Réseau Sortir du nucléaire
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Sortir du nucléaire n°64

Février 2015

Actions et vie des groupes

Ça bouge dans le Réseau ! Quelques moments forts sur le terrain

Février 2015




Impossible de parler de tout, mais voici en bref quelques temps forts passés ou à venir, en complément des actions mises en lumière dans les autres pages de cette revue. Pour alimenter cette rubrique, merci d’écrire par e-mail à Mélisande Seyzériat, coordinatrice nationale des groupes et actions. Contact : mobilisations@sortirdunucleaire.fr



SDN Trégor dénonce la voiture électrique

C’est une action symbolique qu’a organisée le groupe breton samedi 8 novembre après-midi à la borne de recharge de voitures électriques d’un parking de Lannion sur le thème : "Voiture électrique, de nombreuses interrogations !". Les militants de SDN Trégor ont complété la signalétique de cette borne électrique avec un panonceau indiquant : "Électricité à 75 % d’origine nucléaire ; émission de déchets radioactifs pendant des milliers d’années".

Les militants ont rappelé la manière dont a été orchestré le récent plan de soutien à la voiture électrique. N’a-t-on pas vu les mois derniers des ministres au volant de ces véhicules, pour en faire la promotion et, tels de véritables VRP de l’industrie automobile, en parler comme s’il s’agissait de LA solution pour nos futurs besoins de transport ?

Or, s’il est indéniable que la voiture électrique peut contribuer à l’amélioration de la qualité de l’air dans le centre des grandes villes, comme le transport en commun ou la pratique du vélo, cela ne doit pas nous faire oublier que la voiture électrique a aussi ses propres limites et ses effets pervers.

"Occupe ton rond-point" : 80 actions partout en France le 15 novembre

Le 15 novembre 2014, dans le cadre de la campagne "Stop au rafistolage", le Réseau "Sortir du nucléaire" appelait à la mise en place d’actions ronds-points partout en France pour exiger la fermeture des réacteurs de plus de trente ans et pour dire non au rafistolage des réacteurs, qui devrait coûter la modique somme de 250 milliards d’euros.

Vous étiez des centaines sur les ronds-points, équipé-e-s de banderoles, de drapeaux, de tracts… Pour être vu-e-s d’un maximum d’automobilistes, de cyclistes, de passants.

Hasard du calendrier, cette mobilisation a eu lieu tout juste 3 ans après la première action rond-point, initiée par le groupe SDN Bugey. Pour l’occasion, le groupe a une nouvelle fois organisé une action "multi ronds-points" notamment avec l’appui des Suisses de ContrAtom, et des militant-e-s présent-e-s dans un rayon d’une cinquantaine de kilomètres autour de la centrale.

Dans le nord-est de la France, de nombreux ronds-points ont aussi été investis pour dénoncer le projet CIGÉO d’enfouissement en couche géologique profonde des déchets les plus radioactifs et pour exiger la fermeture de Fessenheim, la plus vieille centrale de France.

La presse aussi était au rendez-vous avec plusieurs dizaines d’articles dans les journaux locaux, et aussi des relais dans les médias nationaux.

Tournée "High Power" avec Pradeep Indulkar

Du 30 octobre au 20 novembre 2014, Pradeep Indulkar et son accompagnateur- traducteur ont sillonné le sud-ouest de la France, le Poitou-Charentes et la Bretagne pour projeter deux films sur le nucléaire indien :
 "High Power" qui relate les effets sur les populations riveraines de la plus ancienne centrale nucléaire indienne.
 "Jaitapur en direct" qui montre l’état de la résistance autour du plus grand projet nucléaire au monde avec six EPR qu’Areva viendrait y construire.

Ce dernier film a été raccourci et sous-titré dans les derniers jours avant le départ en tournée car il nous semblait important de "montrer" Jaitapur. Le tout suivi de riches échanges avec le public après les projections.

