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Des artistes avec nous

Sanseverino




http://www.sanseverino.net/



Croisé le 26 juin 2010 parmi le public du Festival Décibulles, en Alsace, Stéphane Sansévérino a accepté de répondre à nos questions...

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Photo DR

Tu soutiens le Réseau "Sortir du nucléaire" depuis 2007, où tu étais monté sur scène lors des rassemblements contre le réacteur EPR. Depuis tu accueilles régulièrement des stands d’information antinucléaire sur tes concerts. Qu’est-ce qui motive ton implication ?

Il s’agit pour moi de soutenir – de manière épisodique pour certains – les mouvements que je trouve sympathiques et utiles. Si j’étais professeur de guitare dans un conservatoire, je pense que j’en profiterais pour être militant actif proche des activistes. Mais ce n’est pas le cas alors je soutiens à ma manière, en tant qu’artiste.

Avant même de soutenir le Réseau, tu avais écrit "le swing du président", une chanson qui réclame la sortie du nucléaire...

Je ne pouvais pas ne pas le faire... même si j’ai toujours l’impression que ce n’est pas avec un disque que l’on va changer la face du monde. On ne parle pas aux politiciens avec un morceau. Même pas avec une grève ! Comment leur parler d’ailleurs ? En votant blanc ? En s’abstenant ? Ils ne nous entendent pas quoi que l’on fasse et dise.

Ce titre, je l’ai écrit également en soutien à ceux qui donnent de leur vie privée aux luttes. Et puis il nous faut tout de même continuer à taper dans tous les coins, motiver les jeunes, assurer la relève ! Soutenir, relayer, mobiliser pour éviter un essoufflement des luttes.

Et puis je me demande aussi comment je n’ai pas eu l’idée de créer une association comme le Réseau "Sortir du nucléaire" (Rires !).

Ton militantisme transparaît également par ta verve et ta manière humoristique de t’exprimer lors de tes concerts.

En effet je ne me gêne pas. En France nous avons encore le droit d’ouvrir notre gueule sans voir des flics monter sur scène. On ne nous empêche pas de nous battre, on nous met seulement des bâtons dans les roues.

Je m’en prends régulièrement aux curetons, au nucléaire ou autre selon où je suis. Une mairie, une préfecture restent pour moi des lieux du pouvoir donc d’abus de pouvoir. Mais je ne tartine pas, je ne prétends pas à une culture politique. J’utilise surtout la forme, le rentre-dedans, la blague pour m’exprimer. Il faut que ce soit court, ne pas être casse-couilles comme les politiciens !

As-tu l’impression que les luttes avancent, que les choses bougent ?

Ça dépend. Pour les retraites par exemple c’est la régression. Quand il y a des changements, ce sont souvent ceux portés par les bobos-bio-tri-vélo. Faire du vélo en ville maintenant c’est normal, bien vu. Alors qu’avant on faisait vieux baba-cool !

D’un autre côté tout ce bio n’est accessible qu’aux riches, les pauvres ne peuvent se payer que du Mc Do ou autre grande surface. C’est néanmoins bien que cela existe, ça permet toujours de faire avancer les mentalités. Tout comme les AMAP (associations pour le maintien d’une agriculture paysanne), dont je suis membre à Montreuil.

Si je te demande ce soir, sur scène, d’exprimer un mot de soutien pour la fermeture de la centrale de Fessenheim, que me réponds-tu ?

Avec plaisir, note-moi sur un papier quelques informations et j’en parlerai.

Un dernier mot pour les militants anti-nucléaires ?

Courage, nous sommes avec vous ! Continuons à parler et à dénoncer. Sortir du nucléaire… c’est clair !

Lors de son concert ce soir-là, Sansévérino s’en est pris au nucléaire par deux fois et a joué une reprise de "Cayenne" des plus Rock’n Roll ! Un grand merci pour son soutien, accueil et engagement.

