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Sortir du nucléaire n°61

Mai 2014

Éditorial

Rafistoler les réacteurs n’empêchera pas l’accident majeur !

Mai 2014




"Arrêtons le nucléaire avant la catastrophe !" : tel était le mot d’ordre des 50 jours d’actions qui ont eu lieu du 8 mars au 26 avril, dont vous retrouverez dans ce numéro un bilan partiel (p.5-8). Signalons notamment l’occupation simultanée de 7 ponts sur le Rhin par 7000 manifestants le 9 mars pour réclamer la fermeture de Fessenheim, ainsi que le festival FukuChiNon le 12 avril qui a donné lieu à une manifestation pour la fermeture de la centrale.

En parallèle du festival FukuChiNon, justement, nous avons révélé mi-avril que Chinon est une véritable plaque tournante du trafic européen de matières radioactives ! Ces nouvelles informations s’inscrivent dans notre travail d’enquête de fond sur les transports radioactifs (p.11-12). Nous avons également lancé l’alerte suite à une avalanche de négligences graves d’EDF dans la centrale de Chinon (lire p.22) et porté plainte contre l’entreprise afin d’obtenir sa condamnation pour ces multiples infractions, qui mettent en danger les travailleurs et les riverains de la centrale.

La centrale de Chinon n’est pas l’exception, mais l’illustration d’une situation générale. Au sein d’EDF elle-même, l’Inspecteur Générale de la Sûreté Nucléaire relève "de grandes difficultés dans la préparation des activités de maintenance" et se dit "convaincu de la fragilité des analyses de risques", tout en estimant que la vérification de la qualité des opérations de maintenance "n’est pas aujourd’hui correctement assurée". En deux mots : ça craint !

Ainsi, tandis qu’au niveau mondial, le déclin du nucléaire continue (lire p.18-19), le risque d’un accident nucléaire majeur en France ne cesse d’augmenter à mesure que les réacteurs et leurs composants vieillissent.

Alors qu’EDF cherche à obtenir la prolongation du fonctionnement des réacteurs nucléaires jusqu’à 50 voire 60 ans, l’heure est à la mobilisation ! À la rentrée prochaine, la loi sur la transition énergétique sera débattue à l’Assemblée nationale, et les orientations qu’elle fixera seront déterminantes pour l’avenir de notre pays. Dans ce contexte, nous devons absolument interpeller avec force nos députés sur le danger majeur et sur les coûts astronomiques qu’une prolongation des réacteurs nucléaires impliquerait – monopolisant de fait par dizaines de milliards les fonds publics qui pourraient financer une vraie transition énergétique.

Alors agissez avec nous : retrouvez au dos de cette revue notre appel "Nucléaire 30 ans d’âge, stop au rafistolage !"

Le Réseau "Sortir du nucléaire"

"Arrêtons le nucléaire avant la catastrophe !" : tel était le mot d’ordre des 50 jours d’actions qui ont eu lieu du 8 mars au 26 avril, dont vous retrouverez dans ce numéro un bilan partiel (p.5-8). Signalons notamment l’occupation simultanée de 7 ponts sur le Rhin par 7000 manifestants le 9 mars pour réclamer la fermeture de Fessenheim, ainsi que le festival FukuChiNon le 12 avril qui a donné lieu à une manifestation pour la fermeture de la centrale.

En parallèle du festival FukuChiNon, justement, nous avons révélé mi-avril que Chinon est une véritable plaque tournante du trafic européen de matières radioactives ! Ces nouvelles informations s’inscrivent dans notre travail d’enquête de fond sur les transports radioactifs (p.11-12). Nous avons également lancé l’alerte suite à une avalanche de négligences graves d’EDF dans la centrale de Chinon (lire p.22) et porté plainte contre l’entreprise afin d’obtenir sa condamnation pour ces multiples infractions, qui mettent en danger les travailleurs et les riverains de la centrale.

La centrale de Chinon n’est pas l’exception, mais l’illustration d’une situation générale. Au sein d’EDF elle-même, l’Inspecteur Générale de la Sûreté Nucléaire relève "de grandes difficultés dans la préparation des activités de maintenance" et se dit "convaincu de la fragilité des analyses de risques", tout en estimant que la vérification de la qualité des opérations de maintenance "n’est pas aujourd’hui correctement assurée". En deux mots : ça craint !

Ainsi, tandis qu’au niveau mondial, le déclin du nucléaire continue (lire p.18-19), le risque d’un accident nucléaire majeur en France ne cesse d’augmenter à mesure que les réacteurs et leurs composants vieillissent.

Alors qu’EDF cherche à obtenir la prolongation du fonctionnement des réacteurs nucléaires jusqu’à 50 voire 60 ans, l’heure est à la mobilisation ! À la rentrée prochaine, la loi sur la transition énergétique sera débattue à l’Assemblée nationale, et les orientations qu’elle fixera seront déterminantes pour l’avenir de notre pays. Dans ce contexte, nous devons absolument interpeller avec force nos députés sur le danger majeur et sur les coûts astronomiques qu’une prolongation des réacteurs nucléaires impliquerait – monopolisant de fait par dizaines de milliards les fonds publics qui pourraient financer une vraie transition énergétique.

Alors agissez avec nous : retrouvez au dos de cette revue notre appel "Nucléaire 30 ans d’âge, stop au rafistolage !"

Le Réseau "Sortir du nucléaire"



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