Au final, 15 étapes (six dans des cinémas, sept dans des salles polyvalentes et deux dans des cafés alternatifs) avec des audiences entre 20 et 90 personnes, et plus de 5 000 km de tournée ! Divers médias locaux ont relayé l’info (avant ou après l’événement), et aussi les Cyber-acteurs de Quimper par une interview-internet.

Grâce à la grande générosité des gens en fin de soirée via le chapeau et à une subvention du Réseau "Sortir du nucléaire", les comptes ont été positifs ! Notons que deux cinémas nous ont reversé la totalité ou la moitié des entrées. Merci à ces précieux alliés !

Bien sûr, tout cela n’aurait pas du tout été possible sans le fabuleux accueil des sympathisants antinucléaires qui ont ouvert leurs portes et partagé bons repas et chaleureuses conversations nocturnes. C’est pourquoi Pradeep et André tenaient à vous dire le plus grand des MERCIS !

Forum de Genève sur les effets génétiques des rayonnement ionisants

"IndependentWHO – Santé et nucléaire" a organisé, avec notamment l’appui de la Ville de Genève, un "Forum scientifique et citoyen sur les effets génétiques des rayonnements ionisants" le samedi 29 novembre 2014 à Genève. Six experts de renommée internationale (Japon, USA, Finlande, Angleterre, Allemagne) étaient invités à faire des présentations de leurs recherches. Ruth Stegassy, productrice de l’émission Terre à Terre sur France Culture, a modéré l’événement. Plus de 150 personnes sont venues assister à ce forum dont plusieurs professionnels de la santé et journalistes de France et de Suisse, ainsi que des élus, des écologistes et membres de mouvements et associations pour la santé et une alimentation saine, des militants antinucléaires…

Pendant une discussion de deux heures, les membres du public ont pu ensuite demander des clarifications aux intervenants, lesquels ont fourni des explications supplémentaires. Les six intervenants sont tombés d’accord pour dire que la science génétique était à un tournant requérant des modèles théoriques nouveaux pour avancer dans sa compréhension plus fine des phénomènes. Mais les crédits alloués à cette recherche sont insuffisants et ne permettent pas une étude systématique d’envergure, par manque de volonté politique.

Le Collectif IndependentWHO – Santé et Nucléaire a, par la voix d’un de ses membres, clôturé le forum en faisant remarquer qu’il y a déjà un demi-siècle, nos connaissances sur les effets génétiques des rayonnements ionisants étaient suffisantes pour pouvoir mettre en œuvre une radioprotection efficace. D’ailleurs, si nos autorités internationales n’avaient pas abdiqué leurs responsabilités, ce forum sur les effets génétiques des rayonnements ionisants aurait été organisé par l’Organisation mondiale de la santé dans les années qui ont suivi l’accident de Tchernobyl.

Si les conséquences sanitaires, et en particulier les effets génétiques des rayonnements ionisants, n’avaient pas été dissimulés par nos autorités, nationales ou internationales, il est probable qu’aujourd’hui, l’unique utilisation de l’énergie atomique serait pour un usage médical.

Au lieu de cela, alors que la terre baigne de plus en plus dans les radionucléides, que beaucoup d’effets génétiques, qui n’avaient pas été reconnus avant, ont été observés après Tchernobyl et que la preuve des effets connus a été confirmée, cela n’a pas empêché la Commission Internationale de ProtectionRadiologique (CIPR) de diminuer son estimation de risque génétique par un facteur de six en 2007…

Conférence-débat de Sezin Topçu avec SDN 72

Une trentaine de personnes se sont rendues à la conférence-débat de SDN 72, avec Sezin Topçu, l’autrice de La France nucléaire : l’art de gouverner une technologie contestée, dans une librairie du Mans le 29 novembre dernier. Son dernier livre met en évidence quarante ans de rapports de force entre l’atome et ses détracteurs, en considérant non seulement les moments forts du mouvement antinucléaire mais aussi la trajectoire, le repli et le renouveau des contestations.

