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Australie : Marche "Walk away from uranium mining"

Compte rendu de la marche de Wiluna à Leonora




Déjà 350 kms dans les jambes après deux semaines de marche depuis Wiluna à travers le “bush”, surtout sur des chemins ensablés. Près de 25 kms tous les jours sous un soleil qui tape aussi fort que lors de nos plus chaudes journées d’été (ne pas oublier que c’est ici le début du printemps).



Leonora, Australie de l’ouest - 6 septembre 2011

Omniprésente terre rouge avec épars, de petits arbres au grand âge (vu le manque d’eau), incluant bien sur eucalyptus, tea tree, une sorte de bois de santal et aussi des millions de petits buissons en fleurs.
Vol de perruches sauvages au vert chatoyant, parfois un grand aigle, quelques petits serpents et un gros lézard (goana) que les aborigènes chassent. Quelques traces de kangourous et d’émeus, mais on les voit très peu. Le bush étant vert partout en cette saison, ils se tiennent loin des bipèdes.

Dans le bush Et d’innombrables mouches pour nous pourrir la vie du lever au coucher du soleil. Elles ne piquent pas mais se déposent sans cesse sur votre face, avec une prédilection pour lèvres, nez et yeux (où elles s’abreuvent, les charmantes petites). On se protège comme on peut avec des voiles moustiquaires.
Ciel bleu solide depuis le début sauf deux jours de petits flocons blancs et une heure de pluie orageuse. Mais nous n’étions que sur la frange de cet orage, sinon ces rouleaux noirs qui déferlaient à grande allure dans le ciel nous auraient autrement secoués.

Logistique de marche

Les australiens sont très organisés. Et dans ce désert sans villages ni hôtes ni même eau pendant des centaines de kilomètres, pas le choix ! Donc, un véhicule de soutien qui choisit un lieu sympa pour pause à chaque 5-7 kms ; et qui réapprovisionne en eau et grillotines Un gros véhicule cuisine avec citerne de 1000 litres d’eau qui stocke nourriture, casseroles, auvent, tables, évier et maintes autres choses ; Départ

Véhicule bagages et technologies (avec panneaux solaires) pour tout recharger et se regarder des vidéos militantes en plein bush ; Pendant un certain temps autre camion avec citerne d’eau de 1000 litres en plus et douches parcimonieuses. Aussi transport vélos car beaucoup d’enfants sur cette marche ; dont une de 10 ans (Clover) qui fait ses 20 ou 30 kms tous les jours en arborant sans cesse un sourire rayonnant !

A noter : présence permanente sur la marche de quelques aborigènes très bien informés ; et autres plus nombreux qui rejoignent pour l’arrivée au village

Présence permanente sur la marche de quelques aborigènes très bien informés

La marche au quotidien

 5 heure du matin : l’équipe de préparation petit déj’ et lunch se met à l’œuvre.
 6 heure : lever pour tous (“en plein mes heures” dixit André) et rangement des effets personnels.
 6 h 30 : petit-déjeuner et rangement partiel des équipements collectifs.
 7 h 30 : cercle de groupe avec infos diverses. Les équipes pour remontage du camp à l’étape suivante et pour préparer le diner sont choisies.

Cercle du matin

 8 h : départ marche. Entre 15h30 et 17h : arrivée de la marche au nouveau camp.

Le camp

Tentes à planter avant la nuit qui ici tombe toujours vers 18h.
 18h : cercle de groupe suivi du diner.
De temps en temps projections photos ou vidéos sur une paroi du camion. Soirée autour de feu de camp avec de petits moments conviviaux. Mais presque tous disparaissent très tôt... car demain vers 6h tout recommence au même rythme.

Très peu de chaises et nous nous asseyons donc sans cesse sur ce sable rouge qui doucement recouvre tous nos vêtements d’une couleur égale. En moyenne, 5 jours de marche sont suivis par un jour de répit qui, en fait, sert surtout pour nettoyages divers et réunions plus consistantes.

Médias en lien avec la marche

Etant sans cesse en plein bush, les occasions médiatiques sont faibles. Toutefois, depuis le début de la marche nous aurons eut droit à la première page du journal régional, à un canal de télévision, à une radio nationale et à une présentation de la marche (et de sa thématique) au parlement fédéral de Camberra. Heureusement, car en chemin nous sommes pour le moment très peu visibles. Nous croisons seulement quelques gros camions par jour (et leur énorme nuage de poussière). Ceux-ci transportent depuis les centres industriels, explosifs et produits chimiques vers les mines d’or et de nickel ; et en ramènent le minerai. Le bon blanc continue à faire du bien à la planète partout ou il passe...

Demain, 7 septembre, André part pour Alice Springs (2 000 kms a l’Est de Perth) où aura lieu une importante réunion militante contre l’éventuelle création d’un site de stockage pour déchets radioactifs. Tandis que Jocelyn continue à marcher et devrait rester jusqu’au dernier jour et l’arrivée à Perth le 28 octobre prochain.

