Réseau Sortir du nucléaire
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Sortir du nucléaire n°32

Septembre 2006

Finances solidaires

Au sujet de la NEF et de Philippe Leconte, son nouveau président du Conseil de Surveillance

Septembre 2006




Depuis 2001, le Réseau "Sortir du nucléaire" a ouvert un compte d’épargne à la NEF, (Nouvelle Economie Fraternelle), qui est une société coopérative de finances solidaires ayant pour vocation de financer exclusivement des projets respectueux de l’être humain et de son environnement.



La Nef est gérée au quotidien par un Directoire, qui a accueilli très favorablement l’arrivée du Réseau "Sortir du nucléaire". L’activité de ce Directoire est contrôlée par un Conseil de surveillance qui fixe les grandes orientations.

En 2003, une convention de partenariat est signée avec la NEF pour permettre au Réseau de bénéficier des intérêts de l’épargne versés par des sociétaires de la NEF dans le cadre d’un "Compte épargne nature".

En mai 2005, c’est en complète connaissance de cause que l’assemblée générale de la NEF a élu Philippe Leconte, physicien nucléaire, retraité du Commissariat à l’énergie atomique (CEA), comme président du Conseil de Surveillance de la NEF.

Son implication au sein de la NEF datant de 1988, il a accompagné la NEF dans son développement depuis cette date.

Tout en reconnaissant l’intérêt de l’action de la NEF, qui reste, à ce jour, une des rares sociétés financières alternatives, la participation de Philippe Leconte comme Président du conseil de surveillance de la NEF gêne un bon nombre d’adhérents au Réseau “Sortir du nucléaire”.

Certains de ses propos minimisant l’impact de la catastrophe de Tchernobyl, (exprimés, il est vrai, dans une conversation privée en 2005), ont été repris dans la presse alternative et ont soulevé une certaine polémique.

Ceci dit, nous avons lu avec intérêt les réponses de Philippe Leconte à un entretien accordé à Jacques CACLIN, Directeur financier du Réseau “Sortir du nucléaire” et qui a été cité dans le courrier des lecteurs n°39 de la revue de la NEF, "Vif Argent" (automne 2005) :

Jacques Caclin (J. C.) : "Etes vous pour la sortie du nucléaire ?"

Philippe Leconte (Ph. L.) : "Je réponds oui sans hésitation, [...]".

J. C. : "Imagineriez vous que la NEF finance l’énergie nucléaire ?"

Ph. L. : "Non, je ne souhaite pas contribuer à la poursuite du mythe d’une énergie centralisée, bon marche, inépuisable et ayant zéro impact sur l’environnement. L’énergie nucléaire a trop d’impacts sociétaux (centralisation excessive, contraintes sécuritaires nécessitant une importante surveillance notamment avec l’aide de la force publique, ...) pour constituer, à mon point de vue, une énergie d’avenir."

J. C. : "Quelles solutions de remplacement imaginez-vous ?"

Ph. L. : "Il faut faire appel à toute la palette des énergies renouvelables, à commencer par les économies d’énergie et un recours conséquent à l’éolien, à condition que, chaque fois, l’impact environnemental soit bien évalué. Aujourd’hui, l’éolien ne se développe en France que par des initiatives colbertistes, centralisées. Elles sont perçues comme des intrusions et il ne reste alors comme rôle aux acteurs locaux que la levée de boucliers. A quand la prise en compte en France du concept d’autosuffisance énergétique et l’apparition d’initiatives locales qui traiteront de manière interne des oppositions éventuelles ? [...]

Aujourd’hui, ces solutions sont plus de 10 fois plus chères que les énergies que nous utilisons actuellement. C’est un gigantesque obstacle économique. Mais l’enjeu planétaire est lui aussi gigantesque. Il faudra bien le prendre en considération."

En conséquence, à ce jour rien ne permet de penser que l’activité professionnelle de Philippe Leconte au sein du CEA ait pu avoir une influence sur la politique des prêts ou les prises de position de la NEF. Le Réseau "Sortir du nucléaire" a donc décidé de poursuivre son partenariat avec la NEF.

Cependant, dans la suite de l’interview, Philippe Leconte expose sa conception de la société civile, l’idée qu’il a d’un dialogue entre opposants et partisans du nucléaire. Pour lui les opposants auraient tort de trop montrer les dangers du nucléaire car, dit-il "La peur est une énergie aussi dangereuse que l’énergie nucléaire". Le Réseau "Sortir du nucléaire" ne partage évidemment pas cette partie de son analyse et rappelle, au contraire, que la technologie nucléaire est un danger mortel pour la continuation de la vie sur terre et qu’il est urgent d’en sortir.

Le Réseau "Sortir du nucléaire" a informé la NEF qu’il restera vigilant sur l’évolution et les orientations qu’elle serait amenée à prendre. Il en va d’une cohérence entre les activités menées par notre fédération d’associations et les liens tissés avec d’autres structures tournées vers des valeurs humanistes comme La NEF.