Les participants ont pu se questionner sur ce que nous avons appris de Tchernobyl, puis de Fukushima. Comment les Français, très sceptiques vis-à-vis de l’atome dans les années 1970, sont-ils parvenus à l’"aimer" ou en tout cas, à l’accepter ? Qu’est devenu, au cours du temps, le mouvement antinucléaire d’il y a quarante ans, alors un des plus forts d’Europe ? Quel rôle l’État et les organismes nucléaires ont-ils joué dans ces transformations ? De quelle façon la prise en charge institutionnelle des critiques a-t-elle orienté les conditions de citoyenneté à l’âge atomique ? Un débat extrêmement riche dont les participants sont ressortis ravis.

Actions de commémoration du décès de Sébastien Briat

Le 7 novembre, nous commémorions tristement la mort de Sébastien, militant antinucléaire décédé 10 ans auparavant à l’âge de 22 ans, lors d’une action sur un convoi de déchets radioactifs. Plusieurs groupes antinucléaires ont organisé des rassemblements en sa mémoire, notamment à la gare de Bar-le-Duc (Haute-Marne), à Rouen, où le collectif "Stop EPR ni à Penly ni Ailleurs" a rendu hommage à Sébastien dans un contexte très tendu. Une trentaine de personnes étaient là, sur le trottoir, en face de la place Foch ; l’accès étant barré par les policiers qui avaient, la veille, démantelée la ZAD installée après la mort de Rémi Fraisse, militant écologiste tué quelques jours plus tôt sur la ZAD du Testet, par une grenade offensive. Nos amis allemands ont aussi organisé des rassemblements à la frontière. Le temps passe, mais nous n’oublions pas.

Maison de la Résistance à la poubelle nucléaire de Bure – 10 ans déjà !

Le week-end des 6 et 7 décembre, plusieurs dizaines de personnes se sont retrouvées pour fêter les 10 ans de la maison de la Résistance à la poubelle nucléaire de Bure. Achetée en ruines en 2004, dans le but d’installer dans la durée un lieu de vigilance, d’information et de lutte contre le projet de poubelle nucléaire en Meuse/Haute-Marne, la maison de Bure a bien changé ! 10 ans déjà ! 10 ans de travaux, d’actions, de discussions, de débats...10 ans de tout ça à la fois.

Alors que la maison est implantée à Bure depuis maintenant 10 ans et alors que la lutte contre CIGÉO tend à se ré-intensifier, l’association Bure Zone libre a souhaité rassembler celles et ceux qui ont croisé la route de la maison et participé à la faire vivre, afin d’échanger et de réfléchir sur ce qu’est devenu ce lieu et ce qu’il pourrait être dans les années à venir. Le samedi après-midi, des ateliers de discussion sur le rôle de la maison et le projet de salle multi-activités ont donc été proposés.

Après les riches échanges de l’après-midi, place à la fête. La soirée s’est ouverte par la lecture d’un texte émouvant intitulé "in mémorium" et la projection d’un diaporama de portraits des personnes ayant fait un bout de chemin à la maison. Puis, pendant que certain-e-s continuaient à échanger des souvenirs et idées dans la grange et que d’autres commençaient à attaquer le buffet de patates du coin et autres victuailles tirées des sacs, David Vincent, membre du groupe Les Amis d’Ta femme nous a réchauffé les cœurs et les oreilles avec ses chansons punk rock engagées.

Le lendemain, les plus courageux (ou moins fatigués) se sont à nouveau retrouvés dans la salle multi-activités pour échanger sur l’actualité de la lutte et sur les projets d’actions et envies des un-e-s et des autres.

