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Sortir du nucléaire n°44

Automne 2009

Editorial

Le nucléaire doit être banni à Copenhague !

Automne 2009




Prenons le plaisir de quelques satisfactions. Le 5 septembre 2009, à Berlin, 50000 personnes ont manifesté contre le nucléaire. Le 3 octobre, 10000 personnes sont parvenues à se réunir à Colmar pour demander la fermeture définitive de la centrale de Fessenheim, malgré un déploiement policier considérable qui a gravement perturbé le rassemblement.

Sur un autre front, dans l’Est de la France, le gouvernement a bien du mal à trouver un site de stockage pour les déchets dits "FAVL" (faible radioactivité, vie longue). La forte mobilisation locale a permis d’infléchir la décision de communes qui s’étaient dans un premier temps déclarées intéressées par un tel cadeau empoisonné.

Au niveau international, ces dernières semaines, plusieurs projets de centrales nucléaires dont le lancement avaient bénéficié d’effets d’annonce ont été annulés ou "reportés" sine die : aux USA (Missouri, Texas), au Japon, au Canada (Ontario), en Afrique du Sud, en Bulgarie, etc.

Areva s’embourbe dans ses chantiers de réacteur EPR. Pour celui qu’elle construit en Finlande : déjà trois ans de retard, 80% d’augmentation du coût et des procès sur les bras. Le prix de l’EPR de Flamanville s’envole également : les prévisions atteignent aujourd’hui 5 milliards d’euros contre 3 annoncés initialement. Quant aux deux EPR vendus à la Chine, le lancement des travaux, prévu en août 2009, n’a pas eu lieu et le contrat pourrait être annulé pour cause de corruption.

Pendant ce temps, le développement des énergies renouvelables explose
un peu partout. En France, malgré le manque de volonté politique, le
secteur emploie déjà plus de 50000 personnes contre près de 300000 en Allemagne.

Mais le combat reste âpre. L’industrie nucléaire et notre VRPrésident font pression pour que cette technologie dangereuse et polluante soit incluse dans le prochain accord sur le climat. Ces négociations auront lieu en décembre 2009, lors du sommet de Copenhague.
L’actuel Protocole de Kyoto exclut le nucléaire des solutions pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Si cette position était remise en cause, le nucléaire bénéficierait de financements publics considérables qui favoriseraient son expansion mondiale, mais aussi ses risques ! La prolifération des armes nucléaires s’aggraverait dramatiquement, comme le démontre le dossier hors-série "Le double jeu du nucléaire", joint à ce numéro.

La campagne internationale "Don’t nuke the climate !" (Ni nucléaire, ni effet de serre), que nous avons lancée en septembre, doit donc s’intensifier jusqu’à la journée internationale de mobilisation du samedi 12 décembre. Ce jour-là, des actions décentralisées seront organisées partout en France et dans le monde.

Signez la pétition, faites-la circuler autour de vous. Notre délégation portera votre signature à Copenhague. Toutes les informations sont sur le site www.dont-nuke-the-climate.org

Merci beaucoup pour votre participation à nos côtés.

Le Réseau "Sortir du nucléaire"

Prenons le plaisir de quelques satisfactions. Le 5 septembre 2009, à Berlin, 50000 personnes ont manifesté contre le nucléaire. Le 3 octobre, 10000 personnes sont parvenues à se réunir à Colmar pour demander la fermeture définitive de la centrale de Fessenheim, malgré un déploiement policier considérable qui a gravement perturbé le rassemblement.

Sur un autre front, dans l’Est de la France, le gouvernement a bien du mal à trouver un site de stockage pour les déchets dits "FAVL" (faible radioactivité, vie longue). La forte mobilisation locale a permis d’infléchir la décision de communes qui s’étaient dans un premier temps déclarées intéressées par un tel cadeau empoisonné.

Au niveau international, ces dernières semaines, plusieurs projets de centrales nucléaires dont le lancement avaient bénéficié d’effets d’annonce ont été annulés ou "reportés" sine die : aux USA (Missouri, Texas), au Japon, au Canada (Ontario), en Afrique du Sud, en Bulgarie, etc.

Areva s’embourbe dans ses chantiers de réacteur EPR. Pour celui qu’elle construit en Finlande : déjà trois ans de retard, 80% d’augmentation du coût et des procès sur les bras. Le prix de l’EPR de Flamanville s’envole également : les prévisions atteignent aujourd’hui 5 milliards d’euros contre 3 annoncés initialement. Quant aux deux EPR vendus à la Chine, le lancement des travaux, prévu en août 2009, n’a pas eu lieu et le contrat pourrait être annulé pour cause de corruption.

Pendant ce temps, le développement des énergies renouvelables explose
un peu partout. En France, malgré le manque de volonté politique, le
secteur emploie déjà plus de 50000 personnes contre près de 300000 en Allemagne.

Mais le combat reste âpre. L’industrie nucléaire et notre VRPrésident font pression pour que cette technologie dangereuse et polluante soit incluse dans le prochain accord sur le climat. Ces négociations auront lieu en décembre 2009, lors du sommet de Copenhague.
L’actuel Protocole de Kyoto exclut le nucléaire des solutions pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Si cette position était remise en cause, le nucléaire bénéficierait de financements publics considérables qui favoriseraient son expansion mondiale, mais aussi ses risques ! La prolifération des armes nucléaires s’aggraverait dramatiquement, comme le démontre le dossier hors-série "Le double jeu du nucléaire", joint à ce numéro.

La campagne internationale "Don’t nuke the climate !" (Ni nucléaire, ni effet de serre), que nous avons lancée en septembre, doit donc s’intensifier jusqu’à la journée internationale de mobilisation du samedi 12 décembre. Ce jour-là, des actions décentralisées seront organisées partout en France et dans le monde.

Signez la pétition, faites-la circuler autour de vous. Notre délégation portera votre signature à Copenhague. Toutes les informations sont sur le site www.dont-nuke-the-climate.org

Merci beaucoup pour votre participation à nos côtés.

Le Réseau "Sortir du nucléaire"