Réseau Sortir du nucléaire
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Sortir du nucléaire n°62

Août 2014

Actions et vie des groupes

Ça bouge dans le Réseau !

Août 2014




Impossible de parler de tout, mais voici en bref quelques temps forts passés ou à venir, en complément des actions mises en lumière dans les autres pages de cette revue. Pour alimenter cette rubrique, merci d’écrire par e-mail à Mélisande Seyzériat, coordinatrice nationale des groupes et actions. Contact : mobilisations@sortirdunucleaire.fr



Alternatome à Valence d’Agen

Depuis octobre dernier et la grande réussite d’Alternatiba Bayonne, un appel européen a été lancé pour la multiplication des Alternatiba, "villages des alternatives". C’est dans ce cadre qu’Alternatome a été organisé par de nombreux collectifs du Tarn-et-Garonne (82), notamment les Amis de la Terre Midi-Pyrénées, Stop Golfech, France Nature Environnement…

À 500 m à vol d’oiseau de la centrale nucléaire de Golfech, les bénévoles d’Alternatome 82 ont démontré que les politiques énergétiques qui nous sont actuellement imposées ne répondent ni aux enjeux climatiques ni à la volonté des citoyens.

Plus d’une quarantaine d’acteurs locaux ont exposé leurs initiatives concrètes, écologiques, énergétiquement soutenables et créatrices d’emplois locaux.

Une belle convivialité, dans une ambiance positive et chaleureuse sur ce village des alternatives : retrouvailles pour de nombreux bénévoles du Tarn et Garonne engagés de longue date dans la lutte anti-nucléaire, avec des concerts d’artistes locaux, des spectacles, et l’accueil du cinéaste Alain de Halleux, réalisateur de "Welcome to Fukushima".

Les bénévoles d’Alternatome Tarn-et-Garonne vous donnent rendez-vous à Alternatiba Agen, le 13 septembre 2014 ! Des informations à venir bientôt sur l’agenda du Réseau !

Un millier de personnes contre le projet de ligne THT Avelin-Gavrelle !

Le 24 mai dernier, ce sont plus de mille personnes qui ont manifesté leur opposition au projet démesuré de RTE (Réseau de Transport d’Électricité, filiale d’EDF) qui voudrait construire une ligne THT (très haute tension) entre Avelin et Gavrelle. Une manifestation pacifique et une chaîne humaine se sont étendues sur près de 2 km sur la commune d’Attiches (Nord-Pas-de-Calais), entre Tourmignies et Drumez. Les habitants de la Pévèle ont ainsi crié haut et fort leurs inquiétudes face à ce projet tout aussi inutile que dangereux, qui menace la santé des riverains.

À la suite de la maxi chaîne humaine, les manifestants se sont réunis pour former un immense "THT - NON" sur le sol. Un symbole fort, immortalisé par des photos aériennes, au cœur de la Pévèle. La THT on n’en veut pas... et ça se voit !

Une nouvelle grande action "rond-point" en Rhône-Alpes, à l’appel de Stop Bugey

Le 5 juillet, Stop Bugey a mis en place un périmètre anti-nucléaire autour de la centrale du Bugey, mobilisant ainsi une centaine de militants répartis sur différents lieux (avec une dizaine de ronds-points occupés simultanément de Lyon à Chambéry en passant par Beynost, et allant jusqu’à Bourg-en-Bresse). Cette action avait entre autres pour objectif de rappeler à la population riveraine les dangers liés à l’exploitation de la centrale nucléaire vétuste et de plus en plus défaillante. Sur les banderoles, on pouvait lire "Accident nucléaire : tous contaminés évacués ruinés", à l’heure où l’Autorité de Sûreté Nucléaire vient de donner son feu vert à la prolongation du réacteur Bugey 5 jusqu’en 2022.

Belle mobilisation contre l’exploitation du fort de Vaujours par Placoplâtre

À l’appel de l’association Sauvons la Dhuis et du groupe EELV de Seine-Saint-Denis, 500 manifestant-e-s ont réclamé l’arrêt des démolitions engagées par l’entreprise Placoplâtre au Fort de Vaujours.

