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Sortir du nucléaire n°35

Juin-juillet 2007

Tribune Libre

Le Réseau, c’est vous ! Cette revue, c’est la vôtre !

Juin-juillet 2007




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Sortir du nucléaire ? Alors, n’hésitez pas et écrivez-nous à :
reagir@sortirdunucleaire.fr



L’Allemagne et la reprise du nucléaire en question
La nouvelle présidente de l’Europe, la chancelière allemande Angela Merkel, a tout dernièrement accordé un entretien aux journalistes français C. Ockrent et J.M. Colombani dans le cadre de l’émission de télévision France Europe Express.

Abordant la question des perspectives énergétiques européennes, et après avoir évoqué les menaces sur les fournitures d’hydrocarbures en provenance des pays de l’Est, Christine Ockrent, visiblement tout émoustillée, a enfin lâché la question que tout le monde attendait :
L’Allemagne va-t-elle (enfin) revenir sur le moratoire de 2000 et relancer l’industrie nucléaire ?
Apparemment un peu déçus de la réponse négative de la chancelière, les journalistes ont poursuivi en demandant si cette question était taboue en Allemagne.
Angela Merkel s’est tout d’abord déclarée en faveur de l’énergie nucléaire et très confiante dans les installations de son pays. Elle a expliqué qu’elle devait cependant respecter la décision prise dans le cadre du contrat de coalition sur cette question.
Elle a poursuivi en disant que cette question n’était certainement pas taboue mais qu’en tout état de cause, une politique de l’énergie ne pouvait se ramener à un débat pour ou contre la relance de l’industrie nucléaire.
Après avoir rappelé les contraintes spécifiques de cette industrie, avec en particulier le problème du traitement des déchets non résolus, la dépendance vis-à-vis de l’uranium qui est une ressource limitée, elle a expliqué aux journalistes un peu gênés, que les Français accordaient trop d’importance à cette question et que les Allemands quant à eux, préféraient mettre en œuvre un ambitieux programme d’économies d’énergie, d’efficacité énergétique et de développement des énergies renouvelables.
Elle a insisté sur le fait que ce programme faisait consensus et était très populaire.
Il permettra selon elle à l’Allemagne de se placer sur un secteur économique aux perspectives prometteuses pour l’emploi et l’innovation technologique.
Ce programme donc sera un facteur d’enrichissement pour le pays et de progrès pour l’environnement.
C’est aussi l’avis des syndicats allemands qui ne partagent pas l’optimisme vigoureux de la C.G.T. quant aux perspectives florissantes qu’offrirait une relance de l’énergie nucléaire.
Nos candidats aux responsabilités politiques seraient bien inspirés d’aborder cette question de politique énergétique (et d’autres) avec le même niveau d’intelligence pragmatique et de sens de l’intérêt général.
Recevoir une leçon d’intelligence et de tolérance de la part d’une personnalité a priori de droite et réactionnaire, nous fait mesurer par contraste à quel point c’est bien chez nous en France que règne le malaise et le “tabou” sur la question de notre modèle de production tout nucléaire.

Tant que nos politiques énergétiques n’auront que ce modèle comme horizon, les quelques éoliennes qui suscitent tant d’émois parmi les chasseurs, ne seront que le cache-sexe d’une fuite en avant et d’un renoncement à engager notre pays dans la mutation énergétique inéluctable qui s’annonce.

Tant que les arguments “Indépendance Nationale”, “Effet de Serre” seront utilisés comme des obus tirés depuis une ligne Maginot, la question de nos dérives vers la surconsommation des richesses naturelles sera esquivée, et l’avenir - s’il y en a un - se fera sans nous.

François D. (Avranches)

Toutes mes félicitations pour votre extraordinaire travail !

Votre dernière revue est particulièrement intéressante mais je ne peux pas la lire d’un trait de peur de faire quelques cauchemars...
Bon courage pour la suite.
A plus - Sincères salutations

Gilles P.

Bravo pour votre action !