Le week-end s’est terminé par une balade burienne autour du labo. Pour l’occasion un panneau "Bure, Testet, NDDL, Roybon... vos projets ne sont pas les nôtres" avait été fabriqué afin de marquer notre soutien à la journée mondiale contre les grands projets inutiles imposés. Comme à leur habitude, policiers et RG étaient au rendez-vous, mais pour la première fois, plusieurs d’entre eux nous ont accompagné-e-s jusque dans les champs boueux bordant le site et pendant toute la balade. Raison invoquée ? "Vous êtes trop imprévisibles !". Des mauvais souvenirs du lancement de la campagne "365" peut-être...

Retrouvez toute l’actualité et l’agenda de la maison sur : http://burezonelibre.noblogs.org/ Et n’oubliez pas : la maison de Bure, c’est votre maison et elle est ce que toutes et tous nous en faisons et en ferons !

Conférence nationale des CLI

Le 10 décembre se tenait à Paris la 26ème conférence nationale des CLI (Commissions Locales d’Information), au sein de plusieurs desquelles siègent des militants ou des sympathisants de notre fédération. Cette journée, divisée en deux temps entre débats en plénière le matin et tables rondes l’après-midi, a été l’occasion de réitérer notre refus de voir se prolonger la durée de vie des centrales nucléaires au-delà de 30 ans, la problématique de la prolongation était d’ailleurs le sujet d’une des tables rondes avec la question des quatrièmes visites décennales.

Nous avons distribué des dizaines de tracts de notre fausse pub "Kit Rafistolage pour les réacteurs", qui dénoncent le "grand carénage" voulu par EDF. L’animateur du débat, le journaliste Emmanuel Kessler, qui avait récupéré le tract sur une chaise, a interpellé des membres de l’ASN à propos de nos revendications, et ces derniers ne se bousculaient pas au portillon pour nous apporter des réponses claires !

Toute la journée les débats étaient très riches, et les antinucléaires venus nombreux se sont exprimés largement lors des temps d’échanges avec la salle, sur leur refus de voir prolonger le parc nucléaire et sur leurs craintes vis-à-vis des plans d’intervention qui seraient mis en place en cas d’accident majeur, mais aussi sur les transports de matières radioactives, que l’ASN estime à 900000 colis par an.

Pour finir, le président de l’ANCCLI, M. Delalonde, a répété à plusieurs reprises le manque de moyens des CLI, alors même que la journée était organisée en grande pompe : navettes privées avec chauffeur, champagne et repas luxueux… ! Il a aussi regretté le fait qu’aucun représentant des ministères n’était présent, alors même que la conférence était organisée depuis un an.

Journée internationale des peuples pour le climat

En marge de l’officielle conférence sur le climat, négociée chaque année par nos gouvernements, le 10 décembre dernier dans les rues de Lima, se rassemblaient des milliers de personnes pour la journée internationale des peuples pour le climat. Cet évènement alternatif appelait à une mobilisation des citoyens du monde entier pour une Terre habitable et la justice climatique.

À plusieurs milliers de kilomètres de là, place de la République à Paris, une grande fresque humaine était organisée par l’organisation Alternatiba IDF, la Vélorution, Sortir du Nucléaire Paris et de nombreuses associations des peuples du Sud. L’objectif était de donner une compréhension visuelle de la problématique climatique au grand public à travers un happening scénarisé en trois tableaux.

Les militants étaient majoritairement enchaînés autour de la fontaine de la Liberté pour représenter les 7 milliards d’individus prisonniers du système actuel porté par la majorité des gouvernements et des multinationales.

Ceux-ci étaient représentés par des hommes en costumes-cravates, une plateforme pétrolière, des "hommes-maïs" OGM de Monsanto, une rangée de bambous verdoyante rappelant les plantations d’arbres à croissance rapide qui détruisent des hectares de forêts primaires. Enfin une centrale nucléaire et son ingénieur EDF illustraient le top des fausses solutions : la typiquement française énergie nucléaire !

