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Australie : Marche "Walk away from uranium mining"

No worries pour les Ossies…*




Non, pas trop de problèmes pour les Australiens jusqu’à maintenant.

Comme si la dureté grandissante du monde en ce début 21ième siècle ne les avait pas encore touchés.



Comme si les Trente Glorieuses ici s’éternisaient encore un peu ; avec une inflation qui continue de galoper, autant pour le coût de vie que pour les niveaux de salaire. Comme si les récessions et crises qui finiront par emporter cette économie-casino mondialisée les avaient pour le moment à peu près épargnés.

Un pays avec une insolente bonne santé économique. Faut dire qu’ils ont encore de quoi grappiller. (Puisque c’est là la valeur essentielle de la race blanche : Accaparer autant que faire se peut toute matière transformable en fric, il y a encore ici de la marge).
Un pays-continent sous-peuplé. Un sous-sol aux immenses richesses encore largement inexploitées. Ce qui permet d’accueillir de nombreux travailleurs immigrés sans trop de tensions sociales puisqu’il y a du travail pour presque tous. Remarquable société très multi-culturelle où presque tous sont d’origine étrangère (que ce soit de première ou deuxième génération).

Ce à quoi faut ajouter que ce pays fut d’abord peuplé de trop agités qui emplissaient les prisons anglaises au dix-neuvième siècle. Quel défi (bien relevé avec réhabilitation réussie) pour des repris de justice que de créer un nouveau pays à partir d’un territoire (PRESQUE) vierge ! Eh oui ! Ces fameux aborigènes…

Car la corne d’abondance australienne reste pour le moment bien garnie. Mais sans trop se tracasser de dilapider en quelques siècles ce que les Aborigènes ont su garder intact pendant des dizaines de milliers d’années.

D’ailleurs, ceux-ci (les Aborigènes) ont été considérés comme faisant partie de la « FAUNE » jusque dans les années 70 !! Et aucun traité n’a donc jamais été signé avec eux ! Ce qui n’est pas nécessairement plus mal ; puisque les autres colonisateurs (ceux qui ont entre autre envahi les Amériques), malgré le petit Jésus sympa qu’ils trimbalaient sans cesse dans leurs bagages, n’ont jamais respecté aucun des traités signés… Cette absence de traité peut maintenant réserver aux Aborigènes une forte capacité de négociation pour le futur… Sans parler des nombreux baux pastoraux (sur 99 ans), qui même si rachetés en partie aux fermiers par les compagnies minières, seront échus tôt ou tard…

L’Australien est d’un commerce agréable (et réputé pour sa « coolitude »). Presque toute personne croisée sur la rue vous aborde avec un large sourire et une mélasse à moitié avalée ressemblant à « How d’yi ‘do ? » (ou équivalent) pour vous saluer d’avance. Et il est difficile de rester sur la rue avec une carte routière dans la main sans que quelqu’un offre son aide (même en arrêtant sa voiture pour ce faire). On s’abstiendra ici de comparer avec certaines capitales européennes…

Comme pour tous les modernes (et ceux – innombrables – qui le deviennent), reste à ce peuple d’exception à comprendre qu’on ne peut puiser n’importe quoi n’importe où et sans limite sous prétexte qu’un zouave est venu planter un drapeau voici 2 siècles.

A noter que l’ex-premier ministre de l’Australie, voici quelques années, a prononcé un très fort discours d’excuses à l’adresse des Aborigènes. Ce qui n’empêche pas le gouvernement actuel de vouloir imposer un site de déchets radioactifs (produits par les Blancs) sur les territoires aborigènes…

Reste à ce peuple à comprendre que la possession ancestrale d’un territoire par les Aborigènes ne saurait se limiter à quelques mètres sous la surface du sol. Ce qui permet au bon blanc de puiser ou stocker tout ce qu’il veut en dessous.

Sans parler du fait que l’Uranium australien (40% des réserves mondiales) donne en aval de la chaîne nucléaire : des Fukushima des bombes atomiques des déchets éternels dont personne ne veut de l’uranium dit appauvri… maintenant transformé en munitions que l’on jette sur la tête de ses ennemis ; et qui entre dans l’eau et la chaîne alimentaire pour 4 milliards et demi d’années !

Et si on était assez cohérent pour se sentir responsable de ce que l’on produit ??

André Larivière 4/10/11

* (1) « No worries ! (Pas de soucis !) : Formule très fréquemment utilisée au quotidien. * (2) Par une sorte de paresse linguistique, l’Australien est devenu un champion des mots raccourcis. Entre autre :
 « Ossie » pour Australien
 « Rouz » pour Kangourous 
 « A cup a ? » : Une tasse de thé ou café (au choix) ?
 « I rekon… » : Je reconnais que…
 Etc.