"Casse-toi, placo !" et "Vos jours sont comptés" pouvait-on lire le samedi 17 mai sur les pancartes des manifestants massés devant l’usine Placoplâtre. Près de 500 personnes s’étaient donné rendez-vous pour exiger l’arrêt pur et simple du chantier de démolition engagé par le géant du plâtre au Fort de Vaujours. Cet ancien centre d’expérimentation du Commissariat à l’Énergie Atomique (CEA), fermé en 1997 après quarante ans d’essais atomiques à l’uranium, montre une radioactivité anormale dénoncée depuis 2001 par les associations locales et la CRIIRAD (Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité).

Le 2 juillet dernier, l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) a demandé à l’entreprise Placoplâtre de revoir son programme de surveillance radiologique, estimant qu’il fallait que l’entreprise revoie "la méthode de détection employée afin de l’adapter à l’uranium et de présenter une analyse de risques, afin d’évaluer le risque d’exposition, notamment interne, des travailleurs et du public". Une petite victoire pour les associations locales, qui se sont particulièrement mobilisées ces derniers mois, avec la mise en ligne d’une pétition qui a réuni près de 100 000 signatures, et une manifestation le 8 février dernier qui avait mobilisé 400 personnes pour l’abandon pur et simple du projet.

Tous à vélo contre le nucléaire

Un tour à vélo autour Cattenom :

Plus de 60 cyclistes de tout poil ont répondu présents à l’appel du Collectif "Sortir du nucléaire Moselle" pour venir à Cattenom, le samedi 17 mai, manifester leur opposition à la centrale nucléaire à l’occasion de la "Fête de la nature" organisée par la centrale la semaine suivante.

Venus de Metz avec l’association "Metz à vélo", de Nancy en train et en vélo et même de Saarbrück pour la plus vaillante des opposantes qui a rallié le pique-nique en 5 heures sur son valeureux vélo de ville, les adeptes de la "petite reine" n’ont pas ménagé leurs efforts, mais ont, semble-t-il, aussi pris beaucoup de plaisir par ce bel après-midi ensoleillé.

Après un pique-nique musical orchestré par les célèbres "Bure Haleurs" non loin des bords de la Moselle, sur les aires de jeu mises à disposition par la municipalité, c’est un peloton de bicyclettes en tout genre, allant du tandem à la trottinette, au vélo couché et même au vélo caréné, qui a rejoint la centrale de Cattenom, escorté par des motards de la gendarmerie. Sur place, à quelques encablures de l’entrée des personnels de service, une longue banderole a été déployée comme soutien visuel à la prise de parole de Sortir du nucléaire Moselle.

Le 9ème tour cycliste de Fessenheim :

Un mois plus tard, les 21 et 22 juin, c’était au tour des militants de Stop Fessenheim d’organiser leur manifestation à vélo ! Alors que la promesse présidentielle de fermer Fessenheim en 2016 semble de plus en plus lointaine, les antinucléaires des environs de la centrale ont réalisé leur 9ème tour à vélo pour sensibiliser les riverains au risque de prolongation du parc nucléaire, et afin qu’eux-mêmes se mobilisent pour la fermeture d’une des plus vieilles centrales de France, qui accumule les défauts et les incidents.

Une cinquantaine de militant-e-s ont traversé les villages français et allemands pendant deux jours, de Volgelsheim à Chalampé, un tour qui les a emmené-e-s pour la première fois jusque devant la centrale.

Sortir du nucléaire Paris aux Solidays

Une dizaine de militant-e-s de l’association Sortir du nucléaire Paris (SNP), bénévoles et passionné-e-s, ont participé au festival Solidays 2014 les 27, 28 et 29 juin. Pour sa 16ème édition, le festival a enregistré une fréquentation en hausse, avec plus de 175 000 festivaliers en 3 jours.

Comme chaque année dans le village associatif, une grande place a été donnée aux associations de solidarité internationale et de lutte contre le sida. Il y a bien des causes à défendre en ce début de 21ème siècle et bien des fléaux à combattre. Handicap, précarité, citoyenneté, droits humains ou environnement, voici les thématiques présentes sur le village, où François Hollande a été fraîchement accueilli le dimanche matin.

Nous avons eu un très bel échange avec les festivaliers et beaucoup d’écoute sur la problématique de l’avenir du nucléaire en France et au Japon, et les questions pertinentes des visiteurs nous ont également permis de faire état des nouveaux modes de production et des capacités potentielles d’économie d’énergies.

Nous avons pris le temps de répondre aux interrogations et d’en lever aussi, le tout sur une tonalité ludique sensibilisant les festivaliers en visite sur le stand.

Ce genre d’initiative permet notamment d’aller au contact des jeunes et de toucher un autre public qu’habituellement.

