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Sortir du nucléaire n°72

Février 2017

En bref - Vite, des infos !

Février 2017




EPR de Flamanville : la "méthode Coué" d’EDF EDF a confirmé mi-novembre son intention de démarrer fin 2018 le réacteur nucléaire EPR de Flamanville, dans la Manche. Les travaux sont presque terminés et les essais débuteront au printemps 2017, assure la direction. Même si l’Autorité de sûreté nucléaire n’a pas encore rendu son avis, EDF l’assure : le "projet est sur les rails" et le calendrier sera tenu.

EDF n’envisage aucun plan B si l’Autorité de sûreté nucléaire ne donne pas son feu vert pour le démarrage de ce réacteur. En principe, le gendarme de l’atome doit rendre son avis au premier semestre 2017. A Flamanville, le compte à rebours a commencé. Les responsables de ce projet colossal sont certains que le cœur nucléaire de Flamanville 3 "pourra battre sans problème à partir de fin 2018". Cela reste à voir… Source : France Info

Belgique : gaffe à Tihange 1 Depuis la mi-septembre, Tihange 1, tout comme le réacteur numéro 3, est à l’arrêt suite à des travaux de génie civil. "Ces travaux obligatoires ont endommagé un bâtiment", explique-t-on chez Engie-Electrabel, fournisseur d’électricité belge.

Ce problème de génie civil a de quoi prêter à sourire : Electrabel doit réaliser des travaux à Tihange suite à la prolongation de la centrale pour dix années supplémentaires. Et dans le cadre de ces travaux, cinq camions de béton devaient être coulés dans une partie non nucléaire de la centrale, mais c’est au bout du 23e camion que les travaux ont été arrêtés. La structure du bâtiment d’à côté ayant été endommagée… 18 camions de béton en trop par rapport à ce qui était prévu, une belle performance ! Source : DH.be

Une enquête interne qui fait trembler la direction d’EDF Les salariés d’EDF n’ont plus confiance dans leur entreprise. C’est le résultat choc d’une enquête interne annuelle commandée par la direction du groupe. Alors qu’en temps normal, le taux de participation à cette enquête baptisée "myEDF" se limite à deux salariés sur trois, cette année, ils sont 78 % à avoir pris soin de répondre aux questions posées. Preuve que le corps social de l’entreprise a besoin d’exprimer ses doutes. 53 % seulement des salariés ont encore confiance dans l’avenir d’EDF, contre 74 % en 2015 et 81 % en 2012… Une montée de l’inquiétude qui touche même les cadres supérieurs. Il se dit d’ailleurs en interne qu’entre le PDG, Jean-Bernard Lévy, et ses cadres, la rupture est consommée.

Le choc est le plus lourd au sein du parc nucléaire français, le cœur d’EDF, qui a subi l’arrêt de près de vingt réacteurs à l’automne dernier. Moins de la moitié (48 %) des 20 000 salariés de cette division affichent encore leur confiance dans EDF, contre près de 80 % l’an passé. Le résultat chute même à 42 % chez les salariés d’Enedis, l’ex-ERDF, en contact direct avec les clients sur le terrain.

Un séisme pour EDF, dont la fierté du corps social a toujours été le ciment. Source : BFM TV

De bons gestes pour passer l’hiver au chaud Tandis que le ministère de l’Environnement lançait en décembre une campagne d’information sur les bons gestes à adopter pour réduire sa consommation d’électricité tout particulièrement en période de froid, l’ASN a autorisé EDF à redémarrer sept de ses réacteurs nucléaires à l’arrêt. Cette campagne de sensibilisation n’en garde pas moins toute son utilité à l’heure de la transition énergétique. Certains des gestes préconisés sont bien connus et parfois même passés dans les moeurs. D’autres en revanche, le sont moins : remplacerles vieilles ampoules par des lampes LED ou basse consommation, mais également dégivrerles frigos et congélateurs, dont la consommation peut augmenter de plus de 30 % à partir de quelques millimètres de givre.

Plus étonnant encore : vider régulièrement sa messagerie électronique et limiter l’envoi de pièces jointes. Visiter des pages Web ou envoyer des mails n’est pas neutre pour la planète. Avec la multiplication des données, les espaces de stockage – data centers – doivent être toujours plus nombreux et performants, ce qui nécessite une quantité d’énergie toujours plus importante.

