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Sortir du nucléaire n°76

Hiver 2018

Au coeur de l’action

La porte d’information anti-nucléaire

Hiver 2018




Dans un village de Seine-et-Marne, à Veneux-les-Sablons, Ida Zannier et Yves Herbelot mènent une action d’information au long cours, en se servant d’une porte de garage en bois donnant sur le trottoir comme panneau d’affichage pour informer les passants. Une action simple et facile à mettre en place.



Comment vous est venue l’idée de cette action ?

Ida : C’est venu un peu tout seul, car j’avais déjà fait ce genre de choses dans d’autres domaines. Je suis éducatrice de rue, j’ai travaillé sur des sujets très sérieux et graves comme le sida, et toutes les occasions d’échanger, dans le milieu "naturel" des gens, étaient intéressantes. Cela peut se faire par l’échange direct avec les personnes mais aussi les affiches, pour faire passer un message, notamment aux personnes qui ne s’intéressent pas nécessairement au sujet.

En quoi consiste votre action antinucléaire précisément ?

Ida : Nous utilisons notre grande porte de garage, devant chez nous, et nous y affichons tout ce que produit le Réseau "Sortir du nucléaire" en termes d’information ; la carte de France antinucléaire, les infographies sur les déchets, sur le climat, etc. Ce n’est pas toujours très simple car la surface de la porte n’est pas extensible et en même temps il y a des infos essentielles de base qui nécessitent un maintien permanent. Il faut avoir le courage d’enlever des infos pour en mettre d’autres, c’est parfois compliqué ! Je dirais que cela fait même partie des écueils de cette action ; on doit tout le temps se poser la question de ce qu’on laisse, ce qu’on ajoute, ce qu’on supprime, et pourquoi. Nous faisons plastifier tout ce que l’on affiche, car sinon, cela s’abîme vite et nous voulons soigner le côté esthétique, par respect pour le voisinage. On a déjà essayé aussi de mettre des petits paniers avec des tracts à disposition, mais il faut tenir compte des intempéries, c’est plus de "logistique", mais les gens en prennent.

Qui sont les personnes qui s’arrêtent ?

Ida : Nous sommes situés sur le passage vers un sentier de grande randonnée et nous avions pensé que c’était intéressant d’offrir de l’information aux marcheurs ! En fait c’était une erreur, ils passent en groupe et se dissocient rarement pour venir lire les infos. Ce sont tout simplement les gens du village qui, pour aller en forêt, n’ont d’autre choix que de passer par cette petite rue et qui pour certains lisent les infos. Comme nous habitons à la campagne, nous sommes souvent dehors, le contact se fait facilement, ils nous questionnent. De plus, on vit ici depuis longtemps, les gens nous connaissent, pas que pour notre engagement antinucléaire : des fois on les croise dans le village et ils nous disent qu’ils ont lu tel article sur notre porte ! Les personnes âgées s’arrêtent assez facilement et, étonnamment, nous voyons aussi pas mal de jeunes, qui s’interrogent, et puis bien sûr, tous les âges au milieu.

Dire que tout le monde s’y intéresse serait un mensonge mais un certain nombre de personnes guettent les nouvelles infos et nous demandent de continuer. Cela reste une action à une petite échelle, comme semer des graines... Nous la voyons comme complémentaire des autres actions que l’on mène avec le groupe local en Seine-et-Marne, le CIREN.

Avez-vous des oppositions parfois, dans les réactions ?

Ida : Ce n’est pas très fréquent. Il peut y avoir une indifférence, mais de l’opposition, pas vraiment. Cela arrive beaucoup plus lorsque l’on va directement vers les gens, dans le cadre des actions de rue avec le CIREN ; là oui, il arrive que l’on rencontre des personnes totalement pro-nucléaires, même si ça reste anecdotique.

Auriez-vous des conseils à donner ?

Ida : Ce serait bien que d’autres fassent cette action et trouvent des solutions pour la distribution des tracts en libre-service ! Cela ne demande pas grand-chose, le matériel varié ne manque pas – les communiqués de presse du Réseau par exemple, ou les articles de journaux qui racontent les choses autrement –, il suffit de faire plastifier, c’est une action simple et à la portée de tout le monde.

