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Sortir du nucléaire n°26

Février 2005

Pour en savoir plus

Février 2005




Les Irradiés de la République

Les victimes des essais nucléaires français prennent la parole

Bruno Barrillot

Ils étaient 150 000, pour la plupart, de très jeunes hommes. Ils étaient peu — ou même pas du tout — informés sur les risques de la radioactivité. Désinformés même. Telles ces recommandations remises aux personnels des essais par les autorités de la marine : « Une minute et demi après l’explosion, les débris sont tous retombés et il n’y a aucun danger provenant du rayonnement. » Les radiations retardées ? Elles sont « si faibles qu’elles ne constituent pas un danger. Ne vous en occupez pas » ! Naïfs ? Respectueux de la parole d’autorité ? Ils étaient fier de participer à cette grande aventure qui, leur disait-on, allait hisser la France au niveau des plus grands. Et que de souvenirs allaient-ils rapporter de cet immense désert saharien ou des îles paradisiaques du Pacifique. « On a beau savoir que la bombe est un objet de mort, lorsqu’elle explosa, je fus fasciné par ce lever de soleil artificiel. »

Et on leur disait alors, comme on le répète encore officiellement aujourd’hui, que ces bombes étaient « propres »… Quel mal pouvait donc les frapper ? Ils ne l’apprendront — pour les plus chanceux — que dix, vingt, trente ans plus tard quand les cancers et autres maladies les atteindront.

Enfin, ils parlent, sortant du mutisme qui, sous prétexte de secret militaire, les avait enfermés dans l’oubli. Enfin, ils se battent pour que « vérité et justice » soient rendues aux victimes des essais nucléaires.

Co-édition Complexe, Grip et Observatoire des armes nucléaires/CDRPC,

novembre 2003, 240 pages 18 € (port compris)

L’héritage de la bombe

Les faits, les personnels, les populations

Sahara, Polynésie (1960-2002)

Bruno Barrillot

Depuis octobre 1945 — lorsque le général de Gaulle, quelques semaines après les bombardements d’Hiroshima et Nagasaki, décida de créer le Commissariat à l’énergie atomique pour « faire la bombe » — on a imposé la règle du secret militaire à toutes les activités liées à l’arme nucléaire : centres de recherche secrets, fonds secrets, sites d’expérimentation secrets (ne parlait-on pas de « Territoires du sud » pour désigner les centres d’essais sahariens ?), dossiers médicaux secrets… Le fonctionnement normal de la démocratie s’est soudain effacé devant la « divinité » nucléaire qui devait hausser la France dans le nirvana des grandes puissances de la planète.

Les essais nucléaires de la France n’ont pas, contrairement à ce qu’affirment sans cesse depuis quarante ans nos dirigeants militaires et politiques et la plupart des scientifiques du CEA, été sans accidents et incidents et leurs conséquences globales nocives pour la santé et l’environnement.

Aujourd’hui, nos lointains compatriotes polynésiens et de nombreux « vétérans » apportent leur pierre à l’édification de la vérité sur les essais nucléaires de la France. Beaucoup ont payé un lourd tribut à la bombe : décès prématurés, atteintes cancéreuses, maladies inexpliquées… Dans ce livre, ils ouvrent un débat qui n’a jamais eu lieu dans notre pays, pas même au Parlement. N’est-il pas temps que la voix des citoyens soit enfin entendue par ceux qui, hélas en notre nom, n’ont prêté l’oreille qu’aux

« experts » qui, après tout, n’étaient que des « apprentis sorciers ».

Études du CDRPC, 3e édition, février 2005, 304 pages, 21 € (port compris)

Vers une Europe sans armes nucléaires

Jean-Marie Collin

Le désarmement nucléaire est en panne. Les puissances nucléaires ont profité de la fin de la guerre froide pour déclasser leurs armes obsolètes, mais toutes modernisent leurs arsenaux, prévoyant même de nouvelles armes nucléaires miniaturisées éventuellement utilisables sur le champ de bataille. On comprendra donc que les appels à la non-prolifération des armes nucléaires ne convainquent guère les quelques pays qui souhaitent entrer dans le « club » des puissances nucléaires. Le blocage est tel que, seule, l’Europe qui n’est pas menacée peut relancer un processus qui conduirait au désarmement nucléaire mondial prévu par l’article VI du Traité de non-prolifération. La France et le Royaume-Uni — les deux seules puissances nucléaires membres de l’Union européenne — ont une responsabilité particulière pour proposer un agenda de désarmement nucléaire progressif et contrôlé commençant par l’Europe. Tel est le propos argumenté de cette brochure qui s’appuie sur des propositions issues du rapport de la Commission Canberra et de la réflexion commune d’organisations françaises et britanniques membres du réseau « Abolition 2000 ». Vers une Europe sans armes nucléaires constitue une contribution importante de la société civile au processus de désarmement nucléaire.

Éditions Observatoire des armes nucléaires/CDRPC, octobre 2003,

112 pages, 13 € (port compris)`

Les textes de notre dossier spécial "Derrière les centrales, la bombe atomique" sont extraits de l’ouvrage :

Le complexe nucléaire. Des liens entre l’atome civil et l’atome militaire

co-édité en 2005 par l’Observatoire des armes nucléaires et le Réseau “Sortir du nucléaire”.