Pour le chauffage, qui reste le principal poste de consommation en période de froid, les Français ont-ils conscience qu’une baisse de la température de leurs logements de 1°C équivaut à une économie de 7 % d’électricité ? Source : Ekonomico

EPR de Flamanville : la "méthode Coué" d’EDF EDF a confirmé mi-novembre son intention de démarrer fin 2018 le réacteur nucléaire EPR de Flamanville, dans la Manche. Les travaux sont presque terminés et les essais débuteront au printemps 2017, assure la direction. Même si l’Autorité de sûreté nucléaire n’a pas encore rendu son avis, EDF l’assure : le "projet est sur les rails" et le calendrier sera tenu.

EDF n’envisage aucun plan B si l’Autorité de sûreté nucléaire ne donne pas son feu vert pour le démarrage de ce réacteur. En principe, le gendarme de l’atome doit rendre son avis au premier semestre 2017. A Flamanville, le compte à rebours a commencé. Les responsables de ce projet colossal sont certains que le cœur nucléaire de Flamanville 3 "pourra battre sans problème à partir de fin 2018". Cela reste à voir… Source : France Info

Belgique : gaffe à Tihange 1 Depuis la mi-septembre, Tihange 1, tout comme le réacteur numéro 3, est à l’arrêt suite à des travaux de génie civil. "Ces travaux obligatoires ont endommagé un bâtiment", explique-t-on chez Engie-Electrabel, fournisseur d’électricité belge.

Ce problème de génie civil a de quoi prêter à sourire : Electrabel doit réaliser des travaux à Tihange suite à la prolongation de la centrale pour dix années supplémentaires. Et dans le cadre de ces travaux, cinq camions de béton devaient être coulés dans une partie non nucléaire de la centrale, mais c’est au bout du 23e camion que les travaux ont été arrêtés. La structure du bâtiment d’à côté ayant été endommagée… 18 camions de béton en trop par rapport à ce qui était prévu, une belle performance ! Source : DH.be

Une enquête interne qui fait trembler la direction d’EDF Les salariés d’EDF n’ont plus confiance dans leur entreprise. C’est le résultat choc d’une enquête interne annuelle commandée par la direction du groupe. Alors qu’en temps normal, le taux de participation à cette enquête baptisée "myEDF" se limite à deux salariés sur trois, cette année, ils sont 78 % à avoir pris soin de répondre aux questions posées. Preuve que le corps social de l’entreprise a besoin d’exprimer ses doutes. 53 % seulement des salariés ont encore confiance dans l’avenir d’EDF, contre 74 % en 2015 et 81 % en 2012… Une montée de l’inquiétude qui touche même les cadres supérieurs. Il se dit d’ailleurs en interne qu’entre le PDG, Jean-Bernard Lévy, et ses cadres, la rupture est consommée.

Le choc est le plus lourd au sein du parc nucléaire français, le cœur d’EDF, qui a subi l’arrêt de près de vingt réacteurs à l’automne dernier. Moins de la moitié (48 %) des 20 000 salariés de cette division affichent encore leur confiance dans EDF, contre près de 80 % l’an passé. Le résultat chute même à 42 % chez les salariés d’Enedis, l’ex-ERDF, en contact direct avec les clients sur le terrain.

Un séisme pour EDF, dont la fierté du corps social a toujours été le ciment. Source : BFM TV

De bons gestes pour passer l’hiver au chaud Tandis que le ministère de l’Environnement lançait en décembre une campagne d’information sur les bons gestes à adopter pour réduire sa consommation d’électricité tout particulièrement en période de froid, l’ASN a autorisé EDF à redémarrer sept de ses réacteurs nucléaires à l’arrêt. Cette campagne de sensibilisation n’en garde pas moins toute son utilité à l’heure de la transition énergétique. Certains des gestes préconisés sont bien connus et parfois même passés dans les moeurs. D’autres en revanche, le sont moins : remplacerles vieilles ampoules par des lampes LED ou basse consommation, mais également dégivrerles frigos et congélateurs, dont la consommation peut augmenter de plus de 30 % à partir de quelques millimètres de givre.

Plus étonnant encore : vider régulièrement sa messagerie électronique et limiter l’envoi de pièces jointes. Visiter des pages Web ou envoyer des mails n’est pas neutre pour la planète. Avec la multiplication des données, les espaces de stockage – data centers – doivent être toujours plus nombreux et performants, ce qui nécessite une quantité d’énergie toujours plus importante.

Pour le chauffage, qui reste le principal poste de consommation en période de froid, les Français ont-ils conscience qu’une baisse de la température de leurs logements de 1°C équivaut à une économie de 7 % d’électricité ? Source : Ekonomico