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Nos communiqués de presse

Communiqué commun du Réseau "Sortir du nucléaire", Alsace Nature, Comité pour la Sauvegarde de Fessenheim et de la plaine du Rhin, Stop Fessenheim et Stop Transports - Halte au Nucléaire

Fessenheim : un recours contre le rafistolage coûteux et inutile de réacteurs en fin de vie

Communiqué du 4 novembre 2014



Mercredi 5 novembre 2014, le Conseil d’Etat examinera le recours déposé par le Réseau "Sortir du nucléaire", Alsace Nature, le Comité pour la Sauvegarde de Fessenheim et de la plaine du Rhin, Stop Fessenheim et Stop Transports - Halte au Nucléaire, pour remettre en cause les travaux réalisés sur le radier du réacteur 1 de Fessenheim. Inutiles et coûteux, ces travaux n’ont apporté aucune amélioration de sûreté à cette centrale qui doit être mise à l’arrêt au plus vite.



Des travaux inutiles et dangereux réalisés suite à une procédure douteuse

Le 4 juillet 2011, l’Autorité de sûreté nucléaire a donné son feu vert à la poursuite du fonctionnement du réacteur n°1 de la centrale nucléaire de Fessenheim au-delà de 30 ans à la condition que soient réalisés certaines modifications, dont le renforcement de son radier (ce plancher en béton situé sous le réacteur est de loin le moins épais de tout le parc nucléaire français). C’est ainsi qu’en 2013, EDF a entrepris des travaux sans précédent, consistant à couler une couche de béton supplémentaire sous la cuve du réacteur et à creuser un canal dans la structure déjà existante. Ce dispositif qui n’a jamais été testé, est supposé ralentir de quelques heures une pollution irréversible de la plus grande nappe phréatique d’Europe en cas de fusion du cœur du réacteur.

Ces travaux n’étaient donc pas destinés à prévenir un accident, mais à en amoindrir les conséquences. De plus, comme le montre l’expertise de Bernard Laponche, docteur ès-sciences, ces modifications seraient susceptibles de fragiliser la structure de confinement, et donc de dégrader encore plus la sûreté du réacteur !

Enfin, au vu de leur ampleur, de leur caractère inédit et de leurs conséquences, ces travaux auraient dû faire l’objet de la procédure d’autorisation telle que prévue par l’article L 593-14 du Code de l’environnement, qui impose notamment une enquête publique en cas de modification notable d’une installation nucléaire.

L’alibi de travaux coûteux pour éviter une fermeture incontournable

À l’heure où les économies d’énergie et les énergies renouvelables manquent cruellement de financements, ce sont donc plusieurs dizaines de millions d’euros par réacteur qui ont été gaspillés dans ces travaux de rafistolage inutiles. Ceux-ci n’ont rien changé aux risques propres à la centrale (situation en zone sismique et en contrebas du grand canal d’Alsace), ni à son inéluctable et dangereux vieillissement. Pour preuve, les réacteurs, qui menacent toute une région européenne, continuent d’accumuler plus de pannes et d’incidents inquiétants que les autres centrales françaises…

La centrale de Fessenheim est dangereuse et doit être arrêtée immédiatement [1], comme tous les réacteurs nucléaires ayant dépassé les 30 ans de fonctionnement. Il est inacceptable que les sommes engagées pour ces travaux inutiles servent d’alibi pour repousser cette fermeture ou justifier un « échange » avec deux autres réacteurs "de moindre qualité", ainsi que l’a dit la Ministre de l’Environnement.

Le Réseau "Sortir du nucléaire", Alsace Nature, Stop Transports - Halte au nucléaire, Stop Fessenheim et le Comité pour la Sauvegarde de Fessenheim et de la plaine du Rhin ont déposé un recours devant le Conseil d’État à l’encontre de cette autorisation de travaux. L’audience aura lieu le mercredi 5 novembre, à 14 h, au Conseil d’État (1, place du Palais Royal à Paris), en présence des représentants des associations.

