Réseau Sortir du nucléaire
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Nos communiqués de presse

Programmation pluriannuelle de l’énergie : le gouvernement continue de s’asseoir sur ses promesses !

Communiqué du 5 juillet 2016




Le Réseau "Sortir du nucléaire" dénonce un texte flou et notoirement insuffisant, qui enferme la France dans l’impasse nucléaire plutôt que d’amorcer une véritable transition.



Même l’insuffisante réduction de la part du nucléaire ne sera pas respectée


Alors que François Hollande, en tant que candidat puis Président de la République, s’était engagé à réduire la part du nucléaire à 50% d’ici 2025, objectif d’ailleurs inscrit dans la loi, c’est un fossé qui sépare ces promesses du texte de la PPE rendu public vendredi. En effet, la fourchette de réduction de production nucléaire proposée permettrait, au mieux, d’atteindre une part de 65% de nucléaire d’ici 2023 !

Hormis Fessenheim, le texte ne précise pas explicitement si des unités de production devront effectivement fermer, laissant la porte ouverte à de simples modulations de puissance. Alors que les deux tiers des réacteurs ont déjà dépassé 30 ans de fonctionnement et que les travaux de prolongation du "Grand Carénage" s’avèrent déjà aussi coûteux que calamiteux, cette absence de prévision est irresponsable.

Extension de l’utilisation du combustible MOX : une proposition d’un autre âge

Le Réseau "Sortir du nucléaire" dénonce également l’irruption dans la PPE d’une proposition d’étendre l’utilisation de MOX, combustible nucléaire à base de plutonium, à 24 réacteurs nucléaires supplémentaires, ainsi qu’à l’EPR [1]. Alors que la quasi-totalité des pays nucléarisés a déjà renoncé à ce combustible dangereux, dont la fabrication est coûteuse et polluante, l’État semble ainsi chercher à garantir à tout prix la poursuite du fonctionnement des usines Areva de La Hague et Marcoule. En guise de "transition", la France souhaite-t-elle donc s’enferrer encore plus loin dans une technologie bonne pour le musée ? Alors que le risque terroriste n’a jamais été aussi élevé, compte-t-elle multiplier les transports de plutonium dans toute la France ?

Cette proposition absurde est la conséquence directe de l’incapacité du gouvernement de penser l’adieu au nucléaire. Plutôt que de tarir la production de déchets radioactifs ingérables, il préfère continuer à les transformer en combustible dangereux… ou les mettre sous le tapis le plus vite possible, en accélérant le feu vert au projet CIGÉO !

Contact presse :

Martial Chateau - 06 45 30 74 66

Chargée de communication :

Charlotte Mijeon - 06 64 66 01 23


Notes

[1Actuellement, 22 réacteurs - tous d’une puissance de 900 MW - utilisent du combustible MOX

Même l’insuffisante réduction de la part du nucléaire ne sera pas respectée


Alors que François Hollande, en tant que candidat puis Président de la République, s’était engagé à réduire la part du nucléaire à 50% d’ici 2025, objectif d’ailleurs inscrit dans la loi, c’est un fossé qui sépare ces promesses du texte de la PPE rendu public vendredi. En effet, la fourchette de réduction de production nucléaire proposée permettrait, au mieux, d’atteindre une part de 65% de nucléaire d’ici 2023 !

Hormis Fessenheim, le texte ne précise pas explicitement si des unités de production devront effectivement fermer, laissant la porte ouverte à de simples modulations de puissance. Alors que les deux tiers des réacteurs ont déjà dépassé 30 ans de fonctionnement et que les travaux de prolongation du "Grand Carénage" s’avèrent déjà aussi coûteux que calamiteux, cette absence de prévision est irresponsable.

Extension de l’utilisation du combustible MOX : une proposition d’un autre âge

Le Réseau "Sortir du nucléaire" dénonce également l’irruption dans la PPE d’une proposition d’étendre l’utilisation de MOX, combustible nucléaire à base de plutonium, à 24 réacteurs nucléaires supplémentaires, ainsi qu’à l’EPR [1]. Alors que la quasi-totalité des pays nucléarisés a déjà renoncé à ce combustible dangereux, dont la fabrication est coûteuse et polluante, l’État semble ainsi chercher à garantir à tout prix la poursuite du fonctionnement des usines Areva de La Hague et Marcoule. En guise de "transition", la France souhaite-t-elle donc s’enferrer encore plus loin dans une technologie bonne pour le musée ? Alors que le risque terroriste n’a jamais été aussi élevé, compte-t-elle multiplier les transports de plutonium dans toute la France ?

Cette proposition absurde est la conséquence directe de l’incapacité du gouvernement de penser l’adieu au nucléaire. Plutôt que de tarir la production de déchets radioactifs ingérables, il préfère continuer à les transformer en combustible dangereux… ou les mettre sous le tapis le plus vite possible, en accélérant le feu vert au projet CIGÉO !

Contact presse :

Martial Chateau - 06 45 30 74 66

Chargée de communication :

Charlotte Mijeon - 06 64 66 01 23



Pour toute sollicitation médiatique, merci de contacter Charlotte Mijeon, chargée de communication et des relations extérieures.

charlotte.mijeon@sortirdunucleaire.fr
Tél : 06 64 66 01 23




Thèmes
Politique énergétique