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Projet Cigéo à Bure : non à l’enfouissement des déchets radioactifs !

Bure : c’est dans ce petit village de la Meuse que l’industrie nucléaire veut enfouir ses déchets les plus dangereux, qui resteront radioactifs pendant des centaines de milliers d’années.


Mobilisation contre les travaux préparatoires à CIGÉO


Manifestation de réoccupation : nouvelle étape dans la mobilisation contre CIGÉO !

16 juillet 2016 |




Le 5 juin, le rassemblement "200 000 pas à Bure" avait réuni près de 2000 personnes dans ce village de la Meuse où l’Agence pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) souhaite construire la poubelle nucléaire CIGÉO. Or, le lendemain même, celle-ci commençait des travaux dans le Bois Lejuc, un lieu stratégique pour la construction de CIGÉO ! En réponse, des militant-e-s ont occupé cet ancien bois communal pendant trois semaines, avant d’être violemment expulsés. Déterminés à entraver les travaux de l’Andra, ceux-ci ont appelé à une manifestation, qui s’est tenue le 16 juillet, à l’issue de laquelle le Bois Lejuc a été réoccupé pendant trois jours. Au-delà de la réoccupation temporaire, cette mobilisation marque une nouvelle étape dans la résistance contre l’enfouissement des déchets, avec des actions qui se redéploient dans toute la région.



(mis à jour le 27 juillet)

Samedi vers 15h30, plus de 350 personnes ont pu accéder de nouveau au Bois Lejuc (voir communiqué des opposant-e-s à CIGÉO ci-dessous). C’est dans ce bois que l’Andra avait commencé, sans autorisation, des travaux illégaux de déboisement en vue de la construction de CIGÉO, ce projet d’enfouissement en profondeur des déchets radioactifs les plus dangereux. Pour empêcher ces travaux (par ailleurs contestés en justice), des militants et riverains avaient déjà occupé la forêt à partir du 19 juin, avant de s’en faire expulser par la force le 7 juillet.

Comme l’expliquent les occupant-e-s dans un texte publié samedi 16 juillet, indépendamment de la durée de cette action, il ne s’agissait pas de faire un coup d’éclat mais de poser les bases d’une nouvelle étape de la résistance à CIGÉO en rassemblant de nombreuses personnes de tous horizons, militants, riverains, associations et agriculteurs. La réoccupation s’est poursuivie jusque lundi dans la journée. Depuis, des actions mettant le projecteur sur les entreprises sous-traitantes de l’Andra se succèdent tout autour de Bure pour tenter d’empêcher l’avancée des travaux, et notamment l’édification d’un mur de 3 kilomètres de long pour barrer l’accès au Bois Lejuc !

Du point de vue de la remobilisation des militants, ce week-end a été un succès. Mais l’Andra a montré son vrai visage au travers de la violence exercée par sa milice privée, qui est allée jusqu’à agresser des militants assis à terre à coup de manches de pioches (voir le reportage France 3 Lorraine ci-dessous daté du 16 juillet, le communiqué des équipes médicales et juridiques sur les violences policières. Des images mettant en évidence les blessures infligées et l’accoutrement insolite des vigiles ont également été prises, comme le détaille ce communiqué).

Si ces violences de la police et des vigiles de l’Andra doivent absolument être dénoncées, il serait cependant réducteur de ne retenir que cela de la mobilisation de ce week-end de réoccupation ; tout comme il serait caricatural et inexact de résumer les événements à un affrontement entre les "forces de l’ordre" et des "zadistes". Comme l’expliquent les participant-e-s à ce week-end, ce qui se joue ici est une nouvelle étape de la mobilisation, destinée à rassembler un front large contre CIGÉO dans une diversité de modes d’actions.

Les manifestant-e-s appellent à un "été d’urgence" contre CIGÉO ; d’ores et déjà, de prochains temps de mobilisation sont en préparation, avec notamment un week-end d’actions et de mobilisation du 12 au 15 août !

  • Vendredi soir : concerts
  • Samedi midi : repas partagé suivi d’une grande discussion sur la lutte à Bure
  • Dimanche à partir de 11h : action de masse
  • Lundi à partir de 11h : retour sur le weekend et perspectives de lutte

Plus d’informations prochainement sur notre agenda et sur http://vmc.camp/programme-a-venir/

Communiqué des opposant-e-s à CIGÉO le samedi 16 juillet à 16h :

On a repris la forêt ! On ne nous atomisera jamais !

Samedi 16 juillet, plus de 350 personnes de tous les âges et tous les horizons sont entrées dans le Bois Lejuc, à Mandres-en-Barrois et viennent de le libérer une nouvelle fois de l’emprise de l’Andra. Des paysans sont sur place avec leurs tracteurs, des enfants se promènent dans le bois, une cantine vient de s’installer, des chaînes humaines se forment pour acheminer le matériel tandis que l’accordéon commence à jouer.

Les occupants se réjouissent du succès de cette action, qui a largement rassemblé les différentes composantes du mouvement contre Cigéo.

