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Sortir du nucléaire n°51

Automne 2011

Actions et vie des groupes

Ni civil, ni militaire, sortons du nucléaire !

Automne 2011




"Freeze la bombe" : gel du nucléaire militaire au Trocadéro

Les 25 et 26 juin, le Collectif ICAN-France organisait un week-end d’action et de réflexion dans le cadre de la Journée mondiale d’abolition de l’arme nucléaire et à l’occasion du P5 : une réunion des cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU, avec à l’ordre du jour l’armement nucléaire. Afin de soutenir cette initiative, le collectif des Désobéissants a organisé une action symbolique "freeze la bombe" sur l’esplanade du Trocadéro à Paris, où une manifestation était prévue. ("freeze" = "gel" en anglais)

6-9 août 2011 : un jeûne pour l’abolition des armes nucléaires

En commémoration des bombardements d’Hiroshima et de Nagasaki, l’association "La Maison de vigilance de Taverny" a organisé un jeûne du 6 au 9 août 2011 pour l’abolition des armes nucléaires. Questions à Dominique Lalanne.

SDN : Votre association a organisé un jeûne de 4 jours, pour quelles raisons ?

Dominique Lalanne : Depuis 27 ans un tel jeûne est organisé entre l’anniversaire du bombardement nucléaire d’Hiroshima et de celui de Nagasaki. Il avait été initié par Solange Fernex (alors député européenne Verte) et Théodore Monod. Ce jeûne a pour objectif de commémorer ces bombardements, d’interpeller le public sur l’urgence du désarmement nucléaire et de préciser nos demandes par rapport au gouvernement.

SDN : En quoi ont consisté vos actions ?

DL : Une dizaine de jeûneurs à Taverny et une quinzaine de jeûneurs à Paris, au Mur pour la paix, sur le Champ de Mars rencontraient les touristes et les passants et ont organisé des animations sous la tour Eiffel de danses et de spectacles, avec de grandes banderoles, des tracts, et une exposition sur Hiroshima et Fukushima, et aussi des présences devant la Base de la Force nucléaire aéroportée à Taverny.

SDN : Fukushima et Hiroshima, même combat ?

DL : Pour les jeûneurs le lien nucléaire civil et militaire est évident. Nous avons essayé de sensibiliser le public à la nécessité de sortir au plus vite du nucléaire civil et militaire.

SDN : Quel était votre objectif ?

DL : L’élimination des armes nucléaires. Pour ce faire l’opinion publique doit imposer aux États nucléaires d’accepter la Convention d’élimination voté par l’Assemblée générale de l’ONU en décembre 2010 par plus des 2/3 des pays. La France a voté contre. Nous demandons aussi des mesures précises pour engager le processus, comme par exemple l’abandon de la Force nucléaire aéroportée.

SDN : Pourquoi un jeûne ?

DL : Un jeûne provoque l’interrogation. Les gens se demandent en quoi le sujet est si important qu’on soit conduit à se passer de manger pendant 4 jours. Les jeûneurs trouvent dans cet effort une plus grande disponibilité. Mais certains sont très fatigués et rien que leur fatigue est le message de l’importance du sujet. Pour plusieurs, c’est plus qu’un jeûne, c’est une démarche politique.

SDN : Votre association "La Maison de vigilance de Taverny" organise-t-elle d’autres actions ?

DL : Une fois par mois nous sommes présents, avec d’autres associations ainsi que plusieurs militants du Réseau "Sortir du nucléaire", devant le ministère de la Défense avec nos banderoles et des tracts. Mais une plus large mobilisation serait nécessaire...

SDN : Un dernier mot ?

DL : Le nucléaire civil est un danger dont l’opinion publique a pris conscience avec Fukushima. Le nucléaire militaire est un danger encore plus grand, 2000 bombes sont encore en état d’alerte et peuvent enclencher des frappes nucléaires en une dizaine de minutes. Notre souhait est que le sujet de la sortie du nucléaire militaire, et civil, s’impose à l’opinion dans notre pays. Et sur toute la planète...

