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Des accidents nucléaires partout

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France : Gravelines : Défaut d’isolement de l’enceinte de confinement lors du rechargement du combustible sur l’unité de production n° 2




12 octobre 2015


Le 29 août 2015, alors que l’unité est toujours à l’arrêt, un défaut est détecté sur un clapet. Une opération de maintenance est programmée. Le 8 octobre, la vanne reliée au clapet est ouverte dans le cadre d’une vidange a effectuer sur les colonnes de protection incendie. Les équipes profitent donc de cette intervention pour planifier la maintenance sur le clapet. Cette intervention nécessite que la vanne associée au clapet soit fermée. Le 12 octobre à 5h00 du matin, lors des opérations de rechargement du combustible, l’intervention sur le clapet débute. A 23h43, le chef d’exploitation détecte que la vanne associée au clapet est ouverte alors que l’intervention sur ce dernier est en cours.


Ce que dit EDF :

Défaut d’isolement de l’enceinte de confinement lors du rechargement du combustible sur l’unité de production n° 2
Publié le 15/10/2015

Depuis le 20 août 2015, l’unité de production n° 2 de la centrale de Gravelines est en arrêt programmé pour recharger du combustible et réaliser des opérations de maintenance.

Au niveau du bâtiment réacteur de chaque unité de production, les échanges de fluide entre l’intérieur et l’extérieur se font via des tuyauteries munies de vannes et de clapets de part et d’autre de l’enceinte de confinement*.

Dans le cadre de cet arrêt, les équipes ont détecté le maintien en position ouverte d’une vanne contribuant à l’intégrité de la troisième barrière de confinement et normalement fermé à ce stade des opérations.

Le 29 août 2015, alors que l’unité est toujours à l’arrêt, un défaut est détecté sur un clapet. Une opération de maintenance est programmée.

Le 8 octobre, la vanne reliée au clapet est ouverte dans le cadre d’une vidange a effectuer sur les colonnes de protection incendie.

Les équipes profitent donc de cette intervention pour planifier la maintenance sur le clapet. Cette intervention nécessite que la vanne associée au clapet soit fermée. Le 12 octobre à 5h00 du matin, lors des opérations de rechargement du combustible, l’intervention sur le clapet débute.

A 23h43, le chef d’exploitation détecte que la vanne associée au clapet est ouverte alors que l’intervention sur ce dernier est en cours.

A 23h46, l’équipe ferme immédiatement la vanne depuis la salle de commande. Cela a permis de garantir l’intégrité de l’enceinte de confinement.

Cet événement n’a pas eu de conséquence réelle sur la sûreté de l’installation et sur l’environnement.

La détection de cet écart, au-delà du délai requis d’une heure constitue un écart aux règles générales d’exploitation.

En raison du non-respect des règles générales d’exploitation et de sa détection tardive, la direction de la centrale l’a déclaré le 14 octobre 2015 au niveau 1 de l’échelle INES qui en compte 7.

*L’enceinte de confinement, est un bâtiment en béton à l’intérieur duquel se trouvent la cuve, le coeur du réacteur, les générateurs de vapeur et le pressuriseur. Elle constitue la troisième des trois barrières existant entre les produits radioactifs contenus dans le coeur du réacteur et l’environnement (la première barrière est la gaine du combustible, la deuxième est le circuit primaire). Elle est destinée, en cas d’accident, à retenir les produits radioactifs qui seraient libérés lors d’une rupture du circuit primaire ou d’un accident de manutention combustible.

https://www.edf.fr/groupe-edf/producteur-industriel/carte-des-implantations/centrale-nucleaire-de-gravelines/actualites ?

Ce que dit l’ASN :

Défaut d’isolement de l’enceinte de confinement du réacteur 2
20/10/2015

 Centrale nucléaire de Gravelines - Réacteurs de 900 MWe - EDF

Le 14 octobre 2015, l’exploitant de la centrale nucléaire de Gravelines a déclaré à l’ASN un événement significatif pour la sûreté relatif à un défaut d’isolement de l’enceinte de confinement du réacteur 2.

L’enceinte de confinement, appelé aussi bâtiment réacteur (BR), est un bâtiment en béton à l’intérieur duquel se trouvent la cuve, le cœur du réacteur, les générateurs de vapeur ainsi que les principaux auxiliaires assurant la sûreté du réacteur. Elle constitue la troisième des barrières existant entre les produits radioactifs contenus dans le cœur du réacteur et l’environnement (la première barrière est la gaine du combustible, la deuxième barrière est le circuit primaire). Elle est destinée, en cas d’accident, à retenir les produits radioactifs qui seraient libérés lors d’une rupture du circuit primaire. De ce fait, son étanchéité est particulièrement surveillée. De nombreuses canalisations traversent cette enceinte. Des vannes, situées de part et d’autre de la paroi de béton, permettent d’obturer chacune des canalisations lorsque les spécifications techniques, les procédures de conduite ou la situation exigent l’étanchéité complète de l’enceinte.

Depuis le 22 août 2015, le réacteur 2 de Gravelines est en arrêt pour maintenance et rechargement de son combustible. Dans le cadre de cet arrêt, une maintenance sur le clapet d’une tuyauterie de protection incendie, située dans le bâtiment réacteur, est programmée. Cette canalisation traverse l’enceinte de confinement du réacteur, elle participe donc à son étanchéité. Afin d’intervenir sur le clapet, une vanne est ouverte pour vidanger la canalisation.

Le 12 octobre 2015 matin, alors que les opérations de rechargement du combustible sont en cours, l’intervention sur le clapet de la canalisation incendie débute. En fin de journée, le chef d’exploitation détecte que la vanne associée au clapet est ouverte. De ce fait l’intégrité de la troisième barrière de confinement n’est plus assurée, ce qui est contraire aux règles d’exploitation, notamment lors des opérations de rechargement du combustible.

Dès la découverte de cet écart, la fermeture de la vanne est réalisée depuis la salle de commande. Toutefois cette opération est effectuée dans un délai supérieur à celui prévu par les règles générales d’exploitation.

Cet événement n’a pas eu de conséquence réelle sur les installations, les travailleurs et l’environnement.

Cet évènement a été classé au niveau 1 de l’échelle INES par l’exploitant, du fait de la détection tardive de l’écart.

http://www.asn.fr/Controler/Actualites-du-controle/Avis-d-incident-des-installations-nucleaires/Defaut-d-isolement-de-l-enceinte-de-confinement-du-reacteur-2