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Sortir du nucléaire n°23

Décembre 2003

Des pistes pour agir localement

Décembre 2003




Voici quelques ressources que nous pouvons mettre à votre disposition.
N’hésitez pas à nous contacter pour en savoir plus.



Fiche « Ressources ». Vous souhaitez organiser un événement autour du sujet « sortir du nucléaire » ? Cette fiche répertorie des idées d’actions et des personnes contacts à travers la France dans différents domaines : spectacles, conférences, visite de sites, projections, matériel… Fiche envoyée gratuitement sur simple demande par mail à : n-morel@ club-internet.fr ou en téléphonant au 04 78 28 29 22.

Exposition de photos « L’héritage de Tchernobyl » d’après le reportage du célèbre photographe américain Paul Fusco. Cette exposition permet de faire connaître les conséquences dramatiques de l’accident, et de montrer à quoi sont confrontées les populations de la région de Tchernobyl, notamment les maladies des enfants. C’est une exposition assez « choc » qui remporte un grand succès depuis avril 2002.
Conditions de prêt de l’exposition : sur réservation en fonction de sa disponibilité.
Coût : seuls les frais d’envoi sont à votre charge (35 ou 70 euros, selon les cas)
Fiche de présentation complète sur demande ou contactez Nadège au 04 78 28 29 22
Les photos, présentées dans cette expo, sont extraites d’un livre d’art : « L’héritage de Tchernobyl ». Cet ouvrage est diffusé en France exclusivement par le Réseau « Sortir du nucléaire » (on se demande d’ailleurs bien pourquoi on est les seuls …). Il est disponible au prix de 62 euros, port compris.

Dépôt de matériel : Vous êtes un groupe, ou un particulier motivé pour faire connaître le Réseau et son action ? Vous aimeriez diffuser livres, brochures ou autocollants, dans votre entourage ou en tenant des stands ? Demandez à bénéficier d’un dépôt gratuit de matériel. Nous pouvons envisager de vous accorder un dépôt aux conditions suivantes : le matériel vous est envoyé gratuitement (sauf les frais d’envois qui sont à votre charge) et vous bénéficiez d’une remise sur le prix public (30% environ). Au bout de 2 mois, nous faisons un point obligatoire : vous payez les exemplaires vendus et renvoyez le reste (possibilité de prolonger le dépôt à nouveau pour 2 mois).
Demande de dépôt à adresser au Réseau (par courrier ou téléphone), en motivant votre demande (préciser quel est votre projet de diffusion, si vous êtes un groupe ou plusieurs particuliers…).
Témoignage :
Action d’occupation d’un site probable d’enfouissement de déchets nucléaires


