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Sortir du nucléaire n°28

Septembre 2005

Médecine

Des produits utilisés lors d’examens médicaux font sonner les portiques d’aéroport

Septembre 2005




Les examens d’imagerie médicale peuvent avoir des effets secondaires inattendus et très alarmants. Au sens propre. Après une scintigraphie, une tomographie par émission de positons ou une radiothérapie, certains patients ne passent plus les portiques des aéroports. Ils sonnent. Tous les radiologues connaissent ce risque, mais, dans sa dernière édition, la revue médicale britannique "The Lancet" leur rappelle qu’il serait
bon d’en avertir désormais systématiquement leurs patients. « Partout dans le monde, les aéroports ont développé des mesures plus strictes et des systèmes de détection de radiations beaucoup plus sensibles. »

L’année dernière, un pilote commercial a été interrogé pendant quatre jours par la sécurité de l’aéroport après avoir déclenché un signal d’alarme. Deux jours avant, les médecins lui avaient injecté du thallium, une molécule radioactive, pour visualiser son coeur. Le corps met environ trente jours pour s’en débarrasser.

Les auteurs du "Lancet" proposent donc qu’après chaque examen de ce type les patients reçoivent une carte qui préciserait « quel isotope radioactif a été utilisé, la date et le lieu de l’examen, la durée de vie du produit dans le corps, la durée potentielle pendant laquelle il peut émettre de la radioactivité, et qui contacter pour vérifier ces informations si nécessaire ».
Le thallium n’est pas le seul isotope à affoler les portiques de sécurité les plus pointus. Ils seraient une petite dizaine. « Le technitium est le produit le plus couramment utilisé en imagerie », explique Marc Froissart médecin nucléaire à l’hôpital Georges-Pompidou à Paris.« Il est éliminé en trois jours. Mais l’iode 131, que l’on utilise pour les cancers de la thyroïde, se maintient environ 80 jours dans l’organisme. »

Les patients concernés perturbent les détecteurs de radioactivité, mais ne présentent aucun risque d’irradiation pour leur entourage. Et dans les cas où ils ont reçu de fortes doses pour éliminer une tumeur, ils sont isolés trois ou quatre jours à l’hôpital.
La DRIRE met en garde contre les dangers du nucléaire médical

La Direction régionale de l’industrie, de la recherche et de l’environnement (DRIRE) de Rhône-Alpes a souligné le 20 juillet 2005 le danger lié à l’usage du nucléaire dans le milieu médical. Après avoir mené 44 inspections d’installations de radiolothérapies et de radiologie, elle a constaté "une connaissance imparfaite des réglementations par les opérateurs". Elle relève en outre l’ignorance des patients sur les risques encourus lors de l’exposition à des rayons.
Libération, vendredi 22 juillet 2005

Les examens d’imagerie médicale peuvent avoir des effets secondaires inattendus et très alarmants. Au sens propre. Après une scintigraphie, une tomographie par émission de positons ou une radiothérapie, certains patients ne passent plus les portiques des aéroports. Ils sonnent. Tous les radiologues connaissent ce risque, mais, dans sa dernière édition, la revue médicale britannique "The Lancet" leur rappelle qu’il serait
bon d’en avertir désormais systématiquement leurs patients. « Partout dans le monde, les aéroports ont développé des mesures plus strictes et des systèmes de détection de radiations beaucoup plus sensibles. »

L’année dernière, un pilote commercial a été interrogé pendant quatre jours par la sécurité de l’aéroport après avoir déclenché un signal d’alarme. Deux jours avant, les médecins lui avaient injecté du thallium, une molécule radioactive, pour visualiser son coeur. Le corps met environ trente jours pour s’en débarrasser.

Les auteurs du "Lancet" proposent donc qu’après chaque examen de ce type les patients reçoivent une carte qui préciserait « quel isotope radioactif a été utilisé, la date et le lieu de l’examen, la durée de vie du produit dans le corps, la durée potentielle pendant laquelle il peut émettre de la radioactivité, et qui contacter pour vérifier ces informations si nécessaire ».
Le thallium n’est pas le seul isotope à affoler les portiques de sécurité les plus pointus. Ils seraient une petite dizaine. « Le technitium est le produit le plus couramment utilisé en imagerie », explique Marc Froissart médecin nucléaire à l’hôpital Georges-Pompidou à Paris.« Il est éliminé en trois jours. Mais l’iode 131, que l’on utilise pour les cancers de la thyroïde, se maintient environ 80 jours dans l’organisme. »

Les patients concernés perturbent les détecteurs de radioactivité, mais ne présentent aucun risque d’irradiation pour leur entourage. Et dans les cas où ils ont reçu de fortes doses pour éliminer une tumeur, ils sont isolés trois ou quatre jours à l’hôpital.
La DRIRE met en garde contre les dangers du nucléaire médical

La Direction régionale de l’industrie, de la recherche et de l’environnement (DRIRE) de Rhône-Alpes a souligné le 20 juillet 2005 le danger lié à l’usage du nucléaire dans le milieu médical. Après avoir mené 44 inspections d’installations de radiolothérapies et de radiologie, elle a constaté "une connaissance imparfaite des réglementations par les opérateurs". Elle relève en outre l’ignorance des patients sur les risques encourus lors de l’exposition à des rayons.
Libération, vendredi 22 juillet 2005



Thèmes
Nucléaire et santé