Réseau Sortir du nucléaire
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Sortir du nucléaire n°60

Février 2014

Actions et vie des groupes

Belle mobilisation pour barrer la route à l’uranium !

Février 2014




En réponse à l’appel à mobilisation lancé par le Réseau "Sortir du nucléaire", une vingtaine d’actions ont eu lieu dans toute la France le week-end du 30 novembre et 1er décembre. Objectif : barrer la route à l’uranium et s’opposer à l’industrie nucléaire dans son fonctionnement quotidien et routinier. Se saisissant de leurs thématiques locales, les groupes et militants du Réseau ont redoublé d’imagination pour sensibiliser la population aux risques du nucléaire.



À Mende, en Lozère, 15 militants ont investi durant deux heures le principal rond-point d’accès à la ville. Trois banderoles ont été déployées et 1500 tracts distribués aux automobilistes. L’action a été bien accueillie et de nombreuses personnes ont invité les militant-e-s à poursuivre leurs actions !

À Aubagne (13) s’est tenu le dimanche un stand d’information sur les alternatives au nucléaire. De nombreux passants étaient intéressés par Enercoop et prévoyaient de venir à la prochaine réunion d’information. Des militants toulonnais sont venus pour des échanges d’idées et afin de discuter de prochaine actions communes. À suivre… À Chalon-sur-Saône (71), l’Association Chalonnaise pour la Transition Énergétique écologique et citoyenne (ACTE) est allée à la rencontre des Chalonnais le samedi 30 novembre après-midi. 25 militants de Chalon et des environs ont mis en scène une déambulation dans les rues piétonnes, équipés de tenues blanches de protection, masques, pancartes, banderoles et bidons, avec en même temps distribution de tracts et dialogue avec la population. Cette intervention a interpellé les habitants et a été plutôt bien perçue, mieux qu’on aurait pu l’imaginer dans une ville qui abrite un important site industriel d’Areva !

À Montpellier (34), à l’appel de Sortir du nucléaire 34, environ 80 personnes ont défilé de la Place Paul Bec à La Comédie, sous le soleil et dans le froid. Une déambulation très énergique menée par une batucada, entrecoupée de slogans antinucléaires. Un happening a été organisé au départ et à l’arrivée, avec l’anagramme géant "Centrale nucléaire ↔ Le cancer et la ruine", avec en prime, un quizz sur le nucléaire et des prises de parole à l’arrivée. Un millier de tracts Languedoc-Roussillon de la campagne "De la mine aux déchets, tous concernés" ont été distribués aux Montpelliérains.

À Yutz, en Moselle, un stand a été tenu sur la place du marché. Vu le bon accueil des passants, l’opération est amenée à être renouvelée.

À Strasbourg (67), de très nombreux manifestants se sont réunis dans le quartier de la Petite France pour demander la fermeture de Fessenheim et l’arrêt du nucléaire. Ils ont déployé sur le barrage Vauban la grande banderole "Le nucléaire tue l’avenir" et ont déambulé dans les rues et sur le pont, avec de nombreux drapeaux, en distribuant des tracts aux passants, avec qui ils ont pu ainsi discuter. Une très belle action des militants alsaciens qui a largement été relayée par la presse locale !

Tout près de Narbonne, à Malvési (11), s’est ouverte l’enquête publique sur la création (administrative) d’une Installation Nucléaire de Base pour les bassins B1 et B2 du site Comurhex, qui fonctionne depuis plusieurs années en toute illégalité, et qui aurait dû être déjà classée INB il y a bien longtemps… Pour faire toute la lumière sur ce site nucléaire, afin d’informer la population et dénoncer les risques liés à l’installation elle-même et aux transports qu’elle génère, les militants se sont retrouvés sur le rond-point de la Campane le samedi, et aux Halles de Narbonne le dimanche pour diffuser des tracts, échanger avec les riverains et interpeller les pouvoirs publics. Si vous souhaitez en savoir plus, retrouvez notre article sur Malvési en page 3.

De nombreux groupes se sont également mobilisés contre les transports de matières et de déchets radioactifs.

L’association Sortir du nucléaire Berry-Puisaye a distribué 500 tracts pour sensibiliser les Berrichons aux transports de matières radioactives et au passage de ces convois près de chez eux. Au pied des feux de signalisation, en pleine zone commerciale, sur l’axe routier menant à la centrale de Belleville-sur-Loire, une dizaine de militants ont expliqué aux automobilistes de passage leurs inquiétudes et leur opposition à ces transports. Beaucoup ignorent cette conséquence directe de la présence de nombreuses usines nucléaires aux quatre coins de la France et méconnaissent même l’existence des déchets issus des centrales.

