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Revue de presse

Décembre 2017 / Atlantico

Emmanuel Macron : "Hulot, c’est un inquiet, c’est pour ça que je l’ai choisi"





Le président de la République a été longuement interrogé par Laurent Delahousse, dimanche soir sur France 2. L'occasion de revenir notamment sur la question climatique.
Interview





Le départ de Trump de l'Accord de Paris  : "Le moteur de sa décision, c'est qu'il s'y était engagé pendant sa campagne, donc il considère que c'est ce qu'il doit à ses électeurs.

Ça, je ne peux que le respecter. Mais il y a une règle dans le droit international : quand on signe un accord, même si c'est son prédécesseur qui l'a signé, on doit le respecter. On ne peut pas prétendre garantir l'ordre international et sortir du droit quand cela ne nous arrange plus. Donc, je pense que c'est une vraie erreur."

Les centrales à charbon  : "Dans notre production d'électricité, le problème, c'est le thermique et le charbon. On a encore des centrales thermiques et à charbon sur le territoire, on va les fermer, durant ce quinquennat."

 

Le nucléaire : "Le nucléaire n'est pas mauvais pour les émissions de CO2, c'est la manière la plus décarbonée de produire de l'électricité. Si je ferme demain une centrale nucléaire, je ne peux pas la remplacer par de l'énergie renouvelable, parce qu'une centrale nucléaire fournit de l'électricité toute l'année en continu. Le renouvelable, c'est une énergie intermittente."

Nicolas Hulot  : "Nicolas Hulot, il a son tempérament : c'est un engagé. (...) Il a été un grand reporter de la cause écologique, ensuite il a été un activiste, il a créé une fondation... Là, il apprend aussi les contraintes de l'exercice politique : c'est qu'on est tous les jours les mains dans la glaise, et que ça ne peut pas être parfait du jour au lendemain. C'est un inquiet, c'est pour ça que je l'ai choisi. Moi, j'ai besoin de gens qui vivent dans le creux de leur ventre la nécessité de changer, de prendre des décisions, d'aller les expliquer, et de faire. Je ne veux pas des gens qui soient assis et contents d'être ministres. Je veux des gens qui agissent."

La Syrie : "On vient de gagner la guerre en Irak, avec la coalition. Je pense que d'ici fin février, nous aurons gagné la guerre en Syrie (…) Bachar Al-Assad sera là, aussi parce qu'il est protégé par ceux qui sur le terrain ont gagné la guerre : que ce soit l'Iran ou la Russie."

Sa méthode : "Je pense que je fais les Conseils des ministres les plus longs et les plus collégiaux de la Ve République (…) J'essaie de faire au mieux, parfois j'y arrive tout de suite, parfois il y a des choses qu'on explique mal. Bon. Il faut reconnaître ses erreurs (…)"Il faut accepter la part d'impopularité qui va avec certaines réformes et quand on est impopulaire, il faut le mériter. La pire des choses, c'est que les gens ne vous aiment pas sans bonne raison."

La petite phrase de Laurent Wauquiez sur le président qui a "la haine de la province" : "Ça n'apporte rien au pays, ça dit la haine qu'il a pour votre serviteur. Je la lui laisse, qu'il vive avec, ça fera son quotidien. Ça ne fera pas manger les Françaises et les Français, ça ne fera pas progresser le pays. Les gens qui s'opposent pour insulter ou décréter n'ont aucun intérêt. C'est le commentaire politique, mais ça n'intéresse pas le président de la République."

L'audiovisuel public :"Notre audiovisuel public reste structuré sur le monde d'avant. Comment mieux mutualiser la radio, la télévision, le digital ? Est-ce que le dispositif est le plus adapté ? Est-ce que l'argent est mis au bon endroit ? Nous allons lancer une réflexion (...) pour reposer les bases de la mission (...) au début de l'année prochaine."



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Thèmes
Nucléaire et démocratie