Propos recueillis par Jocelyn Peyret pour la revue Sortir du nucléaire

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> Écouter un extrait

Croisé le 26 juin 2010 parmi le public du Festival Décibulles, en Alsace, Stéphane Sansévérino a accepté de répondre à nos questions...

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Photo DR

Tu soutiens le Réseau "Sortir du nucléaire" depuis 2007, où tu étais monté sur scène lors des rassemblements contre le réacteur EPR. Depuis tu accueilles régulièrement des stands d’information antinucléaire sur tes concerts. Qu’est-ce qui motive ton implication ?

Il s’agit pour moi de soutenir – de manière épisodique pour certains – les mouvements que je trouve sympathiques et utiles. Si j’étais professeur de guitare dans un conservatoire, je pense que j’en profiterais pour être militant actif proche des activistes. Mais ce n’est pas le cas alors je soutiens à ma manière, en tant qu’artiste.

Avant même de soutenir le Réseau, tu avais écrit "le swing du président", une chanson qui réclame la sortie du nucléaire...

Je ne pouvais pas ne pas le faire... même si j’ai toujours l’impression que ce n’est pas avec un disque que l’on va changer la face du monde. On ne parle pas aux politiciens avec un morceau. Même pas avec une grève ! Comment leur parler d’ailleurs ? En votant blanc ? En s’abstenant ? Ils ne nous entendent pas quoi que l’on fasse et dise.

Ce titre, je l’ai écrit également en soutien à ceux qui donnent de leur vie privée aux luttes. Et puis il nous faut tout de même continuer à taper dans tous les coins, motiver les jeunes, assurer la relève ! Soutenir, relayer, mobiliser pour éviter un essoufflement des luttes.

Et puis je me demande aussi comment je n’ai pas eu l’idée de créer une association comme le Réseau "Sortir du nucléaire" (Rires !).

Ton militantisme transparaît également par ta verve et ta manière humoristique de t’exprimer lors de tes concerts.

En effet je ne me gêne pas. En France nous avons encore le droit d’ouvrir notre gueule sans voir des flics monter sur scène. On ne nous empêche pas de nous battre, on nous met seulement des bâtons dans les roues.

Je m’en prends régulièrement aux curetons, au nucléaire ou autre selon où je suis. Une mairie, une préfecture restent pour moi des lieux du pouvoir donc d’abus de pouvoir. Mais je ne tartine pas, je ne prétends pas à une culture politique. J’utilise surtout la forme, le rentre-dedans, la blague pour m’exprimer. Il faut que ce soit court, ne pas être casse-couilles comme les politiciens !

As-tu l’impression que les luttes avancent, que les choses bougent ?

Ça dépend. Pour les retraites par exemple c’est la régression. Quand il y a des changements, ce sont souvent ceux portés par les bobos-bio-tri-vélo. Faire du vélo en ville maintenant c’est normal, bien vu. Alors qu’avant on faisait vieux baba-cool !

D’un autre côté tout ce bio n’est accessible qu’aux riches, les pauvres ne peuvent se payer que du Mc Do ou autre grande surface. C’est néanmoins bien que cela existe, ça permet toujours de faire avancer les mentalités. Tout comme les AMAP (associations pour le maintien d’une agriculture paysanne), dont je suis membre à Montreuil.

Si je te demande ce soir, sur scène, d’exprimer un mot de soutien pour la fermeture de la centrale de Fessenheim, que me réponds-tu ?

Avec plaisir, note-moi sur un papier quelques informations et j’en parlerai.

Un dernier mot pour les militants anti-nucléaires ?

Courage, nous sommes avec vous ! Continuons à parler et à dénoncer. Sortir du nucléaire… c’est clair !

Lors de son concert ce soir-là, Sansévérino s’en est pris au nucléaire par deux fois et a joué une reprise de "Cayenne" des plus Rock’n Roll ! Un grand merci pour son soutien, accueil et engagement.

Propos recueillis par Jocelyn Peyret pour la revue Sortir du nucléaire

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