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La sortie du nucléaire marque des points

Septembre 2012 : Le Japon annonce l’arrêt progressif de sa production nucléaire d’ici à 2030

14 septembre 2012 |




Tokyo - Le gouvernement japonais a annoncé vendredi l’arrêt progressif de la production nucléaire d’ici à 2030, dix-huit mois après l’accident de Fukushima qui a provoqué une catastrophe sans précédent dans le monde depuis Tchernobyl il y a 25 ans.



Le Japon devient ainsi le troisième pays, après l’Allemagne et la Suisse, à faire part de son intention de stopper ses réacteurs depuis l’accident du 11 mars 2011 à Fukushima Daiichi (220 km au nord-est de Tokyo).

"Le gouvernement va instaurer toutes les mesures possibles pour amener la production nucléaire à zéro pendant les années 2030", a énoncé le gouvernement dans un document consacré au nouveau plan énergétique à établir pour tirer les conséquences de la catastrophe.

Il a édicté trois principes pour parvenir à cet objectif : ne plus construire de centrale nucléaire, arrêter les réacteurs existants après 40 ans d’activité et enfin n’accepter le redémarrage des tranches suspendues qu’après des examens de sécurité menés par une autorité ad hoc.

Avant l’accident, la production nucléaire représentait près de 30% de la consommation d’électricité et les autorités prévoyaient d’augmenter cette part à 53% d’ici à 2030.

Mais cette catastrophe qui a poussé une centaine de milliers d’habitants à fuir leur domicile, souvent sans perspective claire de retour, a complètement modifié la donne.

Le sentiment anti-nucléaire a fortement augmenté parmi la population et des manifestations sont régulièrement organisées contre l’exploitation de l’atome.

La production nucléaire a fortement baissé depuis l’accident et seuls 2 des 50 réacteurs sont actuellement en activité, dans le centre du Japon. Les 48 autres sont arrêtés, soit à cause d’un séisme soit en raison des mesures de sécurité supplémentaires exigées par les autorités après l’accident.

Mais les compagnies d’électricité, soutenues par une bonne partie des milieux d’affaires, réclament à cor et à cris de pouvoir redémarrer des tranches arrêtées.

Elles doivent en effet faire tourner leurs centrales thermiques à plein régime pour compenser le manque énergétique et doivent donc importer massivement des hydrocarbures, ce qui a plongé la balance commerciale dans le rouge.

Les autorités risquent donc de faire face à d’importantes oppositions avant de parvenir à l’objectif qu’elles viennent de fixer.

mm

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Le Japon devient ainsi le troisième pays, après l’Allemagne et la Suisse, à faire part de son intention de stopper ses réacteurs depuis l’accident du 11 mars 2011 à Fukushima Daiichi (220 km au nord-est de Tokyo).

"Le gouvernement va instaurer toutes les mesures possibles pour amener la production nucléaire à zéro pendant les années 2030", a énoncé le gouvernement dans un document consacré au nouveau plan énergétique à établir pour tirer les conséquences de la catastrophe.

Il a édicté trois principes pour parvenir à cet objectif : ne plus construire de centrale nucléaire, arrêter les réacteurs existants après 40 ans d’activité et enfin n’accepter le redémarrage des tranches suspendues qu’après des examens de sécurité menés par une autorité ad hoc.

Avant l’accident, la production nucléaire représentait près de 30% de la consommation d’électricité et les autorités prévoyaient d’augmenter cette part à 53% d’ici à 2030.

Mais cette catastrophe qui a poussé une centaine de milliers d’habitants à fuir leur domicile, souvent sans perspective claire de retour, a complètement modifié la donne.

Le sentiment anti-nucléaire a fortement augmenté parmi la population et des manifestations sont régulièrement organisées contre l’exploitation de l’atome.

La production nucléaire a fortement baissé depuis l’accident et seuls 2 des 50 réacteurs sont actuellement en activité, dans le centre du Japon. Les 48 autres sont arrêtés, soit à cause d’un séisme soit en raison des mesures de sécurité supplémentaires exigées par les autorités après l’accident.

Mais les compagnies d’électricité, soutenues par une bonne partie des milieux d’affaires, réclament à cor et à cris de pouvoir redémarrer des tranches arrêtées.

Elles doivent en effet faire tourner leurs centrales thermiques à plein régime pour compenser le manque énergétique et doivent donc importer massivement des hydrocarbures, ce qui a plongé la balance commerciale dans le rouge.

Les autorités risquent donc de faire face à d’importantes oppositions avant de parvenir à l’objectif qu’elles viennent de fixer.

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