Réseau Sortir du nucléaire
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Sortir du nucléaire n°23

Décembre 2003

Action

Premiers bords du défi "Sortir du Nucléaire"…

Décembre 2003




Traversée de l’Atlantique en planche à voile



25 juillet 2003, un peu plus d’un mois après le baptême du défi « Sortir du Nucléaire » à Redon en Bretagne sous les auspices de François Dufour (ATTAC/Confédération Paysanne), José Bové (Confédération Paysanne), Eugène Riguidel (navigateur) et de Victor Zouzi (paysan congolais), voici la présentation à la presse de la « petite » planche à voile du défi (même longueur que celle qui s’attaquera à la traversée de l’Atlantique, mais sans volume habitable). La presse régionale est là ainsi qu’une radio qui couvre tout le nord-ouest (Hit West) et la chaîne de télé TV-Breizh/TF1.

Nous maintenons la présentation en fin d’après-midi malgré des conditions météo exceptionnelles sur le Golfe du Morbihan en cette fin juillet : pluie et vent frais !!! mais sans inquiétude : comme d’habitude et à l’image du soleil antinucléaire, c’est finalement sous un ciel clément et ensoleillé que la planche va enfin montrer ses capacités de vitesse…

Le soutien d’Anne Caseneuve… et l’absence de José Bové !

José en prison ! C’est avec beaucoup d’émotion que nous avons dédié cette première sortie à José Bové. Parrain du défi, il avait prévu de participer aux premiers bords de la planche à voile défi « Sortir du Nucléaire », mais la « justice » en a décidé autrement !

Heureusement, Eugène Riguidel était là et cette navigation nous a fait rencontrer Anne Caseneuve. Grande navigatrice, 19 traversées de l’Atlantique, 3ème de la Route du Rhum en 1998 (et 2ème en 2002)… elle vient de remporter en juillet 2003 la transat Saguenay - Les Sables d’Olonne sur un trimaran de 50 pieds !

Fidèle à ses idées, Anne est prête à s’engager sur la planche du défi à l’automne 2004… et « Le Télégramme » de commenter : « Anne Caseneuve explique son choix, par son refus du nucléaire. La navigatrice, qui défend les énergies renouvelables, rappelle qu’elle a refusé le sponsoring de son catamaran par Framatome, pour rester en parfait accord avec ses idées. »

Roselyne fait de la planche !

Effet de calendrier, moins de deux semaines après les premiers bords de « défi 1 sortir du nucléaire », le ministère de l’environnement annonce sur son site son soutien à la traversée du Pacifique en planche à voile par Raphaëla Le Gouvello sous le titre « Je planche pour la Planète ». En février 2000, Raphaëla est la première femme à traverser l’Atlantique en planche entre le Sénégal et la Martinique : 58 jours de galère et une belle aventure. Elle s’est attaquée le 4 août 2003 à la traversée du Pacifique entre le Pérou et la Polynésie. Affligeant de voir que c’est un gouvernement du président Chirac auteur en 1995 de la reprise des essais nucléaire français dans le Pacifique qui parle de sauver la planète. Comment oublier que les atolls de Moruroa et Fantagaufa sont fissurés et radioactifs pour l’éternité, que des militaires et civils en sont meurtris dans leur chair, que même en France, au côté des radioéléments issus du nuage de Tchernobyl, on retrouve massivement les radionucléides issus des essais nucléaires français…

Défi « Sortir du Nucléaire », un label et un symbole

Il n’existe pas à ce jour de « record » de traversée de l’Atlantique en planche à voile. Là où Raphaëla Le Gouvello avait mis 58 jours entre le Sénégal et La Martinique, la planche du défi pourrait mettre 30 à 40 jours. Plus qu’un record de traversée, c’est bien d’un label auquel sont invités participer les véliplanchistes : départ d’Erdeven, étape à Vigo, établissement d’un record entre les Canaries et La Martinique.