Une mobilisation qui ne faiblit pas à Notre-Dame-des-Landes

Malgré la pluie, nous étions près de 20000 à participer au grand rassemblement contre le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes le week-end des 5 et 6 juillet derniers.

Une grande diversité d’organisations était présente sur le site du festival, qui cette année se focalisait sur tous les grands projets inutiles et imposés : le projet de stade de foot OL Land à Lyon, la ferme du plateau des mille vaches, et bien évidemment tous les projets nucléaires : le projet CIGÉO d’enfouissement des déchets radioactifs, ICEDA qui voudrait accueillir les déchets du démantèlement sur le site de Bugey, mais aussi l’EPR… Pendant les jours, voire les semaines précédant la mobilisation, depuis de nombreux lieux de luttes actuelles, sont parties des caravanes pédestres, cyclistes ou motorisées pour converger physiquement sur la Zone À Défendre (ZAD) de Notre-Dame-des-Landes. Ces actions ayant pour objectifs de sensibiliser aux désastres annoncés par les Grands Projets Inutiles Imposés (GPII), les dénoncer, mais surtout soutenir et amplifier les résistances.

Ces convergences créent du commun entre celles et ceux qui luttent, par conviction comme par nécessité, contre l’accaparement des terres, le pillage des ressources, l’arrogante mégalomanie des infrastructures techno-industrielles... Car tous les 7 ans, c’est l’équivalent d’un département français qui disparaît sous le béton et le bitume.

De nombreuses associations ont répondu présentes pour tenir un stand sur l’espace forum ou participer aux conférences sur diverses thématiques comme les terres agricoles, les enjeux climatiques et la transition énergétique…

Les forums-débats de cette année portaient sur les huit grands thèmes suivants : grand marché transatlantique, travail et emploi, criminalisation et répression, traitement médiatique des luttes, gestion publique (transports, PPP, métropolisation...), énergie, agriculture et transformation de la société.

Tout au long du week-end, des artistes tels que Miossec, San Severino, les Têtes Raides ou Pigalle se sont relayés sur la grande scène pour apporter leur soutien en musique à cette lutte contre les grands projets inutiles et imposés.

Aussi, de nombreux stands de restauration ont nourri pendant le week-end les milliers de militants, tenus par les résidents d’autres Zone À Défendre comme la Maison de Bure, ou encore de la Grange de Montabot (un nouveau lieu antinucléaire dont nous avons parlé dans notre n°57) !

Alternatome à Valence d’Agen

Depuis octobre dernier et la grande réussite d’Alternatiba Bayonne, un appel européen a été lancé pour la multiplication des Alternatiba, "villages des alternatives". C’est dans ce cadre qu’Alternatome a été organisé par de nombreux collectifs du Tarn-et-Garonne (82), notamment les Amis de la Terre Midi-Pyrénées, Stop Golfech, France Nature Environnement…

À 500 m à vol d’oiseau de la centrale nucléaire de Golfech, les bénévoles d’Alternatome 82 ont démontré que les politiques énergétiques qui nous sont actuellement imposées ne répondent ni aux enjeux climatiques ni à la volonté des citoyens.

Plus d’une quarantaine d’acteurs locaux ont exposé leurs initiatives concrètes, écologiques, énergétiquement soutenables et créatrices d’emplois locaux.

Une belle convivialité, dans une ambiance positive et chaleureuse sur ce village des alternatives : retrouvailles pour de nombreux bénévoles du Tarn et Garonne engagés de longue date dans la lutte anti-nucléaire, avec des concerts d’artistes locaux, des spectacles, et l’accueil du cinéaste Alain de Halleux, réalisateur de "Welcome to Fukushima".

Les bénévoles d’Alternatome Tarn-et-Garonne vous donnent rendez-vous à Alternatiba Agen, le 13 septembre 2014 ! Des informations à venir bientôt sur l’agenda du Réseau !

Un millier de personnes contre le projet de ligne THT Avelin-Gavrelle !

Le 24 mai dernier, ce sont plus de mille personnes qui ont manifesté leur opposition au projet démesuré de RTE (Réseau de Transport d’Électricité, filiale d’EDF) qui voudrait construire une ligne THT (très haute tension) entre Avelin et Gavrelle. Une manifestation pacifique et une chaîne humaine se sont étendues sur près de 2 km sur la commune d’Attiches (Nord-Pas-de-Calais), entre Tourmignies et Drumez. Les habitants de la Pévèle ont ainsi crié haut et fort leurs inquiétudes face à ce projet tout aussi inutile que dangereux, qui menace la santé des riverains.

