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L’industrie nucléaire est en faillite !

Grand carénage : la Cour des Comptes pointe l’aveuglement d’EDF

10 février 2016 | Communiqué de presse




Alors que la Cour des Comptes vient de publier un rapport sur la maintenance des centrales nucléaires, le Réseau "Sortir du nucléaire“ dénonce le déni du gouvernement et d’EDF quant à l’urgence de fermer les centrales vieillissantes.



Ce rapport confirme en effet que ni EDF ni l’État n’ont intégré la fermeture de centrales autres que Fessenheim dans leur chiffrage de la politique énergétique. EDF et le gouvernement ont donc fait le choix de s’asseoir non seulement sur les objectifs de réduction de la part du nucléaire fixés par la loi de transition énergétique, mais aussi sur les enjeux de sûreté.

Les deux tiers des réacteurs français ont déjà dépassé 30 ans de fonctionnement et le vieillissement des réacteurs ne sera pas résolu par des opérations de rafistolage, si coûteuses soient-elles. Plusieurs composants essentiels pour la sûreté et vulnérables au vieillissement (cuve, enceinte de confinement) ne peuvent pas être remplacés. Dans les évaluations d’EDF, la prolongation des réacteurs existants aboutirait à porter l’âge moyen du parc à 45 ans en 2030. Or l’Autorité de sûreté nucléaire elle-même rappelle que la prolongation des réacteurs au-delà de 40 ans ne doit surtout pas être tenue pour acquise.

En matière de choix énergétiques, la priorité doit être donnée à la sécurité, avant la rentabilité. L’ignorer reviendrait à prendre le risque d’un accident - dont les impacts financiers pourraient atteindre 760 milliards d’euros, selon l’IRSN !

Il est inacceptable que la Ministre de l’Environnement continue de s’aligner sur la position d’EDF et refuse toujours d’envisager la fermeture de nouveaux réacteurs (allant même jusqu’à renier les estimations de ses propres services, qui pointaient un "non-besoin" d’une vingtaine de réacteurs à l’horizon 2025, hypothèse étudiée par la Cour des Comptes).

Ce manque de courage politique doit cesser ! Pour respecter la promesse de réduire la part du nucléaire et protéger la population contre un risque d’accident, il est indispensable que la Programmation Pluriannuelle de l’Énergie prévue en 2016 prévoie la fermeture immédiate des réacteurs les plus anciens et pose les bases pour une sortie du nucléaire en urgence.

Enfin, comme le confirme ce rapport, EDF est particulièrement mal préparé au grand carénage, y compris du point de vue des ressources humaines. Alors que la dosimétrie collective a déjà augmenté ces dernières années, le Réseau "Sortir du nucléaire" rappelle que les travaux inédits qui seront réalisés dans le cadre du grand carénage s’accompagneront de risques supplémentaires d’irradiation pour les travailleurs concernés, qui seront majoritairement des sous-traitants. Le "grand carénage" risque de tourner au "grand carnage" !

Contact presse - 02 43 94 72 88

Chargée de communication - 06 64 66 01 23

Ce rapport confirme en effet que ni EDF ni l’État n’ont intégré la fermeture de centrales autres que Fessenheim dans leur chiffrage de la politique énergétique. EDF et le gouvernement ont donc fait le choix de s’asseoir non seulement sur les objectifs de réduction de la part du nucléaire fixés par la loi de transition énergétique, mais aussi sur les enjeux de sûreté.

Les deux tiers des réacteurs français ont déjà dépassé 30 ans de fonctionnement et le vieillissement des réacteurs ne sera pas résolu par des opérations de rafistolage, si coûteuses soient-elles. Plusieurs composants essentiels pour la sûreté et vulnérables au vieillissement (cuve, enceinte de confinement) ne peuvent pas être remplacés. Dans les évaluations d’EDF, la prolongation des réacteurs existants aboutirait à porter l’âge moyen du parc à 45 ans en 2030. Or l’Autorité de sûreté nucléaire elle-même rappelle que la prolongation des réacteurs au-delà de 40 ans ne doit surtout pas être tenue pour acquise.

En matière de choix énergétiques, la priorité doit être donnée à la sécurité, avant la rentabilité. L’ignorer reviendrait à prendre le risque d’un accident - dont les impacts financiers pourraient atteindre 760 milliards d’euros, selon l’IRSN !

Il est inacceptable que la Ministre de l’Environnement continue de s’aligner sur la position d’EDF et refuse toujours d’envisager la fermeture de nouveaux réacteurs (allant même jusqu’à renier les estimations de ses propres services, qui pointaient un "non-besoin" d’une vingtaine de réacteurs à l’horizon 2025, hypothèse étudiée par la Cour des Comptes).

Ce manque de courage politique doit cesser ! Pour respecter la promesse de réduire la part du nucléaire et protéger la population contre un risque d’accident, il est indispensable que la Programmation Pluriannuelle de l’Énergie prévue en 2016 prévoie la fermeture immédiate des réacteurs les plus anciens et pose les bases pour une sortie du nucléaire en urgence.

Enfin, comme le confirme ce rapport, EDF est particulièrement mal préparé au grand carénage, y compris du point de vue des ressources humaines. Alors que la dosimétrie collective a déjà augmenté ces dernières années, le Réseau "Sortir du nucléaire" rappelle que les travaux inédits qui seront réalisés dans le cadre du grand carénage s’accompagneront de risques supplémentaires d’irradiation pour les travailleurs concernés, qui seront majoritairement des sous-traitants. Le "grand carénage" risque de tourner au "grand carnage" !

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Thèmes
Nucléaire et économie