Je suis praticien en Médecine traditionnelle chinoise et je laisse des dépliants d’information dans ma salle d’attente. En tant que thérapeute, je constate que l’irradiation d’une région est bien pire que n’importe quelle épidémie, fut-elle aussi grave que la peste ou le sida.
En effet :
- elle touche une région entière (en général, une épidémie laisse beaucoup de personnes indemnes).
- Elle dure des siècles (normalement au plus quelques dizaines d’années).
- Elle devient transmissible génétiquement à la descendance (au contraire, les microbes renforcent les défenses immunitaires et la santé des descendants).
- Ses effets s’accumulent avec le temps, la santé se dégrade de façon pernicieuse sans qu’il soit possible d’imaginer le moindre traitement, bref elle est incurable en fin de compte.
Et tout cela est de notre seule responsabilité.
Sortons au plus vite du nucléaire !
Cordialement,

Etienne L. (05)

Il y a encore tant à faire

Je tenais a vous dire à quel point j’apprécie vos informations. C’est vraiment le meilleur côté du net…
Je suis maître de conférences en mécanique dans une fac de sciences appliquées, et malheureusement mes collègues du génie électrique sont tous pour le nucléaire (“nous consommons de plus en plus d’électricité”….). Et c’est bien sûr le message qu’ils font passer aux étudiants. Il y a encore tant à faire.
Bon courage

Catherine (Nord)

Merci et bravo, continuez à nous insuffler cette dose d’espoir nécessaire.

Florent

Bravo

Bravo, suis de coeur avec vous et regrette vivement de n’avoir pas la possibilité physique de manifester (84 ans) mais j’en parle quand je peux.

Thèrése G.

Merci, merci et encore merci !

On attend tous un “vrai” changement de cap sur notre gestion irresponsable de l’énergie. Mais, sans faire de politique, à force de regarder ailleurs, “la maison est DEJA brûlée”.
2007 est notre dernière chance pour sauver “la cave de la dite maison”, ne la ratons pas, je vous fais confiance.

Une dernière fois MERCI !

Elie (13)

Merci pour votre dévouement, j’apprécie vraiment

Tenez bon, on est là et on vous soutient dans le Nord et environs.

Bien cordialement à toute l’équipe pour son travail remarquable,

Courage,

Fred (Lille)

Des compliments !

Pour ma part, une fois encore, je n’ai que des compliments à vous faire ainsi qu’à toute l’équipe.
Des articles bien rédigés et pertinents, une présentation agréable et très lisible, une salutaire démystification de idées toutes faites et de l’idéologie dominante ; comment ne pas regretter que ces informations ne circulent pas hors de milieux qui, hélas, sont toujours les mêmes. Voir l’apathie de la population de notre région face au projet hyper-dément de Iter - c’est vrai qu’on lui promet de belles "retombées" !!
Encore bravo pour votre travail !

Helen & Jean-Paul
Castellane (04)

De la qualité et du crédit

Votre revue est de qualité, c’est le moins que l’on puisse dire. Elle n’en a que plus de crédit. Merci pour cette production et pour votre engagement.

Bonne journée.

Marie-Christine (05)

Fiabilité

Bravo pour la qualité toujours croissante et la fiabilité de votre revue.
J’ai acquis grâce à vous l’ouvrage sur Les Recommandations 2003 du Comité Européen du Risque de l’Irradiations - on peut lire dans ce très officiel ouvrage, p. 122, publié aux éditions Frison Roche, que dans les 50 années à venir, soixante millions de gens mourront de cancer suite aux retombées de Tchernobyl, sans compter ceux qui sont déja morts depuis 1986. Ce chiffre corrobore les prévisions de Gofmann dans les années 70, soit 0,05 % du chiffre des ’homrems’ soit 5 % homsievert (nombre habitants X dose collective) - il mériterait d’être affiché et publié !

Dtr J.B., licencié en Sciences de l’Environnement, Université Libre de Bruxelles

Niger : mais que fait Areva ?

Je suis allé sur le site de l’UNICEF et leur ai demandé pourquoi ils avaient besoin de notre argent pour financer des pompes à eau pour les enfants du Niger alors que le gouvernement de ce pays devrait quand même recevoir assez d’argent de la part d’Areva pour l’extraction du minerai d’uranium pour ses centrales à 3,3 milliards d’euros.
Salutations,
JC. (Rennes)

Mérite d’être encore plus connu !
En ce qui concerne l’aspect général, la couverture, la qualité des articles, et la qualité des photos sont de plus en plus de professionnelles !