Face à eux quelques porteurs d’alternatives mettaient déjà en œuvre des solutions simples et efficaces : la sobriété énergétique et les énergies renouvelables remplaçant l’extractivisme forcené. À la nuit tombante, mus par le besoin d’agir, les militant-e-s se sont libéré-e-s physiquement de la rubalise qui les entravait pour bloquer ce système morbide et porter eux aussi une magnifique planète qui éclairait la place de sa lumière bleutée.

SDN Trégor dénonce la voiture électrique

C’est une action symbolique qu’a organisée le groupe breton samedi 8 novembre après-midi à la borne de recharge de voitures électriques d’un parking de Lannion sur le thème : "Voiture électrique, de nombreuses interrogations !". Les militants de SDN Trégor ont complété la signalétique de cette borne électrique avec un panonceau indiquant : "Électricité à 75 % d’origine nucléaire ; émission de déchets radioactifs pendant des milliers d’années".

Les militants ont rappelé la manière dont a été orchestré le récent plan de soutien à la voiture électrique. N’a-t-on pas vu les mois derniers des ministres au volant de ces véhicules, pour en faire la promotion et, tels de véritables VRP de l’industrie automobile, en parler comme s’il s’agissait de LA solution pour nos futurs besoins de transport ?

Or, s’il est indéniable que la voiture électrique peut contribuer à l’amélioration de la qualité de l’air dans le centre des grandes villes, comme le transport en commun ou la pratique du vélo, cela ne doit pas nous faire oublier que la voiture électrique a aussi ses propres limites et ses effets pervers.

"Occupe ton rond-point" : 80 actions partout en France le 15 novembre

Le 15 novembre 2014, dans le cadre de la campagne "Stop au rafistolage", le Réseau "Sortir du nucléaire" appelait à la mise en place d’actions ronds-points partout en France pour exiger la fermeture des réacteurs de plus de trente ans et pour dire non au rafistolage des réacteurs, qui devrait coûter la modique somme de 250 milliards d’euros.

Vous étiez des centaines sur les ronds-points, équipé-e-s de banderoles, de drapeaux, de tracts… Pour être vu-e-s d’un maximum d’automobilistes, de cyclistes, de passants.

Hasard du calendrier, cette mobilisation a eu lieu tout juste 3 ans après la première action rond-point, initiée par le groupe SDN Bugey. Pour l’occasion, le groupe a une nouvelle fois organisé une action "multi ronds-points" notamment avec l’appui des Suisses de ContrAtom, et des militant-e-s présent-e-s dans un rayon d’une cinquantaine de kilomètres autour de la centrale.

Dans le nord-est de la France, de nombreux ronds-points ont aussi été investis pour dénoncer le projet CIGÉO d’enfouissement en couche géologique profonde des déchets les plus radioactifs et pour exiger la fermeture de Fessenheim, la plus vieille centrale de France.

La presse aussi était au rendez-vous avec plusieurs dizaines d’articles dans les journaux locaux, et aussi des relais dans les médias nationaux.

Tournée "High Power" avec Pradeep Indulkar

Du 30 octobre au 20 novembre 2014, Pradeep Indulkar et son accompagnateur- traducteur ont sillonné le sud-ouest de la France, le Poitou-Charentes et la Bretagne pour projeter deux films sur le nucléaire indien :
 "High Power" qui relate les effets sur les populations riveraines de la plus ancienne centrale nucléaire indienne.
 "Jaitapur en direct" qui montre l’état de la résistance autour du plus grand projet nucléaire au monde avec six EPR qu’Areva viendrait y construire.

Ce dernier film a été raccourci et sous-titré dans les derniers jours avant le départ en tournée car il nous semblait important de "montrer" Jaitapur. Le tout suivi de riches échanges avec le public après les projections.

Au final, 15 étapes (six dans des cinémas, sept dans des salles polyvalentes et deux dans des cafés alternatifs) avec des audiences entre 20 et 90 personnes, et plus de 5 000 km de tournée ! Divers médias locaux ont relayé l’info (avant ou après l’événement), et aussi les Cyber-acteurs de Quimper par une interview-internet.

