Réseau Sortir du nucléaire
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Sortir du nucléaire n°45

Avril 2010

Soutien d’artistes

LéOparleur

Avril 2010




72 artistes soutiennent le Réseau "Sortir du nucléaire", parmi lesquels Nina Hagen, Sanseverino, Francis Lalanne, Kent, Les Ogres de Barback, Babylone Circus... Cette nouvelle rubrique vous présentera, à chaque revue, l’un de ces artistes engagés. Premier invité : Josef, chanteur, guitariste et compositeur du groupe alsacien LéOparleur qui soutient le réseau depuis 2007.



Le groupe alsacien LéOparleur est l’un des premiers à avoir soutenu le Réseau "Sortir du nucléaire", dès 2007. C’est à travers des sonorités issues des cultures jazz, reggae, andalouses, rock et chansons que le groupe LéOparleur a su développer sa propre ambiance musicale. D’après leur site, "l’engagement de LéOparleur se lit ici à travers la poésie des textes, la juxtaposition des instruments en un monde d’entente et de tolérance cher aux musiques traditionnelles".

Jocelyn : Votre premier album est paru en 2002, le 3e vient de sortir. Pourquoi attendre si longtemps entre chaque disque ?

Josef : Nous prenons le temps de tourner, de souffler et de composer. Notre rythme c’est : sortie de l’album, une tournée, une année pour composer et une dernière pour enregistrer et préparer le nouvel album. Notre intérêt financier serait d’être plus productifs, mais cela ne correspond pas à notre rythme de travail !

Vous avez enregistré votre nouvel album en Andalousie dans une ferme autonome en électricité. Vos impressions ?

Nous avions déjà des contacts avec les habitants de la ferme, ce qui nous a incités à enregistrer chez eux. C’était l’occasion de nous éloigner un peu de la démarche habituelle, en nous isolant et en choisissant un lieu de résidence en plein désert, loin des studios classiques. Mais ce fût un combat quotidien. On se faisait remonter les bretelles pour économiser l’eau, pour éteindre les ordinateurs, etc. Pendant la journée, l’électricité provenait de sources renouvelables (éolienne, photovoltaïque) et si nous consommions trop, la nuit nous devions passer sur un groupe électrogène. Le contraste avec les environs était étonnant : nous étions dans une ferme alternative, à quelques kilomètres d’une mer de serres pour les tomates et des bidonvilles habités par ceux qui y travaillent… Le contraste entre ce que nous vivions et les conditions de vie et de production dans ces exploitations était violent.

Vous étiez à Colmar en octobre 2009 lors du rassemblement “Fermons Fessenheim”. Quels sont vos choix face aux sollicitations que vous recevez ?

Nous ne pouvons répondre à toutes les sollicitations. Notre engagement reste focalisé donc sur des questions qui nous semblent essentielles, telles que la lutte antinucléaire. Par le passé nous avons également donné des concerts de soutien pour Attac Allemagne. Nous avons également écrit une chanson plus engagée lors des dernières présidentielles, à propos d’un certain candidat ! Nous choisissons réellement les événements auxquels nous participons pour ne pas banaliser notre présence. En février, nous avons joué à Strasbourg en soutien aux Haïtiens, même si cela nous a fait beaucoup hésiter. À l’inverse il nous est arrivé de jouer dans une commune dont les habitants travaillaient dans le nucléaire : l’après concert a vite pris l’allure d’un débat sur la question !

Un message aux antinucléaires ?

Nous sommes toujours prêts à accueillir un stand lors de nos concerts. Alors n’hésitez pas à prendre contact !
Pour tenir un stand lors d’un concert, contactez Jocelyn Peyret.
Tel : 03 89 41 80 95
mobilisations@sortirdunucleaire.fr

Découvrez les 72 artistes qui soutiennent le Réseau "Sortir du nucléaire". www.sortirdunucleaire.org/dossiers/soutien-artistes.html
Propos recueillis par J. Peyret

Le groupe alsacien LéOparleur est l’un des premiers à avoir soutenu le Réseau "Sortir du nucléaire", dès 2007. C’est à travers des sonorités issues des cultures jazz, reggae, andalouses, rock et chansons que le groupe LéOparleur a su développer sa propre ambiance musicale. D’après leur site, "l’engagement de LéOparleur se lit ici à travers la poésie des textes, la juxtaposition des instruments en un monde d’entente et de tolérance cher aux musiques traditionnelles".

Jocelyn : Votre premier album est paru en 2002, le 3e vient de sortir. Pourquoi attendre si longtemps entre chaque disque ?

Josef : Nous prenons le temps de tourner, de souffler et de composer. Notre rythme c’est : sortie de l’album, une tournée, une année pour composer et une dernière pour enregistrer et préparer le nouvel album. Notre intérêt financier serait d’être plus productifs, mais cela ne correspond pas à notre rythme de travail !

Vous avez enregistré votre nouvel album en Andalousie dans une ferme autonome en électricité. Vos impressions ?

Nous avions déjà des contacts avec les habitants de la ferme, ce qui nous a incités à enregistrer chez eux. C’était l’occasion de nous éloigner un peu de la démarche habituelle, en nous isolant et en choisissant un lieu de résidence en plein désert, loin des studios classiques. Mais ce fût un combat quotidien. On se faisait remonter les bretelles pour économiser l’eau, pour éteindre les ordinateurs, etc. Pendant la journée, l’électricité provenait de sources renouvelables (éolienne, photovoltaïque) et si nous consommions trop, la nuit nous devions passer sur un groupe électrogène. Le contraste avec les environs était étonnant : nous étions dans une ferme alternative, à quelques kilomètres d’une mer de serres pour les tomates et des bidonvilles habités par ceux qui y travaillent… Le contraste entre ce que nous vivions et les conditions de vie et de production dans ces exploitations était violent.

Vous étiez à Colmar en octobre 2009 lors du rassemblement “Fermons Fessenheim”. Quels sont vos choix face aux sollicitations que vous recevez ?

Nous ne pouvons répondre à toutes les sollicitations. Notre engagement reste focalisé donc sur des questions qui nous semblent essentielles, telles que la lutte antinucléaire. Par le passé nous avons également donné des concerts de soutien pour Attac Allemagne. Nous avons également écrit une chanson plus engagée lors des dernières présidentielles, à propos d’un certain candidat ! Nous choisissons réellement les événements auxquels nous participons pour ne pas banaliser notre présence. En février, nous avons joué à Strasbourg en soutien aux Haïtiens, même si cela nous a fait beaucoup hésiter. À l’inverse il nous est arrivé de jouer dans une commune dont les habitants travaillaient dans le nucléaire : l’après concert a vite pris l’allure d’un débat sur la question !

Un message aux antinucléaires ?

Nous sommes toujours prêts à accueillir un stand lors de nos concerts. Alors n’hésitez pas à prendre contact !
Pour tenir un stand lors d’un concert, contactez Jocelyn Peyret.
Tel : 03 89 41 80 95
mobilisations@sortirdunucleaire.fr

Découvrez les 72 artistes qui soutiennent le Réseau "Sortir du nucléaire". www.sortirdunucleaire.org/dossiers/soutien-artistes.html
Propos recueillis par J. Peyret



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