Encore une fois, félicitations pour la qualité de l’ensemble de cette revue qui mérite d’être encore plus connue.

Cordialement.

David P.


L’Allemagne et la reprise du nucléaire en question
La nouvelle présidente de l’Europe, la chancelière allemande Angela Merkel, a tout dernièrement accordé un entretien aux journalistes français C. Ockrent et J.M. Colombani dans le cadre de l’émission de télévision France Europe Express.

Abordant la question des perspectives énergétiques européennes, et après avoir évoqué les menaces sur les fournitures d’hydrocarbures en provenance des pays de l’Est, Christine Ockrent, visiblement tout émoustillée, a enfin lâché la question que tout le monde attendait :
L’Allemagne va-t-elle (enfin) revenir sur le moratoire de 2000 et relancer l’industrie nucléaire ?
Apparemment un peu déçus de la réponse négative de la chancelière, les journalistes ont poursuivi en demandant si cette question était taboue en Allemagne.
Angela Merkel s’est tout d’abord déclarée en faveur de l’énergie nucléaire et très confiante dans les installations de son pays. Elle a expliqué qu’elle devait cependant respecter la décision prise dans le cadre du contrat de coalition sur cette question.
Elle a poursuivi en disant que cette question n’était certainement pas taboue mais qu’en tout état de cause, une politique de l’énergie ne pouvait se ramener à un débat pour ou contre la relance de l’industrie nucléaire.
Après avoir rappelé les contraintes spécifiques de cette industrie, avec en particulier le problème du traitement des déchets non résolus, la dépendance vis-à-vis de l’uranium qui est une ressource limitée, elle a expliqué aux journalistes un peu gênés, que les Français accordaient trop d’importance à cette question et que les Allemands quant à eux, préféraient mettre en œuvre un ambitieux programme d’économies d’énergie, d’efficacité énergétique et de développement des énergies renouvelables.
Elle a insisté sur le fait que ce programme faisait consensus et était très populaire.
Il permettra selon elle à l’Allemagne de se placer sur un secteur économique aux perspectives prometteuses pour l’emploi et l’innovation technologique.
Ce programme donc sera un facteur d’enrichissement pour le pays et de progrès pour l’environnement.
C’est aussi l’avis des syndicats allemands qui ne partagent pas l’optimisme vigoureux de la C.G.T. quant aux perspectives florissantes qu’offrirait une relance de l’énergie nucléaire.
Nos candidats aux responsabilités politiques seraient bien inspirés d’aborder cette question de politique énergétique (et d’autres) avec le même niveau d’intelligence pragmatique et de sens de l’intérêt général.
Recevoir une leçon d’intelligence et de tolérance de la part d’une personnalité a priori de droite et réactionnaire, nous fait mesurer par contraste à quel point c’est bien chez nous en France que règne le malaise et le “tabou” sur la question de notre modèle de production tout nucléaire.

Tant que nos politiques énergétiques n’auront que ce modèle comme horizon, les quelques éoliennes qui suscitent tant d’émois parmi les chasseurs, ne seront que le cache-sexe d’une fuite en avant et d’un renoncement à engager notre pays dans la mutation énergétique inéluctable qui s’annonce.

Tant que les arguments “Indépendance Nationale”, “Effet de Serre” seront utilisés comme des obus tirés depuis une ligne Maginot, la question de nos dérives vers la surconsommation des richesses naturelles sera esquivée, et l’avenir - s’il y en a un - se fera sans nous.

François D. (Avranches)

Toutes mes félicitations pour votre extraordinaire travail !

Votre dernière revue est particulièrement intéressante mais je ne peux pas la lire d’un trait de peur de faire quelques cauchemars...
Bon courage pour la suite.
A plus - Sincères salutations

Gilles P.

Bravo pour votre action !