A la suite d’une visite guidée officielle du possible centre d’enfouissement en couche géologique profonde de Gorleben (Basse-Saxe, nord de l’Allemagne), 13 activistes dont deux jeunes français(e)s ont annoncé leur décision d’occuper une galerie et ont présenté leurs revendications notamment l’arrêt immédiat du nucléaire allemand. A l’heure officielle prévue de notre remontée, les accompagnateurs n’ont pu que prendre acte de la situation, non sans une visible poussée d’adrénaline puisque nous n’avions fixé aucune limite de durée ! Ainsi dès 11 h 45, nous bloquions de fait une galerie. Nous ne disposions pas d’eau, ce qui rendait notre situation délicate dans ce sous sol salin sec et chaud. Nous sommes cependant parvenus à rester de 9 à 10 heures sous terre, dans une ambiance de plus en plus tendue avec les employés du site. Notre dégagement fut réalisé en deux fois par une vingtaine de policiers en tenue anti-émeute. Cette intervention policière est probablement due à notre annonce de passer la nuit sous terre, déclaration automatiquement suivie d’effets puisque la ventilation s’est brusquement réduite comme par hasard au minimum (à 840 mètres sous terre, l’air frais n’arrive pas tout seul). Dans le même temps, nos matons devenaient de plus en plus nerveux, nous gratifiant de scènes toutes plus théâtrales les unes que les autres : mielleux, courtois, menaçants, compréhensifs, désolés... tout fut tenté jusqu’a l’éternelle histoire familiale des enfants du chef de chantier restés seuls à la maison. Il leur était de surcroît difficile de parler entre eux puisque l’un de nous s’incrustait fréquemment dans leur groupe pour les entretenir de banalités afin d’éviter qu’ils ne conspirent un peu trop. Malgré l’ennui, ça allait à peu près pour nous ; nous avions deux jeux de cartes et on faisait un peu de pétanque avec de gros blocs de sel (toutes les galeries sont creusées dans le sel, et au bout de plusieurs heures nous en étions couverts). Notre « raccompagnement » forcé au dehors du site fut surréaliste, car nous n’avions aucune idée sur ce qui nous attendait en surface. Sous un magnifique soleil couchant, une cinquantaine de personnes nous attendaient dans une ambiance avec camion sono, musique rock, nourritures, boisson, drapeaux, et bien sûr plusieurs journalistes. Pour imager, notre retour s’est vraiment fait dans l’ambiance de la fin du film « Armaggedon », quand les supers-spationnautes reviennent de l’espace sous les ovations de la foule ! Ce n’est qu’une fois passées les trois enceintes de sécurité bardées de policiers que nous avons saisi l’importance de ce que nous avions fait : la première occupation en couche géologique profonde, malheureusement trop courte, puisque les dernières personnes furent évacuées passées 21 heures. L’impact médiatique est un succès total puisque nous sommes passés sur les chaînes TV nationales, des radios régionales, et au minimum dans quatre quotidiens nationaux et trois régionaux. De plus, la visite a également été intéressante en elle-même puisque malgré les « bonnes nouvelles », nous avons pu voir au sol de très gros blocs de sel qui se décrochent régulièrement du plafond des galeries. Explication : il faut aérer les galeries pour le personnel, ce qui a pour effet d’entraîner des réactions chimiques et de perturber la vie des micros-organismes présents, avec comme corollaire un effritement des galeries. S’ajoutent des problèmes de corrosion des métaux par le sel. Enfin, dur à croire mais vrai, personne ne sait encore comment descendre des containers de 110 tonnes à 850 mètres sous terre. Le seul poids des câbles détruirait tous les mécanismes de treuillage ! Un tel chantier parle de lui-même, et encore n’avons nous pas tout vu…

Fiche « Ressources ». Vous souhaitez organiser un événement autour du sujet « sortir du nucléaire » ? Cette fiche répertorie des idées d’actions et des personnes contacts à travers la France dans différents domaines : spectacles, conférences, visite de sites, projections, matériel… Fiche envoyée gratuitement sur simple demande par mail à : n-morel@ club-internet.fr ou en téléphonant au 04 78 28 29 22.

Exposition de photos « L’héritage de Tchernobyl » d’après le reportage du célèbre photographe américain Paul Fusco. Cette exposition permet de faire connaître les conséquences dramatiques de l’accident, et de montrer à quoi sont confrontées les populations de la région de Tchernobyl, notamment les maladies des enfants. C’est une exposition assez « choc » qui remporte un grand succès depuis avril 2002.
Conditions de prêt de l’exposition : sur réservation en fonction de sa disponibilité.
Coût : seuls les frais d’envoi sont à votre charge (35 ou 70 euros, selon les cas)
Fiche de présentation complète sur demande ou contactez Nadège au 04 78 28 29 22
Les photos, présentées dans cette expo, sont extraites d’un livre d’art : « L’héritage de Tchernobyl ». Cet ouvrage est diffusé en France exclusivement par le Réseau « Sortir du nucléaire » (on se demande d’ailleurs bien pourquoi on est les seuls …). Il est disponible au prix de 62 euros, port compris.

