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Nos communiqués de presse

CIGEO/Bure : Le Sénateur Michel Raison expédie la procédure et bâcle - à dessein - un dossier explosif !

Communiqué du 17 mai 2016



Le 11 mai 2016, la commission de l’aménagement du territoire et du développement durable a rendu un rapport [1] favorable à la proposition de loi Longuet/CIGEO, suite à l’examen du rapport de Michel Raison, sénateur et rapporteur. Celle-ci passe en discussion au Sénat mardi 17 mai 2016.



Un minimum d’auditions...

Michel Raison a affirmé avoir pu "procéder aux auditions nécessaires : l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) qui est maître d’ouvrage du projet à Bure ; Areva, pour les opérateurs du nucléaire ; Bertrand Thuillier, expert scientifique proche des associations militant contre le projet ; et bien-sûr les auteurs de la proposition de loi. Les opposants au projet nous ont adressé un courrier." La demande d’audition du 4 mai 2016 adressée au Réseau "Sortir du nucléaire" était donc bien, comme la fédération le pressentait une pure formalité - voire une grave tromperie - afin de justifier d’une soi-disant consultation plurielle. Le Réseau "Sortir du nucléaire" avait décliné l’invitation, par le biais d’un courrier [2] explicite et documenté.

... sans en retenir rien qui fâche et qui fasse douter

L’expert indépendant, Bertrand Thuillier, a rencontré le sénateur le 4 mai. Il a apporté pendant 45 mn de très nombreux arguments en défaveur du projet CIGEO (risques industriels, risques d’explosion et d’incendies dûs à la nature des déchets, etc.). Des informations d’une grande importance mais qui n’apparaissent nulle part dans le rapport. Un sénateur a-t-il toute légitimité pour tronquer l’information et masquer ainsi la dangerosité du projet ? Michel Raison a donc invité "à adopter cette proposition de loi qui permet la poursuite du projet CIGEO dans des conditions garantissant à la fois la sûreté des installations, la réversibilité des choix opérés et un droit de regard final du Parlement."

Michel Raison donne une fois de plus raison aux opposants qui déplorent le manque criant d’objectivité et d’impartialité quant au dossier CIGEO

Le Réseau "Sortir du nucléaire" déplore vivement :

- le mépris opposé à la parole citoyenne et à l’expertise indépendante

- la non-transmission d’informations essentielles sur un dossier d’une envergure considérable

- la confiscation d’un débat impartial et pluriel, digne de ce nom

- la volonté d’expédier le dossier CIGEO au plus vite afin de lancer une première tranche industrielle maquillée en "phase-pilote"

- le lien indéfectible entre décideurs politiques et industriels de l’atome

Le Réseau "Sortir du nucléaire" en appelle au bon sens et à l’esprit critique des parlementaires qui sont amenés, le 17 mai 2016, à statuer sur la première tranche d’un chantier colossal, à hauts risques, refusé par des milliers de personnes depuis près de 30 ans. Par ailleurs, ce chantier engloutirait la totalité des provisions actuelles dédiées à la gestion des déchets nucléaires, reportant ainsi une dette de plusieurs dizaines de milliards à nos descendants.

Des actions d’interpellation de certains parlementaires ont été menées ce week-end.  [3]

Contact presse :

Corinne François : 06 86 74 85 11

Chargée de communication : 06 64 66 01 23

Un minimum d’auditions...

Michel Raison a affirmé avoir pu "procéder aux auditions nécessaires : l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) qui est maître d’ouvrage du projet à Bure ; Areva, pour les opérateurs du nucléaire ; Bertrand Thuillier, expert scientifique proche des associations militant contre le projet ; et bien-sûr les auteurs de la proposition de loi. Les opposants au projet nous ont adressé un courrier." La demande d’audition du 4 mai 2016 adressée au Réseau "Sortir du nucléaire" était donc bien, comme la fédération le pressentait une pure formalité - voire une grave tromperie - afin de justifier d’une soi-disant consultation plurielle. Le Réseau "Sortir du nucléaire" avait décliné l’invitation, par le biais d’un courrier [1] explicite et documenté.

... sans en retenir rien qui fâche et qui fasse douter

L’expert indépendant, Bertrand Thuillier, a rencontré le sénateur le 4 mai. Il a apporté pendant 45 mn de très nombreux arguments en défaveur du projet CIGEO (risques industriels, risques d’explosion et d’incendies dûs à la nature des déchets, etc.). Des informations d’une grande importance mais qui n’apparaissent nulle part dans le rapport. Un sénateur a-t-il toute légitimité pour tronquer l’information et masquer ainsi la dangerosité du projet ? Michel Raison a donc invité "à adopter cette proposition de loi qui permet la poursuite du projet CIGEO dans des conditions garantissant à la fois la sûreté des installations, la réversibilité des choix opérés et un droit de regard final du Parlement."

Michel Raison donne une fois de plus raison aux opposants qui déplorent le manque criant d’objectivité et d’impartialité quant au dossier CIGEO

Le Réseau "Sortir du nucléaire" déplore vivement :

- le mépris opposé à la parole citoyenne et à l’expertise indépendante

- la non-transmission d’informations essentielles sur un dossier d’une envergure considérable

- la confiscation d’un débat impartial et pluriel, digne de ce nom

- la volonté d’expédier le dossier CIGEO au plus vite afin de lancer une première tranche industrielle maquillée en "phase-pilote"

- le lien indéfectible entre décideurs politiques et industriels de l’atome

Le Réseau "Sortir du nucléaire" en appelle au bon sens et à l’esprit critique des parlementaires qui sont amenés, le 17 mai 2016, à statuer sur la première tranche d’un chantier colossal, à hauts risques, refusé par des milliers de personnes depuis près de 30 ans. Par ailleurs, ce chantier engloutirait la totalité des provisions actuelles dédiées à la gestion des déchets nucléaires, reportant ainsi une dette de plusieurs dizaines de milliards à nos descendants.

Des actions d’interpellation de certains parlementaires ont été menées ce week-end.  [2]

Contact presse :

Corinne François : 06 86 74 85 11

Chargée de communication : 06 64 66 01 23




Projet Cigéo à Bure : non à l’enfouissement des déchets radioactifs !

Bure : c’est dans ce petit village de la Meuse que l’industrie nucléaire veut enfouir ses déchets les plus dangereux, qui resteront radioactifs pendant des centaines de milliers d’années.




Pour toute sollicitation médiatique, merci de contacter Charlotte Mijeon, chargée de communication et des relations extérieures.

charlotte.mijeon@sortirdunucleaire.fr
Tél : 06 64 66 01 23




Thèmes
Déchets radioactifs Bure - CIGEO