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Sortir du nucléaire n°41

Février 2009

Actualités

EDF ment : l’EPR est un gouffre financier

Février 2009




EDF a reconnu le 3 décembre 2008 que le réacteur nucléaire EPR, en construction à Flamanville dans la Manche, produira une électricité au prix de 55 euros par Mégawatt/heure (MW/h), au lieu des 43 euros annoncés par EDF lors du débat public officiel qui s’est déroulé de fin 2005 à début 2006.



En effet, dans le document officiel d’EDF qui a servi de base au débat public, il est explicitement écrit : "La tête de série EPR est compétitive face au cycle combiné à gaz. Son coût de revient (…) est de 43 €/MWh".

EDF a donc ouvertement menti afin d’emporter la décision de construction de l’EPR. Le surcoût à ce jour est de 28 %... en attendant pire. Au vu des multiples déconvenues rencontrées tant par Areva (EPR finlandais) que par EDF (EPR de Flamanville), on peut s’attendre à de nouvelles réévaluations du coût de l’électricité qui sera produite par l’EPR.

Avec un montant minimum de 55 € le MWh, l’électricité nucléaire n’est plus aussi compétitive face à l’éolien qui est de 55 € ou encore le gaz qui oscille actuellement entre 50 € et 60 €.

Aujourd’hui, la facture globale de l’EPR de Flamanville a été réévaluée à 700 millions d’euros et dépasserait largement les 4 milliards d’euros d’ici l’issue des travaux prévue au mieux pour 2012.

À force de retards - près de trois ans - et de problèmes techniques, l’EPR finlandais construit par AREVA est quant à lui aujourd’hui évalué à 4,5 milliards d’euros. En Angleterre ou aux États-Unis, on évoque désormais les chiffres de 5 à 6 milliards d’euros le réacteur nucléaire.

Les soucis ne sont d’ailleurs pas uniquement financiers. Depuis le démarrage du chantier de l’EPR de Flamanville, l’ASN (Autorité de sûreté nucléaire) note de nombreux problèmes. Les dérapages ont été tels qu’au printemps 2008 l’ASN a stoppé une partie des opérations de bétonnage du bâtiment réacteur. Des défauts de soudure du “liner”, la coque métallique destinée à renforcer le réacteur, avaient été soulevés.

Ces défauts persistent. Lors de sa dernière inspection des soudures, en novembre 2008, l’ASN a constaté “des taux de réparations anormalement élevés”. Sur certaines soudures, le niveau atteint 32% contre moins de 5 % attendus. Ces nombreuses déconvenues techniques pourraient tout simplement compromettre le fonctionnement futur de l’EPR.

Il est encore possible d’annuler le chantier de l’EPR de Flamanville, qui n’en est qu’à son début. Il serait temps d’investir les sommes colossales de l’EPR dans des alternatives énergétiques.

L’étude "Un courant alternatif pour le Grand-Ouest", publiée en 2006 par le Réseau "Sortir du nucléaire", montre qu’avec l’argent prévu pour l’EPR, il est possible de produire et d’économiser deux fois plus d’électricité que celle qui serait produite par l’EPR, tout en créant 15 fois plus d’emplois. Il est encore temps pour la France de sortir de l’impasse nucléaire…
Découvrez ou redécouvrez l’étude "Un courant alternatif pour le Grand-Ouest"

Un remarquable travail d’experts qui montre qu’il est possible de se passer de l’EPR grâce à un plan de développement d’alternatives énergétiques.

L’étude complète de 114 pages : 13,50 € (port compris)
La synthèse de 16 pages : 4 € (port compris)
A commander à : Réseau “Sortir du nucléaire” 9, rue Dumenge 69317 Lyon Cedex 04 – Chèque à l’ordre de “Sortir du nucléaire”.

Ou à acheter dans notre boutique en ligne : http://boutique.sortirdunucleaire.org/
SL + PB

En effet, dans le document officiel d’EDF qui a servi de base au débat public, il est explicitement écrit : "La tête de série EPR est compétitive face au cycle combiné à gaz. Son coût de revient (…) est de 43 €/MWh".

EDF a donc ouvertement menti afin d’emporter la décision de construction de l’EPR. Le surcoût à ce jour est de 28 %... en attendant pire. Au vu des multiples déconvenues rencontrées tant par Areva (EPR finlandais) que par EDF (EPR de Flamanville), on peut s’attendre à de nouvelles réévaluations du coût de l’électricité qui sera produite par l’EPR.

Avec un montant minimum de 55 € le MWh, l’électricité nucléaire n’est plus aussi compétitive face à l’éolien qui est de 55 € ou encore le gaz qui oscille actuellement entre 50 € et 60 €.

Aujourd’hui, la facture globale de l’EPR de Flamanville a été réévaluée à 700 millions d’euros et dépasserait largement les 4 milliards d’euros d’ici l’issue des travaux prévue au mieux pour 2012.

À force de retards - près de trois ans - et de problèmes techniques, l’EPR finlandais construit par AREVA est quant à lui aujourd’hui évalué à 4,5 milliards d’euros. En Angleterre ou aux États-Unis, on évoque désormais les chiffres de 5 à 6 milliards d’euros le réacteur nucléaire.

Les soucis ne sont d’ailleurs pas uniquement financiers. Depuis le démarrage du chantier de l’EPR de Flamanville, l’ASN (Autorité de sûreté nucléaire) note de nombreux problèmes. Les dérapages ont été tels qu’au printemps 2008 l’ASN a stoppé une partie des opérations de bétonnage du bâtiment réacteur. Des défauts de soudure du “liner”, la coque métallique destinée à renforcer le réacteur, avaient été soulevés.

Ces défauts persistent. Lors de sa dernière inspection des soudures, en novembre 2008, l’ASN a constaté “des taux de réparations anormalement élevés”. Sur certaines soudures, le niveau atteint 32% contre moins de 5 % attendus. Ces nombreuses déconvenues techniques pourraient tout simplement compromettre le fonctionnement futur de l’EPR.

Il est encore possible d’annuler le chantier de l’EPR de Flamanville, qui n’en est qu’à son début. Il serait temps d’investir les sommes colossales de l’EPR dans des alternatives énergétiques.

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