L’action a été couverte par la presse locale. Elle s’est terminée par un pot, pour échanger sur les actions à mener, l’occasion pour les adhérents et sympathisants cordialement invités de donner leur avis et proposer des idées.

En 2009 a été inaugurée en catimini la plateforme Areva de Void-Vacon dans la Meuse ; elle est censée ne servir qu’au transport de pièces mécaniques à destination d’installations nucléaires. Pourtant, depuis le début de l’année, des camions chargés de matières radioactives ont été observés par les militants, information qui a été confirmée par l’ASN. Les antinucléaires ont décidé de réagir à ce nouveau mensonge d’Areva en organisant une action près de la plateforme. Des dizaines de militants se sont relayés sur le rond-point à proximité, durant toute la journée du samedi, afin de distribuer des tracts et d’interpeller les nombreux automobilistes habitant aux alentours.

Le maire de la commune de Void-Vacon s’est lui aussi rendu sur place, pour distribuer ses propres tracts en faveur de la plateforme, mais n’a pas tenu longtemps face aux arguments des antinucléaires ! Ensuite, le groupe est allé faire une petite visite à pied à la plateforme Areva et ont rencontré son exploitant, ainsi qu’un bon paquet de policiers. Là encore tout s’est passé sans heurts malgré leur énervement visible.

La gare de triage de Drancy est un point névralgique des transports de matières radioactives, c’est pourquoi les militants ont souhaité mener une action d’information du public qui a réuni une cinquantaine de personnes. Un rassemblement sous haute surveillance avec la présence (discrète) des services de la sécurité du territoire et de trois policiers ! Les actions contre les transports étant toujours considérées comme sensibles... Les militants ont pu distribuer des tracts sur les problèmes posés par les convois de déchets et ainsi informer la population sur les dangers que leur passage entraîne.

À Saint-Pierre-des-Corps (37), le groupe local Sortir du nucléaire Touraine a organisé un rassemblement devant la gare, le samedi 30 novembre, pour dénoncer l’opacité qui règne au sujet des transports de déchets radioactifs. Cette gare est l’un des nœuds du transport de déchets qui viennent par exemple de Chinon et vont vers La Hague. La plupart des passants ignoraient que, tout près de chez eux, circulent des trains de marchandises aussi dangereuses...

Une douzaine de militants ont installé des banderoles, drapeaux, affiches, et distribué des tracts pendant deux heures, le tout accompagné de percussions, dans le froid, mais sous le soleil !

Mélisande Seyzériat

À Mende, en Lozère, 15 militants ont investi durant deux heures le principal rond-point d’accès à la ville. Trois banderoles ont été déployées et 1500 tracts distribués aux automobilistes. L’action a été bien accueillie et de nombreuses personnes ont invité les militant-e-s à poursuivre leurs actions !

À Aubagne (13) s’est tenu le dimanche un stand d’information sur les alternatives au nucléaire. De nombreux passants étaient intéressés par Enercoop et prévoyaient de venir à la prochaine réunion d’information. Des militants toulonnais sont venus pour des échanges d’idées et afin de discuter de prochaine actions communes. À suivre… À Chalon-sur-Saône (71), l’Association Chalonnaise pour la Transition Énergétique écologique et citoyenne (ACTE) est allée à la rencontre des Chalonnais le samedi 30 novembre après-midi. 25 militants de Chalon et des environs ont mis en scène une déambulation dans les rues piétonnes, équipés de tenues blanches de protection, masques, pancartes, banderoles et bidons, avec en même temps distribution de tracts et dialogue avec la population. Cette intervention a interpellé les habitants et a été plutôt bien perçue, mieux qu’on aurait pu l’imaginer dans une ville qui abrite un important site industriel d’Areva !

À Montpellier (34), à l’appel de Sortir du nucléaire 34, environ 80 personnes ont défilé de la Place Paul Bec à La Comédie, sous le soleil et dans le froid. Une déambulation très énergique menée par une batucada, entrecoupée de slogans antinucléaires. Un happening a été organisé au départ et à l’arrivée, avec l’anagramme géant "Centrale nucléaire ↔ Le cancer et la ruine", avec en prime, un quizz sur le nucléaire et des prises de parole à l’arrivée. Un millier de tracts Languedoc-Roussillon de la campagne "De la mine aux déchets, tous concernés" ont été distribués aux Montpelliérains.

À Yutz, en Moselle, un stand a été tenu sur la place du marché. Vu le bon accueil des passants, l’opération est amenée à être renouvelée.

