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Conséquences des essais nucléaires en Polynésie

Retour sur les essais nucléaires français

20 août 2013 |




Entre 1960 et 1996, la France a réalisé plus de 200 essais nucléaires dans le Sahara algérien et en Polynésie française. Ces expérimentations sont équivalentes à environ 1 000 fois la bombe d’Hiroshima (1). Depuis des décennies, les victimes de ces essais, population et vétérans, se battent pour connaître la vérité sur ces expérimentations nucléaires. Quelles ont été les retombées radioactives ? Comment cela impacte-t-il leur santé et celle des générations futures ? Seront-ils un jour indemnisés ?



Récemment, le gouvernement français a déclassifié des documents militaires concernant les essais nucléaires en Polynésie. Il s’agit de ceux de la période 1966-1974, concernant les 46 essais aériens réalisés sur les atolls de Moruroa et Fangataufa. Le président Giscard D’Estaing avait mis fin aux essais aériens en 1974, en raison des protestations officielles de plusieurs États du Pacifique (qui s’étaient même adressés à la Cour Internationale de Justice) et des grandes campagnes d’opposition en 1972 et 1973. Mais la France n’avait pas pour autant arrêté ses expérimentations nucléaires, continuant jusqu’en 1996 avec 147 explosions souterraines. Actuellement, l’atoll de Moruroa risque de s’effondrer en provoquant un tsunami, et les déchets hautement radioactifs accumulés dans les puits d’essais seraient alors relâchés dans le Pacifique. Les associations estiment que 500 kg de plutonium y sont toujours emprisonnés. Le plutonium est une matière extrêmement dangereuse, sa dose létale est de l’ordre du microgramme. Les retombées radioactives des essais aériens ont aussi gravement contaminé l’ensemble de la Polynésie : du plutonium, du strontium, du césium ont été retrouvés sur plusieurs îles habitées.

Bruno Barrillot est le co-fondateur de l’Observatoire des armements (http://www.obsarm.org/). Créé en 1984 à Lyon, il a pour objectif d’étayer les travaux de la société civile sur les questions de défense et de sécurité et ce, dans la perspective d’une démilitarisation progressive. Le chercheur travaille depuis de nombreuses années sur les conséquences des essais nucléaires au Sahara et en Polynésie française. Il revient ici sur la déclassification des documents de l’armée sur les essais nucléaires de 1966 à 1974, sur les retombées radioactives qu’ils ont engendré et sur risques qui pèsent sur la population et les vétérans.

(1) La bombe lancée sur Hiroshima le 6 août 1945 était de 13 kilotonnes alors que les essais français cumulés sont de l’ordre de 13 mégatonnes.

Récemment, le gouvernement français a déclassifié des documents militaires concernant les essais nucléaires en Polynésie. Il s’agit de ceux de la période 1966-1974, concernant les 46 essais aériens réalisés sur les atolls de Moruroa et Fangataufa. Le président Giscard D’Estaing avait mis fin aux essais aériens en 1974, en raison des protestations officielles de plusieurs États du Pacifique (qui s’étaient même adressés à la Cour Internationale de Justice) et des grandes campagnes d’opposition en 1972 et 1973. Mais la France n’avait pas pour autant arrêté ses expérimentations nucléaires, continuant jusqu’en 1996 avec 147 explosions souterraines. Actuellement, l’atoll de Moruroa risque de s’effondrer en provoquant un tsunami, et les déchets hautement radioactifs accumulés dans les puits d’essais seraient alors relâchés dans le Pacifique. Les associations estiment que 500 kg de plutonium y sont toujours emprisonnés. Le plutonium est une matière extrêmement dangereuse, sa dose létale est de l’ordre du microgramme. Les retombées radioactives des essais aériens ont aussi gravement contaminé l’ensemble de la Polynésie : du plutonium, du strontium, du césium ont été retrouvés sur plusieurs îles habitées.

Bruno Barrillot est le co-fondateur de l’Observatoire des armements (http://www.obsarm.org/). Créé en 1984 à Lyon, il a pour objectif d’étayer les travaux de la société civile sur les questions de défense et de sécurité et ce, dans la perspective d’une démilitarisation progressive. Le chercheur travaille depuis de nombreuses années sur les conséquences des essais nucléaires au Sahara et en Polynésie française. Il revient ici sur la déclassification des documents de l’armée sur les essais nucléaires de 1966 à 1974, sur les retombées radioactives qu’ils ont engendré et sur risques qui pèsent sur la population et les vétérans.

(1) La bombe lancée sur Hiroshima le 6 août 1945 était de 13 kilotonnes alors que les essais français cumulés sont de l’ordre de 13 mégatonnes.