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Sortir du nucléaire n°31

Juin 2006

Economies

Diminuer de moitié sa facture EDF, oui c’est possible !

Juin 2006




EDF martèle constamment que la consommation en électricité sera toujours en hausse constante comme un postulat inébranlable, afin de faire accepter la construction de nouvelles centrales. Pourtant cette croissance n’est pas inéluctable.



A cela, je voudrais apporter mon témoignage personnel, concret et chiffré pour un foyer de 5 personnes vivant dans une maison individuelle de 104 m2 habitables, en Bretagne, malheureusement conçue initialement par les propriétaires précédents avec des radiateurs électriques mais que nous avons équipée dès notre installation en 1988 d’un poêle à bois. La cuisinière fonctionne au gaz butane et la maison a 4 grandes baies vitrées orientées Sud-Ouest et donc bénéficie du “solaire passif” dès que le soleil pointe son nez en hiver (en été, les températures excèdent rarement 30° et en baissant au besoin les volets roulants, il ne fait jamais trop chaud dans la maison, nul besoin de climatisation).

Avant 2003 où je n’avais pas réfléchi à la question énergie, nous avions une consommation annuelle qui oscillait entre 11000 kWh à 12000 kWh ; mais nous étions déjà un ménage attentif à sa consommation (minuterie sur tous les radiateurs avec programmation horaire et arrêt total des radiateurs pendant la journée en semaine où la famille s’absente, la température intérieure de la maison ne descend guère en-dessous des 14 degrés en notre absence, climat océanique oblige !).

Depuis, en 2 ans nous avons baissé notre consommation d’électricité annuelle de moitié : elle ne dépasse guère 6000kWh.

Les mesures employées ont été de :

- privilégier l’emploi du poêle : 6 stères de bois consommées au lieu de 3 stères habituellement soit une dépense supplémentaire de 150 euros.

- et ainsi réduire au maximum l’emploi des radiateurs électriques par un nouveau réglage des minuteries. Cela a permis ainsi la réduction de la puissance de l’abonnement de 9kW à 6kW.

- acheter des couettes en duvet ou laine supplémentaires (chez Ardelaine, une SCOP de l’Ardèche !) pour éviter de chauffer les chambres dont la température ne descend guère en dessous de 15° au matin.

- installation d’un chauffe-eau solaire, avec 5 m2 de capteurs et un ballon de stockage de 300 l (voir photo de la maison) avec robinet thermostatique pour branchement de la machine à laver sur l’eau chaude solaire (oui, ça marche très bien le solaire en Bretagne ! et sans complément de mi-avril à mi-octobre). L’eau peut monter jusqu’à 90° en belle saison et l’installation nécessite donc un robinet thermostatique réglé à 55° en sortie de ballon. Même en basse saison, la température en haut de ballon descend rarement en dessous de 30° ce qui demande peu de complément électrique.

- utilisation rarissime du sèche-linge, le linge sèche à coté du poêle ou dehors aux beaux jours.

- arrêt du congélateur à partir de janvier (pendant 6 mois) quand les produits du jardin sont consommés.

- veilles éteintes par interrupteur.

- installation ampoules économiques.

- choix du “relevé confiance” qui permet de mieux suivre sa consommation que les estimations.

- participation et intéressement des enfants qui touchent chacun 10% des économies réalisées par rapport à la facture EDF annuelle de 2003.

Le résultat m’a surprise moi-même : diminution de moitié de la consommation électrique annuelle, soit une économie sur la facture annuelle EDF de 552 euros (302 euros sur la facture énergie totale si l’on déduit les 150 euros de la corde de bois supplémentaire).

Je trouve que si la sortie du nucléaire est au prix de ces efforts ci-dessus, cela en vaut la chandelle !

De plus quand vous découvrez les nuisances du nucléaire, l’étendue de la catastrophe de Tchernobyl et notamment l’impact des faibles doses à travers la lecture du livre de Youri Bandajevski (La philosophie de ma vie, journal de prison, lire page 33) vous mesurez l’urgence de la sortie du nucléaire pour l’avenir des générations. Nous devons être ambitieux dans nos scénarios de sortie du nucléaire. Oui une sortie rapide en 5 ans est possible, ce n’est qu’une question de motivation et de prise de conscience des enjeux et dangers encourus en s’entêtant dans l’impasse nucléaire.