Grâce à la grande générosité des gens en fin de soirée via le chapeau et à une subvention du Réseau "Sortir du nucléaire", les comptes ont été positifs ! Notons que deux cinémas nous ont reversé la totalité ou la moitié des entrées. Merci à ces précieux alliés !

Bien sûr, tout cela n’aurait pas du tout été possible sans le fabuleux accueil des sympathisants antinucléaires qui ont ouvert leurs portes et partagé bons repas et chaleureuses conversations nocturnes. C’est pourquoi Pradeep et André tenaient à vous dire le plus grand des MERCIS !

Forum de Genève sur les effets génétiques des rayonnement ionisants

"IndependentWHO – Santé et nucléaire" a organisé, avec notamment l’appui de la Ville de Genève, un "Forum scientifique et citoyen sur les effets génétiques des rayonnements ionisants" le samedi 29 novembre 2014 à Genève. Six experts de renommée internationale (Japon, USA, Finlande, Angleterre, Allemagne) étaient invités à faire des présentations de leurs recherches. Ruth Stegassy, productrice de l’émission Terre à Terre sur France Culture, a modéré l’événement. Plus de 150 personnes sont venues assister à ce forum dont plusieurs professionnels de la santé et journalistes de France et de Suisse, ainsi que des élus, des écologistes et membres de mouvements et associations pour la santé et une alimentation saine, des militants antinucléaires…

Pendant une discussion de deux heures, les membres du public ont pu ensuite demander des clarifications aux intervenants, lesquels ont fourni des explications supplémentaires. Les six intervenants sont tombés d’accord pour dire que la science génétique était à un tournant requérant des modèles théoriques nouveaux pour avancer dans sa compréhension plus fine des phénomènes. Mais les crédits alloués à cette recherche sont insuffisants et ne permettent pas une étude systématique d’envergure, par manque de volonté politique.

Le Collectif IndependentWHO – Santé et Nucléaire a, par la voix d’un de ses membres, clôturé le forum en faisant remarquer qu’il y a déjà un demi-siècle, nos connaissances sur les effets génétiques des rayonnements ionisants étaient suffisantes pour pouvoir mettre en œuvre une radioprotection efficace. D’ailleurs, si nos autorités internationales n’avaient pas abdiqué leurs responsabilités, ce forum sur les effets génétiques des rayonnements ionisants aurait été organisé par l’Organisation mondiale de la santé dans les années qui ont suivi l’accident de Tchernobyl.

Si les conséquences sanitaires, et en particulier les effets génétiques des rayonnements ionisants, n’avaient pas été dissimulés par nos autorités, nationales ou internationales, il est probable qu’aujourd’hui, l’unique utilisation de l’énergie atomique serait pour un usage médical.

Au lieu de cela, alors que la terre baigne de plus en plus dans les radionucléides, que beaucoup d’effets génétiques, qui n’avaient pas été reconnus avant, ont été observés après Tchernobyl et que la preuve des effets connus a été confirmée, cela n’a pas empêché la Commission Internationale de ProtectionRadiologique (CIPR) de diminuer son estimation de risque génétique par un facteur de six en 2007…

Conférence-débat de Sezin Topçu avec SDN 72

Une trentaine de personnes se sont rendues à la conférence-débat de SDN 72, avec Sezin Topçu, l’autrice de La France nucléaire : l’art de gouverner une technologie contestée, dans une librairie du Mans le 29 novembre dernier. Son dernier livre met en évidence quarante ans de rapports de force entre l’atome et ses détracteurs, en considérant non seulement les moments forts du mouvement antinucléaire mais aussi la trajectoire, le repli et le renouveau des contestations.