À la suite de la maxi chaîne humaine, les manifestants se sont réunis pour former un immense "THT - NON" sur le sol. Un symbole fort, immortalisé par des photos aériennes, au cœur de la Pévèle. La THT on n’en veut pas... et ça se voit !

Une nouvelle grande action "rond-point" en Rhône-Alpes, à l’appel de Stop Bugey

Le 5 juillet, Stop Bugey a mis en place un périmètre anti-nucléaire autour de la centrale du Bugey, mobilisant ainsi une centaine de militants répartis sur différents lieux (avec une dizaine de ronds-points occupés simultanément de Lyon à Chambéry en passant par Beynost, et allant jusqu’à Bourg-en-Bresse). Cette action avait entre autres pour objectif de rappeler à la population riveraine les dangers liés à l’exploitation de la centrale nucléaire vétuste et de plus en plus défaillante. Sur les banderoles, on pouvait lire "Accident nucléaire : tous contaminés évacués ruinés", à l’heure où l’Autorité de Sûreté Nucléaire vient de donner son feu vert à la prolongation du réacteur Bugey 5 jusqu’en 2022.

Belle mobilisation contre l’exploitation du fort de Vaujours par Placoplâtre

À l’appel de l’association Sauvons la Dhuis et du groupe EELV de Seine-Saint-Denis, 500 manifestant-e-s ont réclamé l’arrêt des démolitions engagées par l’entreprise Placoplâtre au Fort de Vaujours.

"Casse-toi, placo !" et "Vos jours sont comptés" pouvait-on lire le samedi 17 mai sur les pancartes des manifestants massés devant l’usine Placoplâtre. Près de 500 personnes s’étaient donné rendez-vous pour exiger l’arrêt pur et simple du chantier de démolition engagé par le géant du plâtre au Fort de Vaujours. Cet ancien centre d’expérimentation du Commissariat à l’Énergie Atomique (CEA), fermé en 1997 après quarante ans d’essais atomiques à l’uranium, montre une radioactivité anormale dénoncée depuis 2001 par les associations locales et la CRIIRAD (Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité).

Le 2 juillet dernier, l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) a demandé à l’entreprise Placoplâtre de revoir son programme de surveillance radiologique, estimant qu’il fallait que l’entreprise revoie "la méthode de détection employée afin de l’adapter à l’uranium et de présenter une analyse de risques, afin d’évaluer le risque d’exposition, notamment interne, des travailleurs et du public". Une petite victoire pour les associations locales, qui se sont particulièrement mobilisées ces derniers mois, avec la mise en ligne d’une pétition qui a réuni près de 100 000 signatures, et une manifestation le 8 février dernier qui avait mobilisé 400 personnes pour l’abandon pur et simple du projet.

Tous à vélo contre le nucléaire

Un tour à vélo autour Cattenom :

Plus de 60 cyclistes de tout poil ont répondu présents à l’appel du Collectif "Sortir du nucléaire Moselle" pour venir à Cattenom, le samedi 17 mai, manifester leur opposition à la centrale nucléaire à l’occasion de la "Fête de la nature" organisée par la centrale la semaine suivante.

Venus de Metz avec l’association "Metz à vélo", de Nancy en train et en vélo et même de Saarbrück pour la plus vaillante des opposantes qui a rallié le pique-nique en 5 heures sur son valeureux vélo de ville, les adeptes de la "petite reine" n’ont pas ménagé leurs efforts, mais ont, semble-t-il, aussi pris beaucoup de plaisir par ce bel après-midi ensoleillé.

Après un pique-nique musical orchestré par les célèbres "Bure Haleurs" non loin des bords de la Moselle, sur les aires de jeu mises à disposition par la municipalité, c’est un peloton de bicyclettes en tout genre, allant du tandem à la trottinette, au vélo couché et même au vélo caréné, qui a rejoint la centrale de Cattenom, escorté par des motards de la gendarmerie. Sur place, à quelques encablures de l’entrée des personnels de service, une longue banderole a été déployée comme soutien visuel à la prise de parole de Sortir du nucléaire Moselle.