144 pages, 13 € port compris,

Ces ouvrages sont à commander au Réseau “Sortir du nucléaire”

9, rue Dumenge, 69317 Lyon cedex 04 (chèque à l’ordre de “Sortir du nucléaire”).
Pour tout contact

Observatoire des armes nucléaires

CDRPC

187, montée de Choulans

69005 Lyon

Tél : 04 78 36 93 03

www.obsarm.org

Les Irradiés de la République

Les victimes des essais nucléaires français prennent la parole

Bruno Barrillot

Ils étaient 150 000, pour la plupart, de très jeunes hommes. Ils étaient peu — ou même pas du tout — informés sur les risques de la radioactivité. Désinformés même. Telles ces recommandations remises aux personnels des essais par les autorités de la marine : « Une minute et demi après l’explosion, les débris sont tous retombés et il n’y a aucun danger provenant du rayonnement. » Les radiations retardées ? Elles sont « si faibles qu’elles ne constituent pas un danger. Ne vous en occupez pas » ! Naïfs ? Respectueux de la parole d’autorité ? Ils étaient fier de participer à cette grande aventure qui, leur disait-on, allait hisser la France au niveau des plus grands. Et que de souvenirs allaient-ils rapporter de cet immense désert saharien ou des îles paradisiaques du Pacifique. « On a beau savoir que la bombe est un objet de mort, lorsqu’elle explosa, je fus fasciné par ce lever de soleil artificiel. »

Et on leur disait alors, comme on le répète encore officiellement aujourd’hui, que ces bombes étaient « propres »… Quel mal pouvait donc les frapper ? Ils ne l’apprendront — pour les plus chanceux — que dix, vingt, trente ans plus tard quand les cancers et autres maladies les atteindront.

Enfin, ils parlent, sortant du mutisme qui, sous prétexte de secret militaire, les avait enfermés dans l’oubli. Enfin, ils se battent pour que « vérité et justice » soient rendues aux victimes des essais nucléaires.

Co-édition Complexe, Grip et Observatoire des armes nucléaires/CDRPC,

novembre 2003, 240 pages 18 € (port compris)

L’héritage de la bombe

Les faits, les personnels, les populations

Sahara, Polynésie (1960-2002)

Bruno Barrillot

Depuis octobre 1945 — lorsque le général de Gaulle, quelques semaines après les bombardements d’Hiroshima et Nagasaki, décida de créer le Commissariat à l’énergie atomique pour « faire la bombe » — on a imposé la règle du secret militaire à toutes les activités liées à l’arme nucléaire : centres de recherche secrets, fonds secrets, sites d’expérimentation secrets (ne parlait-on pas de « Territoires du sud » pour désigner les centres d’essais sahariens ?), dossiers médicaux secrets… Le fonctionnement normal de la démocratie s’est soudain effacé devant la « divinité » nucléaire qui devait hausser la France dans le nirvana des grandes puissances de la planète.

Les essais nucléaires de la France n’ont pas, contrairement à ce qu’affirment sans cesse depuis quarante ans nos dirigeants militaires et politiques et la plupart des scientifiques du CEA, été sans accidents et incidents et leurs conséquences globales nocives pour la santé et l’environnement.

Aujourd’hui, nos lointains compatriotes polynésiens et de nombreux « vétérans » apportent leur pierre à l’édification de la vérité sur les essais nucléaires de la France. Beaucoup ont payé un lourd tribut à la bombe : décès prématurés, atteintes cancéreuses, maladies inexpliquées… Dans ce livre, ils ouvrent un débat qui n’a jamais eu lieu dans notre pays, pas même au Parlement. N’est-il pas temps que la voix des citoyens soit enfin entendue par ceux qui, hélas en notre nom, n’ont prêté l’oreille qu’aux

« experts » qui, après tout, n’étaient que des « apprentis sorciers ».

Études du CDRPC, 3e édition, février 2005, 304 pages, 21 € (port compris)

Vers une Europe sans armes nucléaires

Jean-Marie Collin

Le désarmement nucléaire est en panne. Les puissances nucléaires ont profité de la fin de la guerre froide pour déclasser leurs armes obsolètes, mais toutes modernisent leurs arsenaux, prévoyant même de nouvelles armes nucléaires miniaturisées éventuellement utilisables sur le champ de bataille. On comprendra donc que les appels à la non-prolifération des armes nucléaires ne convainquent guère les quelques pays qui souhaitent entrer dans le « club » des puissances nucléaires. Le blocage est tel que, seule, l’Europe qui n’est pas menacée peut relancer un processus qui conduirait au désarmement nucléaire mondial prévu par l’article VI du Traité de non-prolifération. La France et le Royaume-Uni — les deux seules puissances nucléaires membres de l’Union européenne — ont une responsabilité particulière pour proposer un agenda de désarmement nucléaire progressif et contrôlé commençant par l’Europe. Tel est le propos argumenté de cette brochure qui s’appuie sur des propositions issues du rapport de la Commission Canberra et de la réflexion commune d’organisations françaises et britanniques membres du réseau « Abolition 2000 ». Vers une Europe sans armes nucléaires constitue une contribution importante de la société civile au processus de désarmement nucléaire.

Éditions Observatoire des armes nucléaires/CDRPC, octobre 2003,

112 pages, 13 € (port compris)`

Les textes de notre dossier spécial "Derrière les centrales, la bombe atomique" sont extraits de l’ouvrage :

Le complexe nucléaire. Des liens entre l’atome civil et l’atome militaire

co-édité en 2005 par l’Observatoire des armes nucléaires et le Réseau “Sortir du nucléaire”.

144 pages, 13 € port compris,

Ces ouvrages sont à commander au Réseau “Sortir du nucléaire”

9, rue Dumenge, 69317 Lyon cedex 04 (chèque à l’ordre de “Sortir du nucléaire”).
Pour tout contact

Observatoire des armes nucléaires

CDRPC

187, montée de Choulans

69005 Lyon

Tél : 04 78 36 93 03

www.obsarm.org



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Nucléaire militaire