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Revue de presse

Juillet 2016 / Romandie News

Des ONG déplorent les hésitations sur la baisse du nucléaire



Paris - La feuille de route de la transition énergétique et nucléaire en France, présentée vendredi par le gouvernement, n'est pas en phase avec l'objectif de 50% de nucléaire à horizon 2025 promis par François Hollande, ont déploré mardi la Fondation Hulot (FNH) et le Réseau Sortir du Nucléaire.

Dans un communiqué, la FNH dénonce l'hésitation sur la baisse du nucléaire en France et s'interroge sur le sens de la transition énergétique prônée par le président de la République.

Dans le même temps, ajoute la FNH, EDF et l'Etat, passant outre le Brexit, la restructuration d'Areva, les problèmes répétés sur l'EPR de Flamanville et un contexte économique délicat, ont réaffirmé leur volonté de lancer sous peu Hinkley Point, projet de deux réacteurs EPR en Angleterre.

La Fondation s'alarme de la capacité d'EDF à s'engager dans Hinkley Point sans délaisser le développement des énergies renouvelables en France.

Le gouvernement a mis en consultation vendredi le projet de Programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE), feuille de route de la transition énergétique et nucléaire en France. Sa publication, qui était prévue fin 2015, n'est pas attendue avant l'automne.

Le Réseau Sortir du nucléaire a dénoncé un texte flou, qui enferme la France dans l'impasse nucléaire.

La fourchette de réduction de production nucléaire proposée permettrait, au mieux, d'atteindre une part de 65% de nucléaire d'ici 2023 !, souligne l'ONG.


Hormis Fessenheim, le texte ne précise pas explicitement si des unités de production devront effectivement fermer, laissant la porte ouverte à de simples modulations de puissance.

Alors que les deux tiers des réacteurs ont déjà dépassé 30 ans de fonctionnement, cette absence de prévision est irresponsable, ajoute Sortir du Nucléaire..

La Fondation Hulot a également dénoncé un texte évasif.

Il acte le principe d'une baisse (de 10 à 65 TWh) de la production nucléaire d'ici à 2023 (...) Rappelons qu'avec une consommation et des exports quasiment stables, la production nucléaire devrait baisser d'au moins 150 TWh à horizon 2025 pour respecter les 50%, pointe la FNH.

L'enjeu de la PPE est énorme : planifier la montée en puissance des énergies renouvelables, qui doivent couvrir 40% de la production d'électricité, organiser la baisse de la consommation des énergies fossiles ainsi que la réduction à 50% d'ici 2025 de la part de l'atome dans la production de courant (plus de 75% aujourd'hui).


(©AFP / 05 juillet 2016 13h44)

 

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