Chantal Cuisnier

Membre de Sortir du Nucléaire Cornouaille

A cela, je voudrais apporter mon témoignage personnel, concret et chiffré pour un foyer de 5 personnes vivant dans une maison individuelle de 104 m2 habitables, en Bretagne, malheureusement conçue initialement par les propriétaires précédents avec des radiateurs électriques mais que nous avons équipée dès notre installation en 1988 d’un poêle à bois. La cuisinière fonctionne au gaz butane et la maison a 4 grandes baies vitrées orientées Sud-Ouest et donc bénéficie du “solaire passif” dès que le soleil pointe son nez en hiver (en été, les températures excèdent rarement 30° et en baissant au besoin les volets roulants, il ne fait jamais trop chaud dans la maison, nul besoin de climatisation).

Avant 2003 où je n’avais pas réfléchi à la question énergie, nous avions une consommation annuelle qui oscillait entre 11000 kWh à 12000 kWh ; mais nous étions déjà un ménage attentif à sa consommation (minuterie sur tous les radiateurs avec programmation horaire et arrêt total des radiateurs pendant la journée en semaine où la famille s’absente, la température intérieure de la maison ne descend guère en-dessous des 14 degrés en notre absence, climat océanique oblige !).

Depuis, en 2 ans nous avons baissé notre consommation d’électricité annuelle de moitié : elle ne dépasse guère 6000kWh.

Les mesures employées ont été de :

- privilégier l’emploi du poêle : 6 stères de bois consommées au lieu de 3 stères habituellement soit une dépense supplémentaire de 150 euros.

- et ainsi réduire au maximum l’emploi des radiateurs électriques par un nouveau réglage des minuteries. Cela a permis ainsi la réduction de la puissance de l’abonnement de 9kW à 6kW.

- acheter des couettes en duvet ou laine supplémentaires (chez Ardelaine, une SCOP de l’Ardèche !) pour éviter de chauffer les chambres dont la température ne descend guère en dessous de 15° au matin.

- installation d’un chauffe-eau solaire, avec 5 m2 de capteurs et un ballon de stockage de 300 l (voir photo de la maison) avec robinet thermostatique pour branchement de la machine à laver sur l’eau chaude solaire (oui, ça marche très bien le solaire en Bretagne ! et sans complément de mi-avril à mi-octobre). L’eau peut monter jusqu’à 90° en belle saison et l’installation nécessite donc un robinet thermostatique réglé à 55° en sortie de ballon. Même en basse saison, la température en haut de ballon descend rarement en dessous de 30° ce qui demande peu de complément électrique.

- utilisation rarissime du sèche-linge, le linge sèche à coté du poêle ou dehors aux beaux jours.

- arrêt du congélateur à partir de janvier (pendant 6 mois) quand les produits du jardin sont consommés.

- veilles éteintes par interrupteur.

- installation ampoules économiques.

- choix du “relevé confiance” qui permet de mieux suivre sa consommation que les estimations.

- participation et intéressement des enfants qui touchent chacun 10% des économies réalisées par rapport à la facture EDF annuelle de 2003.

Le résultat m’a surprise moi-même : diminution de moitié de la consommation électrique annuelle, soit une économie sur la facture annuelle EDF de 552 euros (302 euros sur la facture énergie totale si l’on déduit les 150 euros de la corde de bois supplémentaire).

Je trouve que si la sortie du nucléaire est au prix de ces efforts ci-dessus, cela en vaut la chandelle !

De plus quand vous découvrez les nuisances du nucléaire, l’étendue de la catastrophe de Tchernobyl et notamment l’impact des faibles doses à travers la lecture du livre de Youri Bandajevski (La philosophie de ma vie, journal de prison, lire page 33) vous mesurez l’urgence de la sortie du nucléaire pour l’avenir des générations. Nous devons être ambitieux dans nos scénarios de sortie du nucléaire. Oui une sortie rapide en 5 ans est possible, ce n’est qu’une question de motivation et de prise de conscience des enjeux et dangers encourus en s’entêtant dans l’impasse nucléaire.

Chantal Cuisnier

Membre de Sortir du Nucléaire Cornouaille



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