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Revue de presse

Octobre 2017 / Les Echos

EDF : une nouvelle direction pour les EPR anglais







Source : Les Echos (3/10/2017)

https://www.lesechos.fr/industrie-services/energie-environnement/030652790570-edf-une-nouvelle-direction-pour-les-epr-anglais-2119170.php


EDF : une nouvelle direction pour les EPR anglais
Veronique Le Billon


Début juillet, EDF a révisé en hausse le budget du projet, à 19,6 milliards de livres, soit un dérapage prévisionnel de 1,5 milliard de livres. - Han Yan/ZUMA Press/ZUMA/REA


En l’espace de quelques mois, les dirigeants du projet ont tous changé.�

EDF se met à l'heure anglaise. Les instances dirigeantes de l'électricien tricolore -membres du conseil d'administration et du comité exécutif- se sont retrouvées ce mardi à Hinkley Point, dans le sud-est de l'Angleterre, pour un « séminaire stratégique délocalisé » et visiter le chantier de construction des deux EPR.�
 
Un an tout juste après une décision d'investissement au forceps pour EDF , toute la direction de ce projet phare du groupe a déjà été remaniée. Selon une publication interne d'EDF, Philippe Bordarier, qui avait été nommé directeur du projet Hinkley Point C début 2016, vient de rentrer à Paris, nommé à la tête du Ceidre, une unité d'ingénierie de l'électricien.�


Maîtriser les délais et les coûts

Sa nomination avait pourtant été présentée comme l'une des leçons tirées de la revue des risques menée fin 2015, qui pointait le « risque majeur » de l'organisation de la gouvernance franco-anglaise. Ce changement de poste « correspond à une nouvelle étape du projet », indique-t-on à EDF. « Philippe Bordarier n'a pas réussi à pacifier les relations avec les Anglais », avance plutôt un syndicaliste.�

Son successeur est d'ailleurs anglais : nommé au coeur de l'été, Stuart Crooks était jusqu'ici en charge des quinze réacteurs nucléaires d'EDF Energy, la filiale britannique d'EDF. Désormais responsable « de la construction et de la livraison » de la future centrale, il�« travaillera à la maîtrise des délais et des coûts », a indiqué le groupe dans un communiqué cet été. Début juillet, EDF a acté� un dérapage de 1,5 milliard de livres (1,7 milliard d' euros) sur le projet, désormais évalué à 19,6 milliards de livres.


Trois équipes à l'œuvre

Au sein d'EDF Energy, le directeur général de NNB (New nuclear build, qui pilote le projet outre-Manche) avec qui Philippe Bordarier entretenait des relations difficiles, a lui aussi été appelé à de nouvelles fonctions. Il est en charge, depuis cet été, du développement des futurs projets nucléaires d'EDF Energy.��

Du fait de sa localisation, la gouvernance du projet est beaucoup plus complexe que celle du chantier EPR de Flamanville (Manche). Trois équipes sont ainsi à l'oeuvre, avec environ 700 personnes à Montrouge (France), 850 à Bristol (Grande-Bretagne) et les équipes de construction à Hinkley Point. Il faut aussi intégrer les équipes d'Areva dans Edvance, la nouvelle structure d'ingénierie issue de la restructuration de la filière nucléaire.�« Il y a beaucoup de sujets à traiter sur la connexion entre les unités d'EDF et celles de NNB en Angleterre », jugeait avant l'été un membre du conseil d'administration d'EDF. Un chantier pour Simone Rossi, qui prendra la direction d'EDF Energy le 1er novembre, pour remplacer Vincent de Rivaz.

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