Le 9ème tour cycliste de Fessenheim :

Un mois plus tard, les 21 et 22 juin, c’était au tour des militants de Stop Fessenheim d’organiser leur manifestation à vélo ! Alors que la promesse présidentielle de fermer Fessenheim en 2016 semble de plus en plus lointaine, les antinucléaires des environs de la centrale ont réalisé leur 9ème tour à vélo pour sensibiliser les riverains au risque de prolongation du parc nucléaire, et afin qu’eux-mêmes se mobilisent pour la fermeture d’une des plus vieilles centrales de France, qui accumule les défauts et les incidents.

Une cinquantaine de militant-e-s ont traversé les villages français et allemands pendant deux jours, de Volgelsheim à Chalampé, un tour qui les a emmené-e-s pour la première fois jusque devant la centrale.

Sortir du nucléaire Paris aux Solidays

Une dizaine de militant-e-s de l’association Sortir du nucléaire Paris (SNP), bénévoles et passionné-e-s, ont participé au festival Solidays 2014 les 27, 28 et 29 juin. Pour sa 16ème édition, le festival a enregistré une fréquentation en hausse, avec plus de 175 000 festivaliers en 3 jours.

Comme chaque année dans le village associatif, une grande place a été donnée aux associations de solidarité internationale et de lutte contre le sida. Il y a bien des causes à défendre en ce début de 21ème siècle et bien des fléaux à combattre. Handicap, précarité, citoyenneté, droits humains ou environnement, voici les thématiques présentes sur le village, où François Hollande a été fraîchement accueilli le dimanche matin.

Nous avons eu un très bel échange avec les festivaliers et beaucoup d’écoute sur la problématique de l’avenir du nucléaire en France et au Japon, et les questions pertinentes des visiteurs nous ont également permis de faire état des nouveaux modes de production et des capacités potentielles d’économie d’énergies.

Nous avons pris le temps de répondre aux interrogations et d’en lever aussi, le tout sur une tonalité ludique sensibilisant les festivaliers en visite sur le stand.

Ce genre d’initiative permet notamment d’aller au contact des jeunes et de toucher un autre public qu’habituellement.

Une mobilisation qui ne faiblit pas à Notre-Dame-des-Landes

Malgré la pluie, nous étions près de 20000 à participer au grand rassemblement contre le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes le week-end des 5 et 6 juillet derniers.

Une grande diversité d’organisations était présente sur le site du festival, qui cette année se focalisait sur tous les grands projets inutiles et imposés : le projet de stade de foot OL Land à Lyon, la ferme du plateau des mille vaches, et bien évidemment tous les projets nucléaires : le projet CIGÉO d’enfouissement des déchets radioactifs, ICEDA qui voudrait accueillir les déchets du démantèlement sur le site de Bugey, mais aussi l’EPR… Pendant les jours, voire les semaines précédant la mobilisation, depuis de nombreux lieux de luttes actuelles, sont parties des caravanes pédestres, cyclistes ou motorisées pour converger physiquement sur la Zone À Défendre (ZAD) de Notre-Dame-des-Landes. Ces actions ayant pour objectifs de sensibiliser aux désastres annoncés par les Grands Projets Inutiles Imposés (GPII), les dénoncer, mais surtout soutenir et amplifier les résistances.

Ces convergences créent du commun entre celles et ceux qui luttent, par conviction comme par nécessité, contre l’accaparement des terres, le pillage des ressources, l’arrogante mégalomanie des infrastructures techno-industrielles... Car tous les 7 ans, c’est l’équivalent d’un département français qui disparaît sous le béton et le bitume.

De nombreuses associations ont répondu présentes pour tenir un stand sur l’espace forum ou participer aux conférences sur diverses thématiques comme les terres agricoles, les enjeux climatiques et la transition énergétique…

Les forums-débats de cette année portaient sur les huit grands thèmes suivants : grand marché transatlantique, travail et emploi, criminalisation et répression, traitement médiatique des luttes, gestion publique (transports, PPP, métropolisation...), énergie, agriculture et transformation de la société.

Tout au long du week-end, des artistes tels que Miossec, San Severino, les Têtes Raides ou Pigalle se sont relayés sur la grande scène pour apporter leur soutien en musique à cette lutte contre les grands projets inutiles et imposés.

Aussi, de nombreux stands de restauration ont nourri pendant le week-end les milliers de militants, tenus par les résidents d’autres Zone À Défendre comme la Maison de Bure, ou encore de la Grange de Montabot (un nouveau lieu antinucléaire dont nous avons parlé dans notre n°57) !