Réseau Sortir du nucléaire
BoutiqueAgendaFaire un donEN

Des accidents nucléaires partout

Image / illustration
France : Laboratoire souterrain de l’Andra à Bure : Éboulement mortel




26 janvier 2016


Mardi 26 janvier à 12h40, un éboulement mortel s’est produit dans les galeries souterraines du "laboratoire" de Bure, où l’Andra effectue des recherches pour enfouir à 500 m les déchets les plus radioactifs produits par l’industrie nucléaire. Une personne est décédée et une autre gravement blessée.


Ce que dit l’Andra :

Accident au Laboratoire souterrain de l’Andra en Meuse / Haute-Marne

Aujourd’hui à 12h20, un éboulement s’est produit au bout d’une galerie d’expérimentation du Laboratoire souterrain en cours de creusement où intervenaient des salariés d’une entreprise prestataire lors d’une opération de boulonnage.

Lire le communiqué de presse

http://www.andra.fr/andra-meusehautemarne/index.php?id=actualite_4_4_1&art=5976

Ce que dit la presse :

L’éboulement de Bure relance la polémique sur l’enfouissement des déchets nucléaires
Par PASCALE BRAUN - Publié le 27 janvier 2016, à 11h43

Le laboratoire d’enfouissement des déchets hautement radioactifs de Bure (Meuse) a connu le 26 janvier un deuxième accident mortel depuis le début du creusement en 2000. Selon l’Andra, un arrêt prolongé du chantier ne mettrait pas en cause le projet Cigéo. Mais l’accident pose la question de la sécurité des techniques de creusement.

Le parquet de Bar-le-Duc (Meuse) a ouvert une enquête pour déterminer les circonstances dans lesquelles un ouvrier âgé de 42 ans employé par Eiffage infrastructure a trouvé la mort dans un éboulement survenu au laboratoire de l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) à Bure. Le chantier emploie actuellement 400 personnes, dont 160 agents de l’Andra et 240 salariés d’entreprises prestataires travaillant dans les mêmes conditions de sécurité. Directeur du site, Jean-Claude Baillet a indiqué au cours d’une conférence de presse que l’accident ne remettait pas en cause l’ensemble du programme. Le chantier de creusement est momentanément suspendu, les expérimentations se poursuivant via les installations pilotées depuis sa surface.

Un précédent en 2002

L’éboulement, qui s’est produit lors d’une opération de boulonnage, a causé le premier accident mortel depuis que l’Andra est passé de la phase[…]

http://www.usinenouvelle.com/article/l-eboulement-de-bure-relance-la-polemique-sur-l-enfouissement-des-dechets-nucleaires.N376037


Eboulement meurtrier sur le site d’enfouissement de déchets nucléaires de Bure
Le Monde.fr avec AFP | 26.01.2016 à 14h16 • Mis à jour le 26.01.2016 à 17h35

Une personne est morte et une autre a été blessée, mardi 26 janvier, dans un éboulement sur le site du laboratoire souterrain de l’Agence nationale pour la gestion des déchets nucléaires (Andra) à Bure, ont indiqué les pompiers.

Les deux victimes se trouvaient dans une galerie souterraine au moment de l’accident, signalé vers 12 h 30. Des relevés géophysiques étaient effectués lorsque le front de taille d’un fond de galerie a glissé, atteignant mortellement un technicien de la société Eiffage, explique la préfecture de la Meuse dans un communiqué.

« La galerie a été entièrement évacuée, les vérifications de stabilité sont en cours », ajoute la préfecture, qui précise qu’une enquête a été ouverte par le procureur de la République de Bar-le-Duc. Ce dernier s’est rendu sur place, tout comme l’inspection du travail. Une cellule psychologique a également été mise en place pour les employés.

Un accident mortel a déjà eu lieu en 2002 sur ce site, qui doit accueillir dans le cadre du projet Cigéo (centre industriel de stockage géologique) les déchets les plus radioactifs (3 % du total des déchets nucléaires) à 500 mètres sous terre. Un mineur avait trouvé la mort à plus de 200 mètres de profondeur lors du creusement d’un des deux puits d’accès. Le chantier avait été arrêté plusieurs mois.

Un projet contesté par des associations locales

L’installation du laboratoire souterrain de l’Andra a débuté en 2000. « Outil scientifique », il servait dans un premier temps à déterminer la faisabilité du stockage géologique de déchets nucléaires. Après 2006, il est entré dans la phase de préparation de l’implantation du projet Cigéo, mettant en place des campagnes de creusement des galeries où doivent être entreposés les déchets.

