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Remplacement du parc nucléaire par des EPR : le PDG d’EDF propose une nouvelle fuite en avant dangereuse et irresponsable

Communiqué du 26 octobre 2015



Le PDG d’EDF vient d’évoquer un renouvellement du parc nucléaire par des EPR "Nouveau modèle" à compter des années 2030. Cette vision, anachronique et irréaliste, condamnerait la France à une dangereuse fuite en avant.



Le fantasme irréaliste d’un renouvellement du parc

M. Lévy a certes le réalisme de reconnaître à demi-mot que l’EPR est un échec. Mais quelle crédibilité accorder à ses propos sur le renouvellement du parc alors que les chantiers des deux réacteurs actuellement en construction par EDF et Areva sont durablement enlisés ? Comment un soit-disant EPR "nouveau modèle", qui n’existe encore que sur le papier, est-il censé se développer aussi vite ?

Les délires atomiques de M. Lévy promettent une facture salée

Concrétiser cette folie des grandeurs coûterait extrêmement cher aux Français. Alors qu’EDF connaît déjà une situation critique (37,5 milliards d’euros de dettes, rachat prévu des activités réacteur d’Areva, dépense de 55 milliards au minimum à prévoir pour le "Grand Carénage"), où compte-t-elle trouver les financements nécessaires ? Seule réponse d’EDF : se placer dans une situation de dépendance en recourant à d’autres investisseurs ! Bien sûr, cela ne la dispensera pas d’appeler l’État au secours et de répercuter les surcoûts sur la facture des consommateurs. Alors que les coûts du nouveau nucléaire explosent (tandis que ceux des énergies renouvelables ne cessent de baisser), M. Lévy compte donc importer en France le modèle délirant qu’il cherche à imposer en Grande-Bretagne pour la vente de deux EPR.

Une vision digne du siècle dernier

Avec cette proposition de fuite en avant pour faire perdurer à tout prix un modèle énergétique périmé, M. Lévy souhaite-t-il donner le change à la publication du rapport de l’ADEME qui démontre qu’une France 100% renouvelable est possible ? Alors que la France s’apprête à accueillir la COP21, rappelons que les seuls scénarios qui permettent d’atteindre nos objectifs climatiques sont ceux qui prévoient une réduction forte des consommations électriques et une sortie du nucléaire.

Le nucléaire est une énergie du passé, chère et dangereuse, qui n’a pas sa place dans le futur énergétique français. La définition de la politique énergétique devrait appartenir aux citoyens, pas au seul patron d’un grand groupe guidé par des lubies d’un autre siècle. La loi de transition énergétique qui vient d’être votée est censée réduire la part du nucléaire et les consommations énergétiques. Comment le PDG d’EDF, entreprise détenue à 85% par l’État, peut-il prétendre s’affranchir de cette loi ?

Contact presse : 02 43 94 72 88

Chargée de communication : 06 64 66 01 23

Voir aussi notre dossier : EPR : le flop monumental du réacteur nucléaire

Le fantasme irréaliste d’un renouvellement du parc

M. Lévy a certes le réalisme de reconnaître à demi-mot que l’EPR est un échec. Mais quelle crédibilité accorder à ses propos sur le renouvellement du parc alors que les chantiers des deux réacteurs actuellement en construction par EDF et Areva sont durablement enlisés ? Comment un soit-disant EPR "nouveau modèle", qui n’existe encore que sur le papier, est-il censé se développer aussi vite ?

Les délires atomiques de M. Lévy promettent une facture salée

Concrétiser cette folie des grandeurs coûterait extrêmement cher aux Français. Alors qu’EDF connaît déjà une situation critique (37,5 milliards d’euros de dettes, rachat prévu des activités réacteur d’Areva, dépense de 55 milliards au minimum à prévoir pour le "Grand Carénage"), où compte-t-elle trouver les financements nécessaires ? Seule réponse d’EDF : se placer dans une situation de dépendance en recourant à d’autres investisseurs ! Bien sûr, cela ne la dispensera pas d’appeler l’État au secours et de répercuter les surcoûts sur la facture des consommateurs. Alors que les coûts du nouveau nucléaire explosent (tandis que ceux des énergies renouvelables ne cessent de baisser), M. Lévy compte donc importer en France le modèle délirant qu’il cherche à imposer en Grande-Bretagne pour la vente de deux EPR.

Une vision digne du siècle dernier

Avec cette proposition de fuite en avant pour faire perdurer à tout prix un modèle énergétique périmé, M. Lévy souhaite-t-il donner le change à la publication du rapport de l’ADEME qui démontre qu’une France 100% renouvelable est possible ? Alors que la France s’apprête à accueillir la COP21, rappelons que les seuls scénarios qui permettent d’atteindre nos objectifs climatiques sont ceux qui prévoient une réduction forte des consommations électriques et une sortie du nucléaire.

Le nucléaire est une énergie du passé, chère et dangereuse, qui n’a pas sa place dans le futur énergétique français. La définition de la politique énergétique devrait appartenir aux citoyens, pas au seul patron d’un grand groupe guidé par des lubies d’un autre siècle. La loi de transition énergétique qui vient d’être votée est censée réduire la part du nucléaire et les consommations énergétiques. Comment le PDG d’EDF, entreprise détenue à 85% par l’État, peut-il prétendre s’affranchir de cette loi ?

Contact presse : 02 43 94 72 88

Chargée de communication : 06 64 66 01 23

Voir aussi notre dossier : EPR : le flop monumental du réacteur nucléaire



Pour toute sollicitation médiatique, merci de contacter Charlotte Mijeon, chargée de communication et des relations extérieures.

charlotte.mijeon@sortirdunucleaire.fr
Tél : 06 64 66 01 23




Thèmes
Politique énergétique EPR