À Strasbourg (67), de très nombreux manifestants se sont réunis dans le quartier de la Petite France pour demander la fermeture de Fessenheim et l’arrêt du nucléaire. Ils ont déployé sur le barrage Vauban la grande banderole "Le nucléaire tue l’avenir" et ont déambulé dans les rues et sur le pont, avec de nombreux drapeaux, en distribuant des tracts aux passants, avec qui ils ont pu ainsi discuter. Une très belle action des militants alsaciens qui a largement été relayée par la presse locale !

Tout près de Narbonne, à Malvési (11), s’est ouverte l’enquête publique sur la création (administrative) d’une Installation Nucléaire de Base pour les bassins B1 et B2 du site Comurhex, qui fonctionne depuis plusieurs années en toute illégalité, et qui aurait dû être déjà classée INB il y a bien longtemps… Pour faire toute la lumière sur ce site nucléaire, afin d’informer la population et dénoncer les risques liés à l’installation elle-même et aux transports qu’elle génère, les militants se sont retrouvés sur le rond-point de la Campane le samedi, et aux Halles de Narbonne le dimanche pour diffuser des tracts, échanger avec les riverains et interpeller les pouvoirs publics. Si vous souhaitez en savoir plus, retrouvez notre article sur Malvési en page 3.

De nombreux groupes se sont également mobilisés contre les transports de matières et de déchets radioactifs.

L’association Sortir du nucléaire Berry-Puisaye a distribué 500 tracts pour sensibiliser les Berrichons aux transports de matières radioactives et au passage de ces convois près de chez eux. Au pied des feux de signalisation, en pleine zone commerciale, sur l’axe routier menant à la centrale de Belleville-sur-Loire, une dizaine de militants ont expliqué aux automobilistes de passage leurs inquiétudes et leur opposition à ces transports. Beaucoup ignorent cette conséquence directe de la présence de nombreuses usines nucléaires aux quatre coins de la France et méconnaissent même l’existence des déchets issus des centrales.

L’action a été couverte par la presse locale. Elle s’est terminée par un pot, pour échanger sur les actions à mener, l’occasion pour les adhérents et sympathisants cordialement invités de donner leur avis et proposer des idées.

En 2009 a été inaugurée en catimini la plateforme Areva de Void-Vacon dans la Meuse ; elle est censée ne servir qu’au transport de pièces mécaniques à destination d’installations nucléaires. Pourtant, depuis le début de l’année, des camions chargés de matières radioactives ont été observés par les militants, information qui a été confirmée par l’ASN. Les antinucléaires ont décidé de réagir à ce nouveau mensonge d’Areva en organisant une action près de la plateforme. Des dizaines de militants se sont relayés sur le rond-point à proximité, durant toute la journée du samedi, afin de distribuer des tracts et d’interpeller les nombreux automobilistes habitant aux alentours.

Le maire de la commune de Void-Vacon s’est lui aussi rendu sur place, pour distribuer ses propres tracts en faveur de la plateforme, mais n’a pas tenu longtemps face aux arguments des antinucléaires ! Ensuite, le groupe est allé faire une petite visite à pied à la plateforme Areva et ont rencontré son exploitant, ainsi qu’un bon paquet de policiers. Là encore tout s’est passé sans heurts malgré leur énervement visible.

La gare de triage de Drancy est un point névralgique des transports de matières radioactives, c’est pourquoi les militants ont souhaité mener une action d’information du public qui a réuni une cinquantaine de personnes. Un rassemblement sous haute surveillance avec la présence (discrète) des services de la sécurité du territoire et de trois policiers ! Les actions contre les transports étant toujours considérées comme sensibles... Les militants ont pu distribuer des tracts sur les problèmes posés par les convois de déchets et ainsi informer la population sur les dangers que leur passage entraîne.

À Saint-Pierre-des-Corps (37), le groupe local Sortir du nucléaire Touraine a organisé un rassemblement devant la gare, le samedi 30 novembre, pour dénoncer l’opacité qui règne au sujet des transports de déchets radioactifs. Cette gare est l’un des nœuds du transport de déchets qui viennent par exemple de Chinon et vont vers La Hague. La plupart des passants ignoraient que, tout près de chez eux, circulent des trains de marchandises aussi dangereuses...

Une douzaine de militants ont installé des banderoles, drapeaux, affiches, et distribué des tracts pendant deux heures, le tout accompagné de percussions, dans le froid, mais sous le soleil !

Mélisande Seyzériat



Thèmes
Uranium et mines