Cigéo, qui a fait l’objet d’un débat public en 2013, est contesté par des écologistes et des associations locales. Il doit encore être validé par le Parlement. Après avoir tenté de faire avancer le dossier grâce à un article de la loi Macron, finalement censuré par le Conseil constitutionnel, le gouvernement a annoncé qu’un texte spécifique serait présenté en 2016.

Europe Ecologie-Les Verts appelle dans un communiqué à tirer les conclusions de l’accident mortel de mardi « sur l’arrêt immédiat du projet face à des risques majeurs pour la santé et la sécurité des populations ». Plusieurs associations antinucléaires ont rappelé leur souhait de voir Cigéo abandonné.

Lire : A Bure, un campement contre « la poubelle nucléaire »

La ministre de l’écologie et de l’énergie, Ségolène Royal, a rendu le 15 janvier son verdict sur le coût global du projet Cigéo, qui faisait l’objet de chiffrages divergents, en fixant son évaluation à 25 milliards d’euros. « Le coût afférent à la mise en œuvre des solutions de gestion à long terme des déchets radioactifs de haute activité et de moyenne activité à vie longue est évalué sur une période de cent quarante ans à partir de 2016 », précise un arrêté signé le 15 janvier par la ministre.

Le calendrier du projet Cigéo prévoit un décret d’autorisation en 2018 et une mise en service industrielle en 2025. La construction des installations de stockage pourrait débuter à l’horizon 2020.

http://www.lemonde.fr/societe/article/2016/01/26/bure-un-mort-dans-un-eboulement-sur-le-site-d-enfouissement-de-dechets-nucleaires_4853984_3224.html


Déchets nucléaires à Bure : un mort sur le site du laboratoire
26/01/2016 à 13:39, actualisé à 16:07

L’accident s’est produit ce mardi à 12h40 dans une galerie souterraine d’un laboratoire souterrain de l’Agence nationale pour la gestion des déchets nucléaires (Andra), qui travaille sur le projet d’enfouissement des déchets nucléaires à Bure (Meuse). Un éboulement est survenu lors de forages, atteignant un technicien de la société Eiffage, décédé dans l’accident. L’un de ses collègues a été légèrement blessé.

Vers 12h40, une personne est morte dans un éboulement sur un site d’un laboratoire souterrain de l’Agence nationale pour la gestion des déchets nucléaires (Andra) à Bure (Meuse), qui a fait aussi un blessé. Une galerie en chantier

L’éboulement a eu lieu dans une galerie en chantier du laboratoire de l’Andra à Bure. Ce labo est exploité depuis 2008. Un accident mortel avait déjà interrompu sa construction pendant un an en 2002.

Ce laboratoire n’est pas un site nucléaire destiné à accueillir des déchets nucléaires. Sa mission est d’étudier la constitution et l’évolution géologique dans l’optique de la construction de Cigéo, le futur centre de stockage des déchets, qui doit être installé à proximité de ce laboratoire. La galerie a été évacuée

Selon la préfecture de la Meuse, le front de taille d’un fond de galerie a glissé alors que des relevés géo-physiques étaient en cours. Un éboulement est survenu lors des forages, atteignant un technicien de la société Eiffage. Celui-ci est décédé, l’un de ses collègues est légèrement blessé. La galerie a été entièrement évacuée, les vérifications de stabilité son en cours.

C’est la première fois qu’un accident de ce genre se produit sur ce site, qui doit accueillir les déchets les plus radioactifs du parc nucléaire français, à 500 mètres de profondeur.

En revanche, nos confrères de l’Est républicain rappellent qu’il y avait déjà eu un accident du travail sur ce chantier le 15 mai 2002 : un mineur de 33 ans avait trouvé la mort à 226 mètres sous terre, lors du creusement d’un des deux puits d’accès. Le chantier pas lancé avant 2020

Le projet Cigéo, piloté par l’Andra, et contesté par des écologistes et des associations locales, doit accueillir les déchets les plus radioactifs (3% du total) à 500 mètres sous terre à Bure, ainsi que ceux ayant la durée de vie la plus longue.

Cigéo doit encore être validé par le Parlement. Le gouvernement a annoncé l’an dernier qu’un texte spécifique serait présenté en 2016, après avoir tenté de faire avancer le dossier via un article de la loi Macron, finalement censuré par le Conseil constitutionnel.