"Freeze la bombe" : gel du nucléaire militaire au Trocadéro

Les 25 et 26 juin, le Collectif ICAN-France organisait un week-end d’action et de réflexion dans le cadre de la Journée mondiale d’abolition de l’arme nucléaire et à l’occasion du P5 : une réunion des cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU, avec à l’ordre du jour l’armement nucléaire. Afin de soutenir cette initiative, le collectif des Désobéissants a organisé une action symbolique "freeze la bombe" sur l’esplanade du Trocadéro à Paris, où une manifestation était prévue. ("freeze" = "gel" en anglais)

6-9 août 2011 : un jeûne pour l’abolition des armes nucléaires

En commémoration des bombardements d’Hiroshima et de Nagasaki, l’association "La Maison de vigilance de Taverny" a organisé un jeûne du 6 au 9 août 2011 pour l’abolition des armes nucléaires. Questions à Dominique Lalanne.

SDN : Votre association a organisé un jeûne de 4 jours, pour quelles raisons ?

Dominique Lalanne : Depuis 27 ans un tel jeûne est organisé entre l’anniversaire du bombardement nucléaire d’Hiroshima et de celui de Nagasaki. Il avait été initié par Solange Fernex (alors député européenne Verte) et Théodore Monod. Ce jeûne a pour objectif de commémorer ces bombardements, d’interpeller le public sur l’urgence du désarmement nucléaire et de préciser nos demandes par rapport au gouvernement.

SDN : En quoi ont consisté vos actions ?

DL : Une dizaine de jeûneurs à Taverny et une quinzaine de jeûneurs à Paris, au Mur pour la paix, sur le Champ de Mars rencontraient les touristes et les passants et ont organisé des animations sous la tour Eiffel de danses et de spectacles, avec de grandes banderoles, des tracts, et une exposition sur Hiroshima et Fukushima, et aussi des présences devant la Base de la Force nucléaire aéroportée à Taverny.

SDN : Fukushima et Hiroshima, même combat ?

DL : Pour les jeûneurs le lien nucléaire civil et militaire est évident. Nous avons essayé de sensibiliser le public à la nécessité de sortir au plus vite du nucléaire civil et militaire.

SDN : Quel était votre objectif ?

DL : L’élimination des armes nucléaires. Pour ce faire l’opinion publique doit imposer aux États nucléaires d’accepter la Convention d’élimination voté par l’Assemblée générale de l’ONU en décembre 2010 par plus des 2/3 des pays. La France a voté contre. Nous demandons aussi des mesures précises pour engager le processus, comme par exemple l’abandon de la Force nucléaire aéroportée.

SDN : Pourquoi un jeûne ?

DL : Un jeûne provoque l’interrogation. Les gens se demandent en quoi le sujet est si important qu’on soit conduit à se passer de manger pendant 4 jours. Les jeûneurs trouvent dans cet effort une plus grande disponibilité. Mais certains sont très fatigués et rien que leur fatigue est le message de l’importance du sujet. Pour plusieurs, c’est plus qu’un jeûne, c’est une démarche politique.

SDN : Votre association "La Maison de vigilance de Taverny" organise-t-elle d’autres actions ?

DL : Une fois par mois nous sommes présents, avec d’autres associations ainsi que plusieurs militants du Réseau "Sortir du nucléaire", devant le ministère de la Défense avec nos banderoles et des tracts. Mais une plus large mobilisation serait nécessaire...

SDN : Un dernier mot ?

DL : Le nucléaire civil est un danger dont l’opinion publique a pris conscience avec Fukushima. Le nucléaire militaire est un danger encore plus grand, 2000 bombes sont encore en état d’alerte et peuvent enclencher des frappes nucléaires en une dizaine de minutes. Notre souhait est que le sujet de la sortie du nucléaire militaire, et civil, s’impose à l’opinion dans notre pays. Et sur toute la planète...



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Nucléaire militaire