Erdeven 1975 : EDF cherche à construire une première centrale REP en Bretagne, des CLIN (Comité Local d’Information sur le Nucléaire) se créent partout en Bretagne, les élus résistent… et en 1975, c’est le premier échec d’EDF ! Il y en aura d’autres : Plogoff, le Carnet,… A Erdeven demeure un monument à la résistance antinucléaire : une main de fer posée sur une pyramide de galets qui dit « Stop ».

Vigo 1982 : chacun se souvient des zodiacs de Greenpeace qui s’opposent au déchargement de fûts radioactifs dans l’Atlantique. Images saisissantes qui font soudain prendre conscience que les grands fonds vont devenir une poubelle radioactive… Les Anglais en font une spécialité et les Français ne sont pas de reste. Ils s’y étaient déjà essayés dans la fosse des Casquets (entre Cherbourg et les Iles Anglo-Normandes), mais au large de Vigo et jusqu’en 82, ce sont des centaines de milliers de fûts, représentant des milliards de becquerels, qui seront déversés…

Les Canaries : Victor Zouzi nous l’a rappelé lors du baptême du défi « Sortir du Nucléaire » : le nucléaire tue 2 fois ! En Afrique, dans et autour des mines d’uranium ; en Europe, dans, autour et même très loin des centrales nucléaires… Autant l’accès à des sources d’énergies bon marché et renouvelables représente une chance pour les pays du Sud, autant le nucléaire représente la souffrance, le pouvoir des castes et son lot de guerre…

La Martinique : longtemps dépendante des énergies fossiles, la Martinique s’est engagé dans un programme important de développement des sources d’énergie renouvelables : solaire thermique et photovoltaïque, éolien, géothermique… et bien sûr efficacité énergétique. De bonnes raisons de saluer cet engagement à l’arrivée d’un grande traversée !

Quatre étapes porteuses de symboles, quatre étapes sportives également : pour réussir ce défi, il faut traverser avec des alizés établis, c’est-à-dire d’octobre à mars. A cette époque, traverser le Golfe de Gascogne représente déjà un défi : l’étape de Vigo sera la bienvenue. Du Portugal aux Canaries, au moins 11 jours de traversée ! Des conditions météos difficiles et une nouvelle expérience humaine avant la « grande traversée » où les conditions de navigation seront certes plus faciles, mais avec un engagement physique à 100% durant au moins 30 jours !

Alors que le pouvoir politique s’apprête à voter un second programme nucléaire, le « défi Sortir du nucléaire » de traversée de l’Atlantique en planche à voile veut témoigner des convictions qui nous animent : Sortir du nucléaire le plus vite possible avant qu’il ne soit trop tard. Les solutions techniques existent, il ne s’agit que d’un choix de société. Et le premier acte est simple, basculer les crédits de recherche et d’investissements alloués au nucléaire vers les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique.

Aidez-nous à financer ce projet

La planche de test navigue tous les week-end et montre un excellent potentiel de vitesse confirmé par Didier Raffard, champion du monde d’endurance en planche à voile…

La construction de la planche habitable qui servira au « record » de traversée de l’Atlantique a commencé et il reste à trouver un budget de l’ordre de 30 000 euros : c’est beaucoup et c’est peu face à d’autres défis : celui de Raphaëla Le Gouvello a dépassé 240 000 euros et AREVA a engagé au moins 15 millions d’euros pour le défi du même nom ! Le défi « Sortir du Nucléaire » est un défi citoyen… à financement citoyen : 10, 15, 50 euros représentent une voile, des minutes de communications…

Il reste surtout à enclencher ce rêve d’un débat jamais réalisé : le défi « Sortir du nucléaire » c’est aussi un défi lancé aux radios FM de tenir en multiplex et en rotation pendant 30 jours des débats sur autant de thèmes touchant au nucléaire, à l’électricité, à l’énergie,…

Alain Rivat

Courriel : reseau56@wanadoo.fr

Si vous êtes intéressés pour aider à monter ce projet :

Contact presse : 06 67 67 27 74 – Fax 02 97 40 31 12

Contact technique : 02 97 67 21 99
Pour aider à financer le Défi « Sortir du Nucléaire »