Pour plus d’informations :

Consulter notre dossier juridique et les travaux de Bernard Laponche : http://www.sortirdunucleaire.org/Fessenheim-radier

Contacts :

Réseau "Sortir du nucléaire" :

Charlotte Mijeon, sur place – 06 64 66 01 23

Marie Frachisse – 07 62 58 01 23

Stop Fessenheim :

André Hatz (porte-parole), sur place - 06 82 02 69 79

Bernard Laponche, polytechnicien et docteur en physique des réacteurs nucléaires, sur place – 06 08 90 52 48

En savoir plus sur la campagne "Stop au rafistolage !" : http://www.sortirdunucleaire.org/stop-rafistolage


Notes

[1Selon un rapport commandé par le ministère de l’Environnement du Bade-Wurtemberg, Fessenheim aurait déjà dû être fermée si on lui avait appliqué les critères de sûreté en vigueur en Allemagne : http://www.sortirdunucleaire.org/Analyse-de-l-Oko-Institut

Des travaux inutiles et dangereux réalisés suite à une procédure douteuse

Le 4 juillet 2011, l’Autorité de sûreté nucléaire a donné son feu vert à la poursuite du fonctionnement du réacteur n°1 de la centrale nucléaire de Fessenheim au-delà de 30 ans à la condition que soient réalisés certaines modifications, dont le renforcement de son radier (ce plancher en béton situé sous le réacteur est de loin le moins épais de tout le parc nucléaire français). C’est ainsi qu’en 2013, EDF a entrepris des travaux sans précédent, consistant à couler une couche de béton supplémentaire sous la cuve du réacteur et à creuser un canal dans la structure déjà existante. Ce dispositif qui n’a jamais été testé, est supposé ralentir de quelques heures une pollution irréversible de la plus grande nappe phréatique d’Europe en cas de fusion du cœur du réacteur.

Ces travaux n’étaient donc pas destinés à prévenir un accident, mais à en amoindrir les conséquences. De plus, comme le montre l’expertise de Bernard Laponche, docteur ès-sciences, ces modifications seraient susceptibles de fragiliser la structure de confinement, et donc de dégrader encore plus la sûreté du réacteur !

Enfin, au vu de leur ampleur, de leur caractère inédit et de leurs conséquences, ces travaux auraient dû faire l’objet de la procédure d’autorisation telle que prévue par l’article L 593-14 du Code de l’environnement, qui impose notamment une enquête publique en cas de modification notable d’une installation nucléaire.

L’alibi de travaux coûteux pour éviter une fermeture incontournable

À l’heure où les économies d’énergie et les énergies renouvelables manquent cruellement de financements, ce sont donc plusieurs dizaines de millions d’euros par réacteur qui ont été gaspillés dans ces travaux de rafistolage inutiles. Ceux-ci n’ont rien changé aux risques propres à la centrale (situation en zone sismique et en contrebas du grand canal d’Alsace), ni à son inéluctable et dangereux vieillissement. Pour preuve, les réacteurs, qui menacent toute une région européenne, continuent d’accumuler plus de pannes et d’incidents inquiétants que les autres centrales françaises…

La centrale de Fessenheim est dangereuse et doit être arrêtée immédiatement [1], comme tous les réacteurs nucléaires ayant dépassé les 30 ans de fonctionnement. Il est inacceptable que les sommes engagées pour ces travaux inutiles servent d’alibi pour repousser cette fermeture ou justifier un « échange » avec deux autres réacteurs "de moindre qualité", ainsi que l’a dit la Ministre de l’Environnement.

Le Réseau "Sortir du nucléaire", Alsace Nature, Stop Transports - Halte au nucléaire, Stop Fessenheim et le Comité pour la Sauvegarde de Fessenheim et de la plaine du Rhin ont déposé un recours devant le Conseil d’État à l’encontre de cette autorisation de travaux. L’audience aura lieu le mercredi 5 novembre, à 14 h, au Conseil d’État (1, place du Palais Royal à Paris), en présence des représentants des associations.

Pour plus d’informations :

Consulter notre dossier juridique et les travaux de Bernard Laponche : http://www.sortirdunucleaire.org/Fessenheim-radier

Contacts :

Réseau "Sortir du nucléaire" :

Charlotte Mijeon, sur place – 06 64 66 01 23

Marie Frachisse – 07 62 58 01 23

Stop Fessenheim :

André Hatz (porte-parole), sur place - 06 82 02 69 79

Bernard Laponche, polytechnicien et docteur en physique des réacteurs nucléaires, sur place – 06 08 90 52 48

En savoir plus sur la campagne "Stop au rafistolage !" : http://www.sortirdunucleaire.org/stop-rafistolage





Pour toute sollicitation médiatique, merci de contacter Charlotte Mijeon, chargée de communication et des relations extérieures.

charlotte.mijeon@sortirdunucleaire.fr
Tél : 06 64 66 01 23


Pétition : ne validez pas la
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