Les participants ont pu se questionner sur ce que nous avons appris de Tchernobyl, puis de Fukushima. Comment les Français, très sceptiques vis-à-vis de l’atome dans les années 1970, sont-ils parvenus à l’"aimer" ou en tout cas, à l’accepter ? Qu’est devenu, au cours du temps, le mouvement antinucléaire d’il y a quarante ans, alors un des plus forts d’Europe ? Quel rôle l’État et les organismes nucléaires ont-ils joué dans ces transformations ? De quelle façon la prise en charge institutionnelle des critiques a-t-elle orienté les conditions de citoyenneté à l’âge atomique ? Un débat extrêmement riche dont les participants sont ressortis ravis.

Actions de commémoration du décès de Sébastien Briat

Le 7 novembre, nous commémorions tristement la mort de Sébastien, militant antinucléaire décédé 10 ans auparavant à l’âge de 22 ans, lors d’une action sur un convoi de déchets radioactifs. Plusieurs groupes antinucléaires ont organisé des rassemblements en sa mémoire, notamment à la gare de Bar-le-Duc (Haute-Marne), à Rouen, où le collectif "Stop EPR ni à Penly ni Ailleurs" a rendu hommage à Sébastien dans un contexte très tendu. Une trentaine de personnes étaient là, sur le trottoir, en face de la place Foch ; l’accès étant barré par les policiers qui avaient, la veille, démantelée la ZAD installée après la mort de Rémi Fraisse, militant écologiste tué quelques jours plus tôt sur la ZAD du Testet, par une grenade offensive. Nos amis allemands ont aussi organisé des rassemblements à la frontière. Le temps passe, mais nous n’oublions pas.

Maison de la Résistance à la poubelle nucléaire de Bure – 10 ans déjà !

Le week-end des 6 et 7 décembre, plusieurs dizaines de personnes se sont retrouvées pour fêter les 10 ans de la maison de la Résistance à la poubelle nucléaire de Bure. Achetée en ruines en 2004, dans le but d’installer dans la durée un lieu de vigilance, d’information et de lutte contre le projet de poubelle nucléaire en Meuse/Haute-Marne, la maison de Bure a bien changé ! 10 ans déjà ! 10 ans de travaux, d’actions, de discussions, de débats...10 ans de tout ça à la fois.

Alors que la maison est implantée à Bure depuis maintenant 10 ans et alors que la lutte contre CIGÉO tend à se ré-intensifier, l’association Bure Zone libre a souhaité rassembler celles et ceux qui ont croisé la route de la maison et participé à la faire vivre, afin d’échanger et de réfléchir sur ce qu’est devenu ce lieu et ce qu’il pourrait être dans les années à venir. Le samedi après-midi, des ateliers de discussion sur le rôle de la maison et le projet de salle multi-activités ont donc été proposés.

Après les riches échanges de l’après-midi, place à la fête. La soirée s’est ouverte par la lecture d’un texte émouvant intitulé "in mémorium" et la projection d’un diaporama de portraits des personnes ayant fait un bout de chemin à la maison. Puis, pendant que certain-e-s continuaient à échanger des souvenirs et idées dans la grange et que d’autres commençaient à attaquer le buffet de patates du coin et autres victuailles tirées des sacs, David Vincent, membre du groupe Les Amis d’Ta femme nous a réchauffé les cœurs et les oreilles avec ses chansons punk rock engagées.

Le lendemain, les plus courageux (ou moins fatigués) se sont à nouveau retrouvés dans la salle multi-activités pour échanger sur l’actualité de la lutte et sur les projets d’actions et envies des un-e-s et des autres.

Le week-end s’est terminé par une balade burienne autour du labo. Pour l’occasion un panneau "Bure, Testet, NDDL, Roybon... vos projets ne sont pas les nôtres" avait été fabriqué afin de marquer notre soutien à la journée mondiale contre les grands projets inutiles imposés. Comme à leur habitude, policiers et RG étaient au rendez-vous, mais pour la première fois, plusieurs d’entre eux nous ont accompagné-e-s jusque dans les champs boueux bordant le site et pendant toute la balade. Raison invoquée ? "Vous êtes trop imprévisibles !". Des mauvais souvenirs du lancement de la campagne "365" peut-être...