Ils dénoncent toutefois une attaque violente menée par la milice privée de l’Andra lors de son repli sur des militants assis à terre. Voilà les méthodes de l’Andra pour imposer Cigéo !

Les occupants appellent à rejoindre massivement le bois libéré dès ce soir, demain et dans les jours à venir.

Cette occupation-libération pour empêcher la progression des travaux de l’Andra se situe dans le prolongement de 20 ans de lutte contre Cigéo. C’est une nouvelle étape déterminante dans la résistance contre le rouleau compresseur de l’Andra qui veut imposer Cigéo par la force.

Contact :

sauvonslaforet@riseup.net

07 58 65 48 89

(mis à jour le 27 juillet)

Samedi vers 15h30, plus de 350 personnes ont pu accéder de nouveau au Bois Lejuc (voir communiqué des opposant-e-s à CIGÉO ci-dessous). C’est dans ce bois que l’Andra avait commencé, sans autorisation, des travaux illégaux de déboisement en vue de la construction de CIGÉO, ce projet d’enfouissement en profondeur des déchets radioactifs les plus dangereux. Pour empêcher ces travaux (par ailleurs contestés en justice), des militants et riverains avaient déjà occupé la forêt à partir du 19 juin, avant de s’en faire expulser par la force le 7 juillet.

Comme l’expliquent les occupant-e-s dans un texte publié samedi 16 juillet, indépendamment de la durée de cette action, il ne s’agissait pas de faire un coup d’éclat mais de poser les bases d’une nouvelle étape de la résistance à CIGÉO en rassemblant de nombreuses personnes de tous horizons, militants, riverains, associations et agriculteurs. La réoccupation s’est poursuivie jusque lundi dans la journée. Depuis, des actions mettant le projecteur sur les entreprises sous-traitantes de l’Andra se succèdent tout autour de Bure pour tenter d’empêcher l’avancée des travaux, et notamment l’édification d’un mur de 3 kilomètres de long pour barrer l’accès au Bois Lejuc !

Du point de vue de la remobilisation des militants, ce week-end a été un succès. Mais l’Andra a montré son vrai visage au travers de la violence exercée par sa milice privée, qui est allée jusqu’à agresser des militants assis à terre à coup de manches de pioches (voir le reportage France 3 Lorraine ci-dessous daté du 16 juillet, le communiqué des équipes médicales et juridiques sur les violences policières. Des images mettant en évidence les blessures infligées et l’accoutrement insolite des vigiles ont également été prises, comme le détaille ce communiqué).

Si ces violences de la police et des vigiles de l’Andra doivent absolument être dénoncées, il serait cependant réducteur de ne retenir que cela de la mobilisation de ce week-end de réoccupation ; tout comme il serait caricatural et inexact de résumer les événements à un affrontement entre les "forces de l’ordre" et des "zadistes". Comme l’expliquent les participant-e-s à ce week-end, ce qui se joue ici est une nouvelle étape de la mobilisation, destinée à rassembler un front large contre CIGÉO dans une diversité de modes d’actions.

Les manifestant-e-s appellent à un "été d’urgence" contre CIGÉO ; d’ores et déjà, de prochains temps de mobilisation sont en préparation, avec notamment un week-end d’actions et de mobilisation du 12 au 15 août !

  • Vendredi soir : concerts
  • Samedi midi : repas partagé suivi d’une grande discussion sur la lutte à Bure
  • Dimanche à partir de 11h : action de masse
  • Lundi à partir de 11h : retour sur le weekend et perspectives de lutte

Plus d’informations prochainement sur notre agenda et sur http://vmc.camp/programme-a-venir/

Communiqué des opposant-e-s à CIGÉO le samedi 16 juillet à 16h :

On a repris la forêt ! On ne nous atomisera jamais !

Samedi 16 juillet, plus de 350 personnes de tous les âges et tous les horizons sont entrées dans le Bois Lejuc, à Mandres-en-Barrois et viennent de le libérer une nouvelle fois de l’emprise de l’Andra. Des paysans sont sur place avec leurs tracteurs, des enfants se promènent dans le bois, une cantine vient de s’installer, des chaînes humaines se forment pour acheminer le matériel tandis que l’accordéon commence à jouer.

Les occupants se réjouissent du succès de cette action, qui a largement rassemblé les différentes composantes du mouvement contre Cigéo.

Ils dénoncent toutefois une attaque violente menée par la milice privée de l’Andra lors de son repli sur des militants assis à terre. Voilà les méthodes de l’Andra pour imposer Cigéo !

Les occupants appellent à rejoindre massivement le bois libéré dès ce soir, demain et dans les jours à venir.

Cette occupation-libération pour empêcher la progression des travaux de l’Andra se situe dans le prolongement de 20 ans de lutte contre Cigéo. C’est une nouvelle étape déterminante dans la résistance contre le rouleau compresseur de l’Andra qui veut imposer Cigéo par la force.

Contact :

sauvonslaforet@riseup.net

07 58 65 48 89