Je suis praticien en Médecine traditionnelle chinoise et je laisse des dépliants d’information dans ma salle d’attente. En tant que thérapeute, je constate que l’irradiation d’une région est bien pire que n’importe quelle épidémie, fut-elle aussi grave que la peste ou le sida.
En effet :
- elle touche une région entière (en général, une épidémie laisse beaucoup de personnes indemnes).
- Elle dure des siècles (normalement au plus quelques dizaines d’années).
- Elle devient transmissible génétiquement à la descendance (au contraire, les microbes renforcent les défenses immunitaires et la santé des descendants).
- Ses effets s’accumulent avec le temps, la santé se dégrade de façon pernicieuse sans qu’il soit possible d’imaginer le moindre traitement, bref elle est incurable en fin de compte.
Et tout cela est de notre seule responsabilité.
Sortons au plus vite du nucléaire !
Cordialement,

Etienne L. (05)

Il y a encore tant à faire

Je tenais a vous dire à quel point j’apprécie vos informations. C’est vraiment le meilleur côté du net…
Je suis maître de conférences en mécanique dans une fac de sciences appliquées, et malheureusement mes collègues du génie électrique sont tous pour le nucléaire (“nous consommons de plus en plus d’électricité”….). Et c’est bien sûr le message qu’ils font passer aux étudiants. Il y a encore tant à faire.
Bon courage

Catherine (Nord)

Merci et bravo, continuez à nous insuffler cette dose d’espoir nécessaire.

Florent

Bravo

Bravo, suis de coeur avec vous et regrette vivement de n’avoir pas la possibilité physique de manifester (84 ans) mais j’en parle quand je peux.

Thèrése G.

Merci, merci et encore merci !

On attend tous un “vrai” changement de cap sur notre gestion irresponsable de l’énergie. Mais, sans faire de politique, à force de regarder ailleurs, “la maison est DEJA brûlée”.
2007 est notre dernière chance pour sauver “la cave de la dite maison”, ne la ratons pas, je vous fais confiance.

Une dernière fois MERCI !

Elie (13)

Merci pour votre dévouement, j’apprécie vraiment

Tenez bon, on est là et on vous soutient dans le Nord et environs.

Bien cordialement à toute l’équipe pour son travail remarquable,

Courage,

Fred (Lille)

Des compliments !

Pour ma part, une fois encore, je n’ai que des compliments à vous faire ainsi qu’à toute l’équipe.
Des articles bien rédigés et pertinents, une présentation agréable et très lisible, une salutaire démystification de idées toutes faites et de l’idéologie dominante ; comment ne pas regretter que ces informations ne circulent pas hors de milieux qui, hélas, sont toujours les mêmes. Voir l’apathie de la population de notre région face au projet hyper-dément de Iter - c’est vrai qu’on lui promet de belles "retombées" !!
Encore bravo pour votre travail !

Helen & Jean-Paul
Castellane (04)

De la qualité et du crédit

Votre revue est de qualité, c’est le moins que l’on puisse dire. Elle n’en a que plus de crédit. Merci pour cette production et pour votre engagement.

Bonne journée.

Marie-Christine (05)

Fiabilité

Bravo pour la qualité toujours croissante et la fiabilité de votre revue.
J’ai acquis grâce à vous l’ouvrage sur Les Recommandations 2003 du Comité Européen du Risque de l’Irradiations - on peut lire dans ce très officiel ouvrage, p. 122, publié aux éditions Frison Roche, que dans les 50 années à venir, soixante millions de gens mourront de cancer suite aux retombées de Tchernobyl, sans compter ceux qui sont déja morts depuis 1986. Ce chiffre corrobore les prévisions de Gofmann dans les années 70, soit 0,05 % du chiffre des ’homrems’ soit 5 % homsievert (nombre habitants X dose collective) - il mériterait d’être affiché et publié !

Dtr J.B., licencié en Sciences de l’Environnement, Université Libre de Bruxelles

Niger : mais que fait Areva ?

Je suis allé sur le site de l’UNICEF et leur ai demandé pourquoi ils avaient besoin de notre argent pour financer des pompes à eau pour les enfants du Niger alors que le gouvernement de ce pays devrait quand même recevoir assez d’argent de la part d’Areva pour l’extraction du minerai d’uranium pour ses centrales à 3,3 milliards d’euros.
Salutations,
JC. (Rennes)

Mérite d’être encore plus connu !
En ce qui concerne l’aspect général, la couverture, la qualité des articles, et la qualité des photos sont de plus en plus de professionnelles !

Encore une fois, félicitations pour la qualité de l’ensemble de cette revue qui mérite d’être encore plus connue.

Cordialement.

David P.