Chèques à l’ordre de Réseau 56 Sortir du Nucléaire avec la mention « défi SDN » 6 rue de la Tannerie – 56000 VANNES

25 juillet 2003, un peu plus d’un mois après le baptême du défi « Sortir du Nucléaire » à Redon en Bretagne sous les auspices de François Dufour (ATTAC/Confédération Paysanne), José Bové (Confédération Paysanne), Eugène Riguidel (navigateur) et de Victor Zouzi (paysan congolais), voici la présentation à la presse de la « petite » planche à voile du défi (même longueur que celle qui s’attaquera à la traversée de l’Atlantique, mais sans volume habitable). La presse régionale est là ainsi qu’une radio qui couvre tout le nord-ouest (Hit West) et la chaîne de télé TV-Breizh/TF1.

Nous maintenons la présentation en fin d’après-midi malgré des conditions météo exceptionnelles sur le Golfe du Morbihan en cette fin juillet : pluie et vent frais !!! mais sans inquiétude : comme d’habitude et à l’image du soleil antinucléaire, c’est finalement sous un ciel clément et ensoleillé que la planche va enfin montrer ses capacités de vitesse…

Le soutien d’Anne Caseneuve… et l’absence de José Bové !

José en prison ! C’est avec beaucoup d’émotion que nous avons dédié cette première sortie à José Bové. Parrain du défi, il avait prévu de participer aux premiers bords de la planche à voile défi « Sortir du Nucléaire », mais la « justice » en a décidé autrement !

Heureusement, Eugène Riguidel était là et cette navigation nous a fait rencontrer Anne Caseneuve. Grande navigatrice, 19 traversées de l’Atlantique, 3ème de la Route du Rhum en 1998 (et 2ème en 2002)… elle vient de remporter en juillet 2003 la transat Saguenay - Les Sables d’Olonne sur un trimaran de 50 pieds !

Fidèle à ses idées, Anne est prête à s’engager sur la planche du défi à l’automne 2004… et « Le Télégramme » de commenter : « Anne Caseneuve explique son choix, par son refus du nucléaire. La navigatrice, qui défend les énergies renouvelables, rappelle qu’elle a refusé le sponsoring de son catamaran par Framatome, pour rester en parfait accord avec ses idées. »

Roselyne fait de la planche !

Effet de calendrier, moins de deux semaines après les premiers bords de « défi 1 sortir du nucléaire », le ministère de l’environnement annonce sur son site son soutien à la traversée du Pacifique en planche à voile par Raphaëla Le Gouvello sous le titre « Je planche pour la Planète ». En février 2000, Raphaëla est la première femme à traverser l’Atlantique en planche entre le Sénégal et la Martinique : 58 jours de galère et une belle aventure. Elle s’est attaquée le 4 août 2003 à la traversée du Pacifique entre le Pérou et la Polynésie. Affligeant de voir que c’est un gouvernement du président Chirac auteur en 1995 de la reprise des essais nucléaire français dans le Pacifique qui parle de sauver la planète. Comment oublier que les atolls de Moruroa et Fantagaufa sont fissurés et radioactifs pour l’éternité, que des militaires et civils en sont meurtris dans leur chair, que même en France, au côté des radioéléments issus du nuage de Tchernobyl, on retrouve massivement les radionucléides issus des essais nucléaires français…

Défi « Sortir du Nucléaire », un label et un symbole

Il n’existe pas à ce jour de « record » de traversée de l’Atlantique en planche à voile. Là où Raphaëla Le Gouvello avait mis 58 jours entre le Sénégal et La Martinique, la planche du défi pourrait mettre 30 à 40 jours. Plus qu’un record de traversée, c’est bien d’un label auquel sont invités participer les véliplanchistes : départ d’Erdeven, étape à Vigo, établissement d’un record entre les Canaries et La Martinique.

Erdeven 1975 : EDF cherche à construire une première centrale REP en Bretagne, des CLIN (Comité Local d’Information sur le Nucléaire) se créent partout en Bretagne, les élus résistent… et en 1975, c’est le premier échec d’EDF ! Il y en aura d’autres : Plogoff, le Carnet,… A Erdeven demeure un monument à la résistance antinucléaire : une main de fer posée sur une pyramide de galets qui dit « Stop ».

