Consequences of the Catastrophe for People and the Environment (récemment publié par l’Académie des Sciences de New York). Un projet qui reste en attente...

L’institut Belrad doit être soutenu. Et l’OMS doit retrouver dans tous les domaines son indépendance et sa vocation première : la protection de la santé de toutes les populations.
Le collectif “Pour l’indépendance de l’OMS” lance un appel à volontaires

Tous les jours ouvrables, par tous les temps, ils sont là. Arborant leurs pancartes, ils font le piquet devant le siège de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) à Genève. Cela fait trois ans qu’ils se relaient pour interpeller les consciences. Pour dire que l’OMS ne remplit pas sa mission de protection des populations victimes des contaminations radioactives.

Près de 200 volontaires ont déjà participé à cette vigie. Ils viennent passer de quelques heures à une semaine, une ou plusieurs fois par an. L’hébergement est pris en charge par le collectif.

Tout humain désire jouir d’une bonne santé. Par ses mensonges, l’OMS se fait l’alliée du lobby nucléaire. Dans notre lutte pour sortir du nucléaire, il est donc indispensable d’attaquer sans relâche cette forteresse de la désinformation. Ce combat finira par aboutir, à condition que cette dénonciation permanente continue et se renforce.

Pour vous inscrire au planning de la vigie :
Paul Roullaud - tél. : 02 40 87 60 47 - mail : paul.roullaud@free.fr
Plus d’infos sur l’action globale du collectif : www.independentwho.info
Collectif Independent WHO (Pour l’indépendance de l’OMS)
www.independentwho.info - 02 40 87 60 47



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