Le calendrier du projet prévoit un décret d’autorisation en 2018 et une mise en service industrielle en 2025. La construction des installations de stockage pourrait débuter à l’horizon 2020.

http://www.republicain-lorrain.fr/actualite/2016/01/26/eboulement-sur-le-site-d-enfouissement-de-dechets-nucleaires-de-bure


Eboulement mortel sur le site de stockage de déchets nucléaires de Bure
26 Janv. 2016, 14h11 | MAJ : 26 Janv. 2016, 15h48

Un éboulement s’est produit sur le site du laboratoire souterrain destiné au stockage des déchets nucléaires à Bure (Meuse). Une personne est décédée et une autre est dans un état grave, ont déclaré les secours. On ignore pour l’instant si les victimes se trouvent dans le laboratoire souterrain ou non.

C’est sur ce site que le projet Cigéo, piloté par l’Andra (Agence nationale pour la gestion des déchets nucléaires), doit accueillir les déchets les plus radioactifs (3% du total des déchets nucléaires) à 500 mètres sous terre, ainsi que ceux ayant la durée de vie la plus longue.

Les secours ont été appelés sur place par l’Andra alors que l’accident est survenu vers 12h30, selon l’Est républicain. Un poste de commandement a été mis en place sur le site géré par l’Andra, à l’extérieur. Le service sauvetage-déblaiement est en cours d’intervention. Une cellule de crise a été mise en place. Une conférence de presse est prévue à 15 heures.

C’est la première fois qu’un accident de cet ordre a lieu sur le site.

Le projet Cigéo doit encore être validé par le Parlement. Le gouvernement a annoncé l’an dernier qu’un texte spécifique serait présenté en 2016, après avoir tenté de faire avancer le dossier via un article de la loi Macron, finalement censuré par le Conseil constitutionnel.

Le calendrier du projet prévoit un décret d’autorisation en 2018 et une mise en service industrielle en 2025. La construction des installations de stockage pourrait débuter à l’horizon 2020

Régulièrement, les opposants organisent des manifestations contre le projet.

http://www.leparisien.fr/faits-divers/eboulement-mortel-sur-le-site-de-stockage-de-dechets-nucleaires-de-bure-26-01-2016-5486845.php#xtref=https%3A%2F%2Fwww.google.fr

Nos observations :

Éboulement mortel dans le "laboratoire" de Bure : il faut stopper le projet d’enfouissement !

Mardi 26 janvier à 12h40, un éboulement mortel s’est produit dans les galeries souterraines du "laboratoire" de Bure, où l’Andra effectue des recherches pour enfouir à 500 m les déchets les plus radioactifs produits par l’industrie nucléaire. Une personne est décédée et une autre gravement blessée. Nos pensées vont aux victimes et à leurs proches.

Dans l’attente d’informations précises sur les circonstances et les conséquences de l’accident, les opposants à Cigéo ne peuvent qu’exprimer leurs interrogations :

  • Si l’Andra n’est pas à même d’assurer la sécurité de son propre chantier, comment prétend-elle sécuriser sur plus de 100 ans un projet démentiel qui comprendrait plus de 300 km de galeries et 5 km de descenderie ? Si Cigéo est un jour construit, comment pourra-t-on éviter des accidents similaires - et d’autant plus si, sous la pression d’EDF, une version "low-cost" est retenue ?
  • Alors que l’Andra présentait le sous-sol de Bure comme un coffre-fort inébranlable, cet éboulement pose clairement la question de la stabilité réelle de l’argile souterraine dans laquelle pourrait être creusé Cigéo. Si des fractures souterraines, liées notamment aux forages, apparaissent dans le laboratoire, qu’en sera-t-il si le centre de stockage souterrain est construit et connaît un tel accident alors qu’il est rempli de déchets radioactifs ? Cet éboulement confirme que la "réversibilité"de l’enfouissement est impossible à garantir.

Alors qu’une proposition de loi a été déposée, portant sur la réversibilité et le lancement de la "phase pilote", il est urgent de stopper le projet d’enfouissement. Cet accident ne fait que confirmer les risques démesurés de celui-ci, dénoncés depuis plus de 20 ans par les opposants.

Cher, dangereux et insensé, le projet Cigéo/BURE doit être abandonné immédiatement et la France doit tout mettre en oeuvre pour stopper en urgence sa production de déchets radioactifs.

Réaction commune du Réseau "Sortir du nucléaire", de la Coordination Bure Stop et des opposant-es et habitant-es en lutte contre CIGEO de Bure et d’ailleurs.

http://www.sortirdunucleaire.org/Eboulement-mortel-dans-le-laboratoire-de-Bure-il