Réseau Sortir du nucléaire
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Sortir du nucléaire n°57

Printemps 2013

Edito

D’une chaîne à l’autre... barrons la route au nucléaire !

Printemps 2013




Ce 9 mars 2013, nous étions 20 000 à former une grande chaîne humaine à Paris, encerclant les lieux de pouvoir liés au nucléaire. Assemblée Nationale, ministères, sièges d’Areva et EDF, Autorité de Sûreté Nucléaire... c’est là, loin des citoyens, que se trame la politique atomique. En plein "débat" sur l’énergie – un débat qui n’est certainement pas destiné à impulser du "changement" en termes de politique nucléaire ! - nous avons montré que nous voulions reprendre en main des décisions qui devraient nous appartenir. Et surtout, marteler qu’il ne saurait y avoir de transition énergétique digne de ce nom sans arrêt du nucléaire. À commencer par la fermeture des centrales vieillissantes – pas seulement Fessenheim, mais aussi toutes celles qui ont dépassé les 30 ans – et l’abandon des grands projets démesurés comme le réacteur EPR, ITER...

Cette chaîne humaine marquait aussi notre forte solidarité avec le peuple japonais, deux ans après le début de l’accident de Fukushima. Solidarité avec ces millions de personnes qui vivent toujours sur des territoires dura- blement contaminés et sont condamnées à consommer une nourriture radioactive. Solidarité avec leur résistance face à des autorités qui considèrent que les enfants peuvent être exposés chaque année au même niveau de radiation que des travailleurs du nucléaire sans que leur évacuation ne soit requise.

Le 26 avril, une autre catastrophe, celle de Tchernobyl, entrera dans sa 28ème année. Agissons pour refuser que s’allonge encore la liste de ces funestes anniversaires... et pour dire non aux désastres permanents que nous inflige l’industrie nucléaire. Même sans accident, les mines d’uranium souillent les eaux et les sols du Niger, du Canada, du Kazakhstan... en dispersant une radioactivité qui était figée depuis toujours dans la roche ; plus de 500 convois de matières radioactives circulent chaque année en France ; l’usine de "retraitement" de La Hague déverse ses poisons toxiques dans la mer du Nord et les déchets ingérables s’accumulent pour l’éternité.

Après avoir formé une chaîne humaine pour dénoncer les risques d’accident, nous nous préparons à mettre une autre chaîne au grand jour : celle du "cycle" du combustible nucléaire, avec toutes ses pollutions irréversibles. Rejoignez-nous et ensemble, barrons la route à l’uranium !

Le Réseau "Sortir du nucléaire"

Ce 9 mars 2013, nous étions 20 000 à former une grande chaîne humaine à Paris, encerclant les lieux de pouvoir liés au nucléaire. Assemblée Nationale, ministères, sièges d’Areva et EDF, Autorité de Sûreté Nucléaire... c’est là, loin des citoyens, que se trame la politique atomique. En plein "débat" sur l’énergie – un débat qui n’est certainement pas destiné à impulser du "changement" en termes de politique nucléaire ! - nous avons montré que nous voulions reprendre en main des décisions qui devraient nous appartenir. Et surtout, marteler qu’il ne saurait y avoir de transition énergétique digne de ce nom sans arrêt du nucléaire. À commencer par la fermeture des centrales vieillissantes – pas seulement Fessenheim, mais aussi toutes celles qui ont dépassé les 30 ans – et l’abandon des grands projets démesurés comme le réacteur EPR, ITER...

Cette chaîne humaine marquait aussi notre forte solidarité avec le peuple japonais, deux ans après le début de l’accident de Fukushima. Solidarité avec ces millions de personnes qui vivent toujours sur des territoires dura- blement contaminés et sont condamnées à consommer une nourriture radioactive. Solidarité avec leur résistance face à des autorités qui considèrent que les enfants peuvent être exposés chaque année au même niveau de radiation que des travailleurs du nucléaire sans que leur évacuation ne soit requise.

Le 26 avril, une autre catastrophe, celle de Tchernobyl, entrera dans sa 28ème année. Agissons pour refuser que s’allonge encore la liste de ces funestes anniversaires... et pour dire non aux désastres permanents que nous inflige l’industrie nucléaire. Même sans accident, les mines d’uranium souillent les eaux et les sols du Niger, du Canada, du Kazakhstan... en dispersant une radioactivité qui était figée depuis toujours dans la roche ; plus de 500 convois de matières radioactives circulent chaque année en France ; l’usine de "retraitement" de La Hague déverse ses poisons toxiques dans la mer du Nord et les déchets ingérables s’accumulent pour l’éternité.

Après avoir formé une chaîne humaine pour dénoncer les risques d’accident, nous nous préparons à mettre une autre chaîne au grand jour : celle du "cycle" du combustible nucléaire, avec toutes ses pollutions irréversibles. Rejoignez-nous et ensemble, barrons la route à l’uranium !

Le Réseau "Sortir du nucléaire"