Vigo 1982 : chacun se souvient des zodiacs de Greenpeace qui s’opposent au déchargement de fûts radioactifs dans l’Atlantique. Images saisissantes qui font soudain prendre conscience que les grands fonds vont devenir une poubelle radioactive… Les Anglais en font une spécialité et les Français ne sont pas de reste. Ils s’y étaient déjà essayés dans la fosse des Casquets (entre Cherbourg et les Iles Anglo-Normandes), mais au large de Vigo et jusqu’en 82, ce sont des centaines de milliers de fûts, représentant des milliards de becquerels, qui seront déversés…

Les Canaries : Victor Zouzi nous l’a rappelé lors du baptême du défi « Sortir du Nucléaire » : le nucléaire tue 2 fois ! En Afrique, dans et autour des mines d’uranium ; en Europe, dans, autour et même très loin des centrales nucléaires… Autant l’accès à des sources d’énergies bon marché et renouvelables représente une chance pour les pays du Sud, autant le nucléaire représente la souffrance, le pouvoir des castes et son lot de guerre…

La Martinique : longtemps dépendante des énergies fossiles, la Martinique s’est engagé dans un programme important de développement des sources d’énergie renouvelables : solaire thermique et photovoltaïque, éolien, géothermique… et bien sûr efficacité énergétique. De bonnes raisons de saluer cet engagement à l’arrivée d’un grande traversée !

Quatre étapes porteuses de symboles, quatre étapes sportives également : pour réussir ce défi, il faut traverser avec des alizés établis, c’est-à-dire d’octobre à mars. A cette époque, traverser le Golfe de Gascogne représente déjà un défi : l’étape de Vigo sera la bienvenue. Du Portugal aux Canaries, au moins 11 jours de traversée ! Des conditions météos difficiles et une nouvelle expérience humaine avant la « grande traversée » où les conditions de navigation seront certes plus faciles, mais avec un engagement physique à 100% durant au moins 30 jours !

Alors que le pouvoir politique s’apprête à voter un second programme nucléaire, le « défi Sortir du nucléaire » de traversée de l’Atlantique en planche à voile veut témoigner des convictions qui nous animent : Sortir du nucléaire le plus vite possible avant qu’il ne soit trop tard. Les solutions techniques existent, il ne s’agit que d’un choix de société. Et le premier acte est simple, basculer les crédits de recherche et d’investissements alloués au nucléaire vers les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique.

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La planche de test navigue tous les week-end et montre un excellent potentiel de vitesse confirmé par Didier Raffard, champion du monde d’endurance en planche à voile…

La construction de la planche habitable qui servira au « record » de traversée de l’Atlantique a commencé et il reste à trouver un budget de l’ordre de 30 000 euros : c’est beaucoup et c’est peu face à d’autres défis : celui de Raphaëla Le Gouvello a dépassé 240 000 euros et AREVA a engagé au moins 15 millions d’euros pour le défi du même nom ! Le défi « Sortir du Nucléaire » est un défi citoyen… à financement citoyen : 10, 15, 50 euros représentent une voile, des minutes de communications…

Il reste surtout à enclencher ce rêve d’un débat jamais réalisé : le défi « Sortir du nucléaire » c’est aussi un défi lancé aux radios FM de tenir en multiplex et en rotation pendant 30 jours des débats sur autant de thèmes touchant au nucléaire, à l’électricité, à l’énergie,…

Alain Rivat

Courriel : reseau56@wanadoo.fr

Si vous êtes intéressés pour aider à monter ce projet :

Contact presse : 06 67 67 27 74 – Fax 02 97 40 31 12

Contact technique : 02 97 67 21 99
Pour aider à financer le Défi « Sortir du Nucléaire »

Chèques à l’ordre de Réseau 56 Sortir du Nucléaire avec la mention « défi SDN » 6 rue de la Tannerie – 56000 VANNES



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