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Sortir du nucléaire n°76

Hiver 2018

International

De la dynamique du Mouvement Ibérique Antinucléaire !

Hiver 2018




Tout comme en France, les citoyens espagnols et portugais ont à se mobiliser contre les dangers de l’industrie nucléaire ; cela va des mines d’uranium à la gestion des déchets radioactifs en passant par les rejets habituels des réacteurs, le vieillissement et les dysfonctionnements des centrales, les paris financiers et l’achat des consciences.



Depuis longtemps, la société civile ibérique se prononce contre cette industrie nucléaire mortifère. Voilà trente ans, les militants portugais ont réussi à bloquer tout développement de l’électronucléaire dans leur pays. Cependant, en Espagne, dans l’euphorie des promesses nucléocrates, des mines d’uranium ont été exploitées et douze réacteurs ont été mis en fonctionnement. Aujourd’hui, cette industrie se révèle en déclin ; les mines ont fermé et les réacteurs atteignent bientôt les trente ans.

Autour de chaque site nucléarisé, existe un, voire plusieurs, groupe(s) d’opposants actifs. La plupart de ces groupes jugent nécessaire de "fédérer" leurs luttes. C’est ainsi que depuis trois ans s’est constitué le MIA (Mouvement Ibérique Antinucléaire), collectif ayant pour objectif principal de rendre la lutte antinucléaire plus visible et plus solidaire.

Rappelons que le 10 juin dernier, une grande manifestation a réuni plus de 3 000 personnes à Madrid pour dénoncer les impasses de la filière nucléaire espagnole, notamment les risques liés au vieillissement des centrales. Depuis, une bonne nouvelle est arrivée : la centrale de Garoña (Pays basque) a cessé de fonctionner définitivement !

Le 25 novembre dernier, à Cuenca, la troisième Assemblée annuelle du MIA a permis aux différents groupes d’expliquer leurs activités et les dernières actualités, mais également de réfléchir ensemble à l’évolution du collectif.

Bien sûr, il a été question de la centrale d’Almaraz, dont les permis d’exploitation expirent bientôt, de l’accident récent dans la centrale de Cofrentes (cf. encadré), du projet de centre de stockage de déchets radioactifs à Villard del Cañas, et du projet de mine d’uranium dans la région de Salamanque.

Des ateliers ont débouché sur des propositions d’actions et la structuration du mouvement a été débattue. Signes du dynamisme du MIA, les échanges ont été conviviaux et constructifs. Le Réseau "Sortir du nucléaire" français était présent pour collaborer à ce renouveau de la lutte antinucléaire dans la péninsule ibérique.

Car, au-delà des frontières, le MIA tient à participer à la mobilisation antinucléaire internationale. Lors du dernier Forum Social Mondial Antinucléaire à Paris en novembre 2017, la délégation du MIA a contribué significativement aux débats d’idées. Elle a proposé d’organiser le prochain Forum Antinucléaire à Madrid en 2019 ; les moyens financiers restent à trouver mais l’événement s’annonce déjà à la fois constructif et festif !

D’ici là, des militants du MIA ont déjà prévu de participer à la présentation d’un livre sur les luttes ibériques antinucléaires en février au Portugal, et aux Rencontres antinucléaires à Narbonne au mois d’août prochain.

Bernard Cottier

Accident dans la centrale de Cofrentes, près de Valence

En octobre 2017, après le redémarrage de l’unique réacteur de cette centrale, le clapet d’une des vannes principales du circuit primaire s’est rompu. Vu les débits et pressions d’eau, des débris métalliques se trouvent probablement dans le cœur du réacteur.

La rupture détectée plusieurs jours plus tard aurait pu entraîner la détérioration de gaines de combustible, donc un accident majeur. Par chance donc, la centrale a été arrêtée à temps...

La plateforme "Tanquem Cofrents", membre du MIA, a lancé une campagne de sensibilisation sur l’accident et le mauvais état de la centrale, notamment sur Twitter. Chacun est invité à rechercher une vanne pour la centrale, et à le faire connaitre par photo ou dessin humoristique !

Depuis longtemps, la société civile ibérique se prononce contre cette industrie nucléaire mortifère. Voilà trente ans, les militants portugais ont réussi à bloquer tout développement de l’électronucléaire dans leur pays. Cependant, en Espagne, dans l’euphorie des promesses nucléocrates, des mines d’uranium ont été exploitées et douze réacteurs ont été mis en fonctionnement. Aujourd’hui, cette industrie se révèle en déclin ; les mines ont fermé et les réacteurs atteignent bientôt les trente ans.

Autour de chaque site nucléarisé, existe un, voire plusieurs, groupe(s) d’opposants actifs. La plupart de ces groupes jugent nécessaire de "fédérer" leurs luttes. C’est ainsi que depuis trois ans s’est constitué le MIA (Mouvement Ibérique Antinucléaire), collectif ayant pour objectif principal de rendre la lutte antinucléaire plus visible et plus solidaire.

Rappelons que le 10 juin dernier, une grande manifestation a réuni plus de 3 000 personnes à Madrid pour dénoncer les impasses de la filière nucléaire espagnole, notamment les risques liés au vieillissement des centrales. Depuis, une bonne nouvelle est arrivée : la centrale de Garoña (Pays basque) a cessé de fonctionner définitivement !

Le 25 novembre dernier, à Cuenca, la troisième Assemblée annuelle du MIA a permis aux différents groupes d’expliquer leurs activités et les dernières actualités, mais également de réfléchir ensemble à l’évolution du collectif.

Bien sûr, il a été question de la centrale d’Almaraz, dont les permis d’exploitation expirent bientôt, de l’accident récent dans la centrale de Cofrentes (cf. encadré), du projet de centre de stockage de déchets radioactifs à Villard del Cañas, et du projet de mine d’uranium dans la région de Salamanque.

Des ateliers ont débouché sur des propositions d’actions et la structuration du mouvement a été débattue. Signes du dynamisme du MIA, les échanges ont été conviviaux et constructifs. Le Réseau "Sortir du nucléaire" français était présent pour collaborer à ce renouveau de la lutte antinucléaire dans la péninsule ibérique.

Car, au-delà des frontières, le MIA tient à participer à la mobilisation antinucléaire internationale. Lors du dernier Forum Social Mondial Antinucléaire à Paris en novembre 2017, la délégation du MIA a contribué significativement aux débats d’idées. Elle a proposé d’organiser le prochain Forum Antinucléaire à Madrid en 2019 ; les moyens financiers restent à trouver mais l’événement s’annonce déjà à la fois constructif et festif !

D’ici là, des militants du MIA ont déjà prévu de participer à la présentation d’un livre sur les luttes ibériques antinucléaires en février au Portugal, et aux Rencontres antinucléaires à Narbonne au mois d’août prochain.

Bernard Cottier

Accident dans la centrale de Cofrentes, près de Valence

En octobre 2017, après le redémarrage de l’unique réacteur de cette centrale, le clapet d’une des vannes principales du circuit primaire s’est rompu. Vu les débits et pressions d’eau, des débris métalliques se trouvent probablement dans le cœur du réacteur.

La rupture détectée plusieurs jours plus tard aurait pu entraîner la détérioration de gaines de combustible, donc un accident majeur. Par chance donc, la centrale a été arrêtée à temps...

La plateforme "Tanquem Cofrents", membre du MIA, a lancé une campagne de sensibilisation sur l’accident et le mauvais état de la centrale, notamment sur Twitter. Chacun est invité à rechercher une vanne pour la centrale, et à le faire connaitre par photo ou dessin humoristique !



Thèmes
Luttes et actions Incidents / Accidents