Dépôt de matériel : Vous êtes un groupe, ou un particulier motivé pour faire connaître le Réseau et son action ? Vous aimeriez diffuser livres, brochures ou autocollants, dans votre entourage ou en tenant des stands ? Demandez à bénéficier d’un dépôt gratuit de matériel. Nous pouvons envisager de vous accorder un dépôt aux conditions suivantes : le matériel vous est envoyé gratuitement (sauf les frais d’envois qui sont à votre charge) et vous bénéficiez d’une remise sur le prix public (30% environ). Au bout de 2 mois, nous faisons un point obligatoire : vous payez les exemplaires vendus et renvoyez le reste (possibilité de prolonger le dépôt à nouveau pour 2 mois).
Demande de dépôt à adresser au Réseau (par courrier ou téléphone), en motivant votre demande (préciser quel est votre projet de diffusion, si vous êtes un groupe ou plusieurs particuliers…).
Témoignage :
Action d’occupation d’un site probable d’enfouissement de déchets nucléaires


A la suite d’une visite guidée officielle du possible centre d’enfouissement en couche géologique profonde de Gorleben (Basse-Saxe, nord de l’Allemagne), 13 activistes dont deux jeunes français(e)s ont annoncé leur décision d’occuper une galerie et ont présenté leurs revendications notamment l’arrêt immédiat du nucléaire allemand. A l’heure officielle prévue de notre remontée, les accompagnateurs n’ont pu que prendre acte de la situation, non sans une visible poussée d’adrénaline puisque nous n’avions fixé aucune limite de durée ! Ainsi dès 11 h 45, nous bloquions de fait une galerie. Nous ne disposions pas d’eau, ce qui rendait notre situation délicate dans ce sous sol salin sec et chaud. Nous sommes cependant parvenus à rester de 9 à 10 heures sous terre, dans une ambiance de plus en plus tendue avec les employés du site. Notre dégagement fut réalisé en deux fois par une vingtaine de policiers en tenue anti-émeute. Cette intervention policière est probablement due à notre annonce de passer la nuit sous terre, déclaration automatiquement suivie d’effets puisque la ventilation s’est brusquement réduite comme par hasard au minimum (à 840 mètres sous terre, l’air frais n’arrive pas tout seul). Dans le même temps, nos matons devenaient de plus en plus nerveux, nous gratifiant de scènes toutes plus théâtrales les unes que les autres : mielleux, courtois, menaçants, compréhensifs, désolés... tout fut tenté jusqu’a l’éternelle histoire familiale des enfants du chef de chantier restés seuls à la maison. Il leur était de surcroît difficile de parler entre eux puisque l’un de nous s’incrustait fréquemment dans leur groupe pour les entretenir de banalités afin d’éviter qu’ils ne conspirent un peu trop. Malgré l’ennui, ça allait à peu près pour nous ; nous avions deux jeux de cartes et on faisait un peu de pétanque avec de gros blocs de sel (toutes les galeries sont creusées dans le sel, et au bout de plusieurs heures nous en étions couverts). Notre « raccompagnement » forcé au dehors du site fut surréaliste, car nous n’avions aucune idée sur ce qui nous attendait en surface. Sous un magnifique soleil couchant, une cinquantaine de personnes nous attendaient dans une ambiance avec camion sono, musique rock, nourritures, boisson, drapeaux, et bien sûr plusieurs journalistes. Pour imager, notre retour s’est vraiment fait dans l’ambiance de la fin du film « Armaggedon », quand les supers-spationnautes reviennent de l’espace sous les ovations de la foule ! Ce n’est qu’une fois passées les trois enceintes de sécurité bardées de policiers que nous avons saisi l’importance de ce que nous avions fait : la première occupation en couche géologique profonde, malheureusement trop courte, puisque les dernières personnes furent évacuées passées 21 heures. L’impact médiatique est un succès total puisque nous sommes passés sur les chaînes TV nationales, des radios régionales, et au minimum dans quatre quotidiens nationaux et trois régionaux. De plus, la visite a également été intéressante en elle-même puisque malgré les « bonnes nouvelles », nous avons pu voir au sol de très gros blocs de sel qui se décrochent régulièrement du plafond des galeries. Explication : il faut aérer les galeries pour le personnel, ce qui a pour effet d’entraîner des réactions chimiques et de perturber la vie des micros-organismes présents, avec comme corollaire un effritement des galeries. S’ajoutent des problèmes de corrosion des métaux par le sel. Enfin, dur à croire mais vrai, personne ne sait encore comment descendre des containers de 110 tonnes à 850 mètres sous terre. Le seul poids des câbles détruirait tous les mécanismes de treuillage ! Un tel chantier parle de lui-même, et encore n’avons nous pas tout vu…



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