Comme si les Trente Glorieuses ici s’éternisaient encore un peu ; avec une inflation qui continue de galoper, autant pour le coût de vie que pour les niveaux de salaire. Comme si les récessions et crises qui finiront par emporter cette économie-casino mondialisée les avaient pour le moment à peu près épargnés.

Un pays avec une insolente bonne santé économique. Faut dire qu’ils ont encore de quoi grappiller. (Puisque c’est là la valeur essentielle de la race blanche : Accaparer autant que faire se peut toute matière transformable en fric, il y a encore ici de la marge).
Un pays-continent sous-peuplé. Un sous-sol aux immenses richesses encore largement inexploitées. Ce qui permet d’accueillir de nombreux travailleurs immigrés sans trop de tensions sociales puisqu’il y a du travail pour presque tous. Remarquable société très multi-culturelle où presque tous sont d’origine étrangère (que ce soit de première ou deuxième génération).

Ce à quoi faut ajouter que ce pays fut d’abord peuplé de trop agités qui emplissaient les prisons anglaises au dix-neuvième siècle. Quel défi (bien relevé avec réhabilitation réussie) pour des repris de justice que de créer un nouveau pays à partir d’un territoire (PRESQUE) vierge ! Eh oui ! Ces fameux aborigènes…

Car la corne d’abondance australienne reste pour le moment bien garnie. Mais sans trop se tracasser de dilapider en quelques siècles ce que les Aborigènes ont su garder intact pendant des dizaines de milliers d’années.

D’ailleurs, ceux-ci (les Aborigènes) ont été considérés comme faisant partie de la « FAUNE » jusque dans les années 70 !! Et aucun traité n’a donc jamais été signé avec eux ! Ce qui n’est pas nécessairement plus mal ; puisque les autres colonisateurs (ceux qui ont entre autre envahi les Amériques), malgré le petit Jésus sympa qu’ils trimbalaient sans cesse dans leurs bagages, n’ont jamais respecté aucun des traités signés… Cette absence de traité peut maintenant réserver aux Aborigènes une forte capacité de négociation pour le futur… Sans parler des nombreux baux pastoraux (sur 99 ans), qui même si rachetés en partie aux fermiers par les compagnies minières, seront échus tôt ou tard…

L’Australien est d’un commerce agréable (et réputé pour sa « coolitude »). Presque toute personne croisée sur la rue vous aborde avec un large sourire et une mélasse à moitié avalée ressemblant à « How d’yi ‘do ? » (ou équivalent) pour vous saluer d’avance. Et il est difficile de rester sur la rue avec une carte routière dans la main sans que quelqu’un offre son aide (même en arrêtant sa voiture pour ce faire). On s’abstiendra ici de comparer avec certaines capitales européennes…

Comme pour tous les modernes (et ceux – innombrables – qui le deviennent), reste à ce peuple d’exception à comprendre qu’on ne peut puiser n’importe quoi n’importe où et sans limite sous prétexte qu’un zouave est venu planter un drapeau voici 2 siècles.

A noter que l’ex-premier ministre de l’Australie, voici quelques années, a prononcé un très fort discours d’excuses à l’adresse des Aborigènes. Ce qui n’empêche pas le gouvernement actuel de vouloir imposer un site de déchets radioactifs (produits par les Blancs) sur les territoires aborigènes…

Reste à ce peuple à comprendre que la possession ancestrale d’un territoire par les Aborigènes ne saurait se limiter à quelques mètres sous la surface du sol. Ce qui permet au bon blanc de puiser ou stocker tout ce qu’il veut en dessous.

Sans parler du fait que l’Uranium australien (40% des réserves mondiales) donne en aval de la chaîne nucléaire : des Fukushima des bombes atomiques des déchets éternels dont personne ne veut de l’uranium dit appauvri… maintenant transformé en munitions que l’on jette sur la tête de ses ennemis ; et qui entre dans l’eau et la chaîne alimentaire pour 4 milliards et demi d’années !

Et si on était assez cohérent pour se sentir responsable de ce que l’on produit ??

André Larivière 4/10/11

* (1) « No worries ! (Pas de soucis !) : Formule très fréquemment utilisée au quotidien. * (2) Par une sorte de paresse linguistique, l’Australien est devenu un champion des mots raccourcis. Entre autre :
 « Ossie » pour Australien
 « Rouz » pour Kangourous 
 « A cup a ? » : Une tasse de thé ou café (au choix) ?
 « I rekon… » : Je reconnais que…
 Etc.