Propos recueillis par Myriam Battarel

Comment vous est venue l’idée de cette action ?

Ida : C’est venu un peu tout seul, car j’avais déjà fait ce genre de choses dans d’autres domaines. Je suis éducatrice de rue, j’ai travaillé sur des sujets très sérieux et graves comme le sida, et toutes les occasions d’échanger, dans le milieu "naturel" des gens, étaient intéressantes. Cela peut se faire par l’échange direct avec les personnes mais aussi les affiches, pour faire passer un message, notamment aux personnes qui ne s’intéressent pas nécessairement au sujet.

En quoi consiste votre action antinucléaire précisément ?

Ida : Nous utilisons notre grande porte de garage, devant chez nous, et nous y affichons tout ce que produit le Réseau "Sortir du nucléaire" en termes d’information ; la carte de France antinucléaire, les infographies sur les déchets, sur le climat, etc. Ce n’est pas toujours très simple car la surface de la porte n’est pas extensible et en même temps il y a des infos essentielles de base qui nécessitent un maintien permanent. Il faut avoir le courage d’enlever des infos pour en mettre d’autres, c’est parfois compliqué ! Je dirais que cela fait même partie des écueils de cette action ; on doit tout le temps se poser la question de ce qu’on laisse, ce qu’on ajoute, ce qu’on supprime, et pourquoi. Nous faisons plastifier tout ce que l’on affiche, car sinon, cela s’abîme vite et nous voulons soigner le côté esthétique, par respect pour le voisinage. On a déjà essayé aussi de mettre des petits paniers avec des tracts à disposition, mais il faut tenir compte des intempéries, c’est plus de "logistique", mais les gens en prennent.

Qui sont les personnes qui s’arrêtent ?

Ida : Nous sommes situés sur le passage vers un sentier de grande randonnée et nous avions pensé que c’était intéressant d’offrir de l’information aux marcheurs ! En fait c’était une erreur, ils passent en groupe et se dissocient rarement pour venir lire les infos. Ce sont tout simplement les gens du village qui, pour aller en forêt, n’ont d’autre choix que de passer par cette petite rue et qui pour certains lisent les infos. Comme nous habitons à la campagne, nous sommes souvent dehors, le contact se fait facilement, ils nous questionnent. De plus, on vit ici depuis longtemps, les gens nous connaissent, pas que pour notre engagement antinucléaire : des fois on les croise dans le village et ils nous disent qu’ils ont lu tel article sur notre porte ! Les personnes âgées s’arrêtent assez facilement et, étonnamment, nous voyons aussi pas mal de jeunes, qui s’interrogent, et puis bien sûr, tous les âges au milieu.

Dire que tout le monde s’y intéresse serait un mensonge mais un certain nombre de personnes guettent les nouvelles infos et nous demandent de continuer. Cela reste une action à une petite échelle, comme semer des graines... Nous la voyons comme complémentaire des autres actions que l’on mène avec le groupe local en Seine-et-Marne, le CIREN.

Avez-vous des oppositions parfois, dans les réactions ?

Ida : Ce n’est pas très fréquent. Il peut y avoir une indifférence, mais de l’opposition, pas vraiment. Cela arrive beaucoup plus lorsque l’on va directement vers les gens, dans le cadre des actions de rue avec le CIREN ; là oui, il arrive que l’on rencontre des personnes totalement pro-nucléaires, même si ça reste anecdotique.

Auriez-vous des conseils à donner ?

Ida : Ce serait bien que d’autres fassent cette action et trouvent des solutions pour la distribution des tracts en libre-service ! Cela ne demande pas grand-chose, le matériel varié ne manque pas – les communiqués de presse du Réseau par exemple, ou les articles de journaux qui racontent les choses autrement –, il suffit de faire plastifier, c’est une action simple et à la portée de tout le monde.

Propos recueillis par Myriam Battarel



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Luttes et actions