André Larivière Avec l’assistance technique de Jocelyn... (sans lequel je n’y serais pas arrivé).

Leonora, Australie de l’ouest - 6 septembre 2011

Omniprésente terre rouge avec épars, de petits arbres au grand âge (vu le manque d’eau), incluant bien sur eucalyptus, tea tree, une sorte de bois de santal et aussi des millions de petits buissons en fleurs.
Vol de perruches sauvages au vert chatoyant, parfois un grand aigle, quelques petits serpents et un gros lézard (goana) que les aborigènes chassent. Quelques traces de kangourous et d’émeus, mais on les voit très peu. Le bush étant vert partout en cette saison, ils se tiennent loin des bipèdes.

Dans le bush Et d’innombrables mouches pour nous pourrir la vie du lever au coucher du soleil. Elles ne piquent pas mais se déposent sans cesse sur votre face, avec une prédilection pour lèvres, nez et yeux (où elles s’abreuvent, les charmantes petites). On se protège comme on peut avec des voiles moustiquaires.
Ciel bleu solide depuis le début sauf deux jours de petits flocons blancs et une heure de pluie orageuse. Mais nous n’étions que sur la frange de cet orage, sinon ces rouleaux noirs qui déferlaient à grande allure dans le ciel nous auraient autrement secoués.

Logistique de marche

Les australiens sont très organisés. Et dans ce désert sans villages ni hôtes ni même eau pendant des centaines de kilomètres, pas le choix ! Donc, un véhicule de soutien qui choisit un lieu sympa pour pause à chaque 5-7 kms ; et qui réapprovisionne en eau et grillotines Un gros véhicule cuisine avec citerne de 1000 litres d’eau qui stocke nourriture, casseroles, auvent, tables, évier et maintes autres choses ; Départ

Véhicule bagages et technologies (avec panneaux solaires) pour tout recharger et se regarder des vidéos militantes en plein bush ; Pendant un certain temps autre camion avec citerne d’eau de 1000 litres en plus et douches parcimonieuses. Aussi transport vélos car beaucoup d’enfants sur cette marche ; dont une de 10 ans (Clover) qui fait ses 20 ou 30 kms tous les jours en arborant sans cesse un sourire rayonnant !

A noter : présence permanente sur la marche de quelques aborigènes très bien informés ; et autres plus nombreux qui rejoignent pour l’arrivée au village

Présence permanente sur la marche de quelques aborigènes très bien informés

La marche au quotidien

 5 heure du matin : l’équipe de préparation petit déj’ et lunch se met à l’œuvre.
 6 heure : lever pour tous (“en plein mes heures” dixit André) et rangement des effets personnels.
 6 h 30 : petit-déjeuner et rangement partiel des équipements collectifs.
 7 h 30 : cercle de groupe avec infos diverses. Les équipes pour remontage du camp à l’étape suivante et pour préparer le diner sont choisies.

Cercle du matin

 8 h : départ marche. Entre 15h30 et 17h : arrivée de la marche au nouveau camp.

Le camp

Tentes à planter avant la nuit qui ici tombe toujours vers 18h.
 18h : cercle de groupe suivi du diner.
De temps en temps projections photos ou vidéos sur une paroi du camion. Soirée autour de feu de camp avec de petits moments conviviaux. Mais presque tous disparaissent très tôt... car demain vers 6h tout recommence au même rythme.

Très peu de chaises et nous nous asseyons donc sans cesse sur ce sable rouge qui doucement recouvre tous nos vêtements d’une couleur égale. En moyenne, 5 jours de marche sont suivis par un jour de répit qui, en fait, sert surtout pour nettoyages divers et réunions plus consistantes.

Médias en lien avec la marche

Etant sans cesse en plein bush, les occasions médiatiques sont faibles. Toutefois, depuis le début de la marche nous aurons eut droit à la première page du journal régional, à un canal de télévision, à une radio nationale et à une présentation de la marche (et de sa thématique) au parlement fédéral de Camberra. Heureusement, car en chemin nous sommes pour le moment très peu visibles. Nous croisons seulement quelques gros camions par jour (et leur énorme nuage de poussière). Ceux-ci transportent depuis les centres industriels, explosifs et produits chimiques vers les mines d’or et de nickel ; et en ramènent le minerai. Le bon blanc continue à faire du bien à la planète partout ou il passe...

Demain, 7 septembre, André part pour Alice Springs (2 000 kms a l’Est de Perth) où aura lieu une importante réunion militante contre l’éventuelle création d’un site de stockage pour déchets radioactifs. Tandis que Jocelyn continue à marcher et devrait rester jusqu’au dernier jour et l’arrivée à Perth le 28 octobre prochain.

André Larivière Avec l’assistance technique de Jocelyn... (sans lequel je n’y serais pas arrivé).