Le Conseil d’administration du Réseau “Sortir du nucléaire”
Pour toute information concernant la Nef et ses produits d’épargne :

Société financière de la Nef

114 boulevard du 11 novembre 1918

69626 Villeurbanne Cedex

Tél. : 0 811 90 11 90 (coût d´une communication locale à partir d’un poste fixe)

Fax : 04 72 69 08 79

Courriel : lanef@lanef.com

Internet : www.lanef.com

La Nef est gérée au quotidien par un Directoire, qui a accueilli très favorablement l’arrivée du Réseau "Sortir du nucléaire". L’activité de ce Directoire est contrôlée par un Conseil de surveillance qui fixe les grandes orientations.

En 2003, une convention de partenariat est signée avec la NEF pour permettre au Réseau de bénéficier des intérêts de l’épargne versés par des sociétaires de la NEF dans le cadre d’un "Compte épargne nature".

En mai 2005, c’est en complète connaissance de cause que l’assemblée générale de la NEF a élu Philippe Leconte, physicien nucléaire, retraité du Commissariat à l’énergie atomique (CEA), comme président du Conseil de Surveillance de la NEF.

Son implication au sein de la NEF datant de 1988, il a accompagné la NEF dans son développement depuis cette date.

Tout en reconnaissant l’intérêt de l’action de la NEF, qui reste, à ce jour, une des rares sociétés financières alternatives, la participation de Philippe Leconte comme Président du conseil de surveillance de la NEF gêne un bon nombre d’adhérents au Réseau “Sortir du nucléaire”.

Certains de ses propos minimisant l’impact de la catastrophe de Tchernobyl, (exprimés, il est vrai, dans une conversation privée en 2005), ont été repris dans la presse alternative et ont soulevé une certaine polémique.

Ceci dit, nous avons lu avec intérêt les réponses de Philippe Leconte à un entretien accordé à Jacques CACLIN, Directeur financier du Réseau “Sortir du nucléaire” et qui a été cité dans le courrier des lecteurs n°39 de la revue de la NEF, "Vif Argent" (automne 2005) :

Jacques Caclin (J. C.) : "Etes vous pour la sortie du nucléaire ?"

Philippe Leconte (Ph. L.) : "Je réponds oui sans hésitation, [...]".

J. C. : "Imagineriez vous que la NEF finance l’énergie nucléaire ?"

Ph. L. : "Non, je ne souhaite pas contribuer à la poursuite du mythe d’une énergie centralisée, bon marche, inépuisable et ayant zéro impact sur l’environnement. L’énergie nucléaire a trop d’impacts sociétaux (centralisation excessive, contraintes sécuritaires nécessitant une importante surveillance notamment avec l’aide de la force publique, ...) pour constituer, à mon point de vue, une énergie d’avenir."

J. C. : "Quelles solutions de remplacement imaginez-vous ?"

Ph. L. : "Il faut faire appel à toute la palette des énergies renouvelables, à commencer par les économies d’énergie et un recours conséquent à l’éolien, à condition que, chaque fois, l’impact environnemental soit bien évalué. Aujourd’hui, l’éolien ne se développe en France que par des initiatives colbertistes, centralisées. Elles sont perçues comme des intrusions et il ne reste alors comme rôle aux acteurs locaux que la levée de boucliers. A quand la prise en compte en France du concept d’autosuffisance énergétique et l’apparition d’initiatives locales qui traiteront de manière interne des oppositions éventuelles ? [...]

Aujourd’hui, ces solutions sont plus de 10 fois plus chères que les énergies que nous utilisons actuellement. C’est un gigantesque obstacle économique. Mais l’enjeu planétaire est lui aussi gigantesque. Il faudra bien le prendre en considération."

En conséquence, à ce jour rien ne permet de penser que l’activité professionnelle de Philippe Leconte au sein du CEA ait pu avoir une influence sur la politique des prêts ou les prises de position de la NEF. Le Réseau "Sortir du nucléaire" a donc décidé de poursuivre son partenariat avec la NEF.

Cependant, dans la suite de l’interview, Philippe Leconte expose sa conception de la société civile, l’idée qu’il a d’un dialogue entre opposants et partisans du nucléaire. Pour lui les opposants auraient tort de trop montrer les dangers du nucléaire car, dit-il "La peur est une énergie aussi dangereuse que l’énergie nucléaire". Le Réseau "Sortir du nucléaire" ne partage évidemment pas cette partie de son analyse et rappelle, au contraire, que la technologie nucléaire est un danger mortel pour la continuation de la vie sur terre et qu’il est urgent d’en sortir.

Le Réseau "Sortir du nucléaire" a informé la NEF qu’il restera vigilant sur l’évolution et les orientations qu’elle serait amenée à prendre. Il en va d’une cohérence entre les activités menées par notre fédération d’associations et les liens tissés avec d’autres structures tournées vers des valeurs humanistes comme La NEF.

Le Conseil d’administration du Réseau “Sortir du nucléaire”
Pour toute information concernant la Nef et ses produits d’épargne :

Société financière de la Nef

114 boulevard du 11 novembre 1918

69626 Villeurbanne Cedex

Tél. : 0 811 90 11 90 (coût d´une communication locale à partir d’un poste fixe)

Fax : 04 72 69 08 79

Courriel : lanef@lanef.com

Internet : www.lanef.com


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