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Revue de presse

Novembre 2017 / L’Express

La Russie reconnaît avoir détecté une pollution radioactive sur son territoire



Par LEXPRESS.fr avec AFP , publié le , mis à jour à

Contrôle de
            radioactivité près de Vladivostock, en Russie. 14 mars 2011
            (photo d'illustration).

Contrôle de radioactivité près de Vladivostock, en Russie. 14 mars 2011 (photo d'illustration).

REUTERS/Yuri Maltsev

Mi-octobre, la Russie avait nié avoir retrouvé des traces de ruthénium-106. Elle revient aujourd'hui sur ces positions.

L'agence russe de météorologie Rosguidromet a reconnu lundi qu'une concentration "extrêmement élevée" de ruthénium-106 avait été enregistrée fin septembre dans plusieurs régions de Russie. Une information qui vient confirmer les rapports de plusieurs réseaux européens de surveillance de la radioactivité

Des concentrations fortes près d'un ancien complexe nucléaire

Fin septembre en effet, plusieurs réseaux européens de surveillance de la radioactivité avaient repéré du ruthénium-106 dans l'atmosphère.. Les réseaux européens de surveillance de la radioactivité avaient conclu après leur enquête en expliquant que "la zone de rejet la plus plausible se situait entre la Volga et l'Oural", sans être en mesure de préciser la localisation exacte du point de rejet. 

Cependant, mi-octobre, la société d'État russe Rosatom qui gère l'activité de toutes les entreprises du secteur nucléaire en Russie avait rejeté ces conclusions. Elle avait assuré dans un communiqué cité par les médias russes que "dans les échantillons relevés du 25 septembre au 7 octobre, y compris dans le sud de l'Oural, aucune trace de ruthénium-106 n'a été découvert à part à Saint-Pétersbourg"

Selon Rosguidromet, la concentration la plus élevée a finalement été enregistrée par la station d'Arguaïach, un village du sud de l'Oural situé à 30 kilomètres du complexe nucléaire Maïak. Ce dernier avait été touché par un des pires accidents nucléaires de l'histoire en 1957 et il sert aujourd'hui de site de retraitement de combustible nucléaire usé. 

Greenpeace demande "une enquête approfondie"

"Le radio-isotope Ru-106 a été détecté par les stations d'observation d'Arguaïach et de Novogorny" entre le 25 septembre et le 1er octobre, précise l'agence russe dans un communiqué, ajoutant qu'à Arguaïach, "une concentration extrêmement élevée" de ruthénium-106 "excédant de 986 fois" les taux enregistrés le mois précédent a été détectée. 

L'agence russe ajoute que le ruthénium-106 a ensuite été détecté au Tatarstan puis dans le sud de la Russie. Dès le 29 septembre, il s'est ensuite fixé "dans tous les pays européens, à partir de l'Italie et vers le nord de l'Europe". 

Dans un communiqué, Greenpeace Russie a appelé Rosatom à "mener une enquête approfondie et à publier des données sur les événements arrivés à Maïak". "Greenpeace va envoyer une lettre au parquet pour demander l'ouverture d'une enquête sur la dissimulation éventuelle d'un incident nucléaire", ajoute ce communiqué publié sur le site internet de l'association. 

Pas de conséquences pour la santé humaine et l'environnement

L'institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) françaisprécisait que la source de la pollution ne pouvait provenir d'un réacteur nucléaire, car d'autres éléments radioactifs auraient été détectés. Était plutôt privilégiée "l'hypothèse d'un rejet issu d'une installation" liée au cycle du combustible nucléaire ou de fabrication de sources radioactives. 

Le ruthénium-106 est un produit de fission issu de l'industrie nucléaire, par ailleurs utilisé pour des traitements médicaux. 

"Les niveaux de concentration dans l'air en ruthénium-106 qui ont été relevés en Europe et a fortiori en France sont sans conséquence tant pour la santé humaine que pour l'environnement", a noté l'IRSN. (Sic)

Depuis la catastrophe nucléaire de Tchernobyl en Ukraine soviétique, en 1986, qui avait contaminé une bonne partie de l'Europe, les craintes de l'Occident sur la sécurité des installations nucléaires soviétiques puis russes n'ont jamais été levées. 

 

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