Retrouvez toute l’actualité et l’agenda de la maison sur : http://burezonelibre.noblogs.org/ Et n’oubliez pas : la maison de Bure, c’est votre maison et elle est ce que toutes et tous nous en faisons et en ferons !

Conférence nationale des CLI

Le 10 décembre se tenait à Paris la 26ème conférence nationale des CLI (Commissions Locales d’Information), au sein de plusieurs desquelles siègent des militants ou des sympathisants de notre fédération. Cette journée, divisée en deux temps entre débats en plénière le matin et tables rondes l’après-midi, a été l’occasion de réitérer notre refus de voir se prolonger la durée de vie des centrales nucléaires au-delà de 30 ans, la problématique de la prolongation était d’ailleurs le sujet d’une des tables rondes avec la question des quatrièmes visites décennales.

Nous avons distribué des dizaines de tracts de notre fausse pub "Kit Rafistolage pour les réacteurs", qui dénoncent le "grand carénage" voulu par EDF. L’animateur du débat, le journaliste Emmanuel Kessler, qui avait récupéré le tract sur une chaise, a interpellé des membres de l’ASN à propos de nos revendications, et ces derniers ne se bousculaient pas au portillon pour nous apporter des réponses claires !

Toute la journée les débats étaient très riches, et les antinucléaires venus nombreux se sont exprimés largement lors des temps d’échanges avec la salle, sur leur refus de voir prolonger le parc nucléaire et sur leurs craintes vis-à-vis des plans d’intervention qui seraient mis en place en cas d’accident majeur, mais aussi sur les transports de matières radioactives, que l’ASN estime à 900000 colis par an.

Pour finir, le président de l’ANCCLI, M. Delalonde, a répété à plusieurs reprises le manque de moyens des CLI, alors même que la journée était organisée en grande pompe : navettes privées avec chauffeur, champagne et repas luxueux… ! Il a aussi regretté le fait qu’aucun représentant des ministères n’était présent, alors même que la conférence était organisée depuis un an.

Journée internationale des peuples pour le climat

En marge de l’officielle conférence sur le climat, négociée chaque année par nos gouvernements, le 10 décembre dernier dans les rues de Lima, se rassemblaient des milliers de personnes pour la journée internationale des peuples pour le climat. Cet évènement alternatif appelait à une mobilisation des citoyens du monde entier pour une Terre habitable et la justice climatique.

À plusieurs milliers de kilomètres de là, place de la République à Paris, une grande fresque humaine était organisée par l’organisation Alternatiba IDF, la Vélorution, Sortir du Nucléaire Paris et de nombreuses associations des peuples du Sud. L’objectif était de donner une compréhension visuelle de la problématique climatique au grand public à travers un happening scénarisé en trois tableaux.

Les militants étaient majoritairement enchaînés autour de la fontaine de la Liberté pour représenter les 7 milliards d’individus prisonniers du système actuel porté par la majorité des gouvernements et des multinationales.

Ceux-ci étaient représentés par des hommes en costumes-cravates, une plateforme pétrolière, des "hommes-maïs" OGM de Monsanto, une rangée de bambous verdoyante rappelant les plantations d’arbres à croissance rapide qui détruisent des hectares de forêts primaires. Enfin une centrale nucléaire et son ingénieur EDF illustraient le top des fausses solutions : la typiquement française énergie nucléaire !

Face à eux quelques porteurs d’alternatives mettaient déjà en œuvre des solutions simples et efficaces : la sobriété énergétique et les énergies renouvelables remplaçant l’extractivisme forcené. À la nuit tombante, mus par le besoin d’agir, les militant-e-s se sont libéré-e-s physiquement de la rubalise qui les entravait pour bloquer ce système morbide et porter eux aussi une magnifique planète qui éclairait la place de sa lumière bleutée.



Thèmes
Luttes et actions