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Le Réseau “Sortir du nucléaire“ remet une pétition signée par 30 000 personnes contre un projet minier d’Areva au Nunavut

Communiqué du 17 janvier 2014



Depuis 2008, Areva cherche à implanter un grand complexe minier au Nunavut, territoire du grand Nord canadien habité par les Inuit. Aujourd’hui, le Réseau “Sortir du nucléaire“ vient d’adresser une lettre et une pétition signée par 30,000 personnes aux Ministères de l’Écologie, du Développement, des Affaires Étrangères et du Commerce Extérieur pour leur demander d’interdire la construction de cette mine d’uranium.



Le projet minier d’Areva, une menace pour le peuple Inuit

Le Réseau “Sortir du nucléaire“ a lancé en juin 2013 une pétition pour demander l’abandon d’un projet minier d’Areva au Nunavut, ce territoire du Grand Nord canadien habité par les Inuit. Diffusée dans le cadre de la campagne « Nucléaire : de la mine aux déchets, tous concernés ! », celle-ci vient de dépasser les 30 000 signataires.

Depuis 2008, Areva veut implanter un grand complexe minier près de la petite ville de Baker Lake. L’extraction de l’uranium menacerait un écosystème déjà rendu très vulnérable par les effets du changement climatique. Elle constituerait également une menace pour le mode de vie des Inuit, fortement lié à la chasse au caribou. L’ouverture d’une première mine amènerait avec elle des infrastructures et incitations financières, ouvrant la voie à une multiplication des sites miniers qui ravagerait notamment les zones d’habitat des caribous [1] ; toutefois, l’administration en charge du développement du projet refuse de prendre en compte les impacts de ce développement induit. Pollution des sols et des eaux, zones de chasses dévastées, contaminations et déchets ingérables : voici ce qui attend les Inuit si ce projet se concrétise.

La voix des populations locales n’est pas entendue

Aucun vote public n’est prévu concernant ce projet d’Areva, qui pourrait changer la face du territoire Inuit, malgré la demande de nombreux habitants de Baker Lake, dont le maire, les associations de chasseurs et des membres de Nunavummiut Makitagunarningit [2](dite ‘Makita’, organisation environnementale locale). Mais le gouvernement du Nunavut et les instances représentatives inuit ne l’ont pas fait et ne semblent pas désireux de le faire.

En avril 2013, Makita s’est adressée au rapporteur spécial des Nations Unies sur les droits des Peuples Autochtones, soulignant qu’en l’absence de vote, le people Inuit n’avait pas donné son consentement libre et éclairé sur la question de l’extraction de l’uranium dans la région. Makita appelle à la tenue d’une enquête publique et d’un référendum.

Areva au Nunavut : pratiques douteuses et fausses promesses

Aucune enquête publique n’a été menée pour ce projet. Mais comme le relate Makita, Areva a organisé des réunions pour promouvoir le projet où les participants recevaient en cadeau des T-shirt et des ordinateurs portables. Aucune information sérieuse n’est apportée sur les impacts environnementaux et sanitaires de l’extraction de l’uranium. En revanche, Areva multiplie les promesses de développement et déclare aux Inuit que les mines d’uranium aideront à lutter contre le changement climatique qui les affecte déjà !

Areva et l’extraction de l’uranium : une longue liste d’héritages empoisonnés

Le Nunavut ne doit pas s’ajouter à la longue liste des territoires déjà pollués par Areva. Au Gabon, malgré des travaux de « réhabilitation », l’ancienne mine de Mounana continue de polluer les eaux et menace les habitants [3]. Au Nord-Niger, Areva est responsable de la pollution des sols et des eaux, ainsi que de l’épuisement d’aquifères fossiles non renouvelables et de l’abandon de tonnes de ferrailles radioactives [4]. Malgré ses richesses minières, le Niger reste le pays le plus pauvre du monde.

Même en France, les stériles et résidus miniers abandonnés par Areva dans de multiples sites continuent de polluer les eaux. Le « Prix Pinocchio » du greenwashing décerné à Areva en 2013 par les Amis de la Terre, pour l’ouverture d’un musée de la mine qui repeint en vert l’histoire de l’uranium, est bien mérité [5] . Malgré les discours d’Areva, l’extraction de l’uranium ne pourra jamais être propre !

Le Réseau “Sortir du nucléaire” soutient les demandes de Makita et demande aux Ministères de l’Écologie, du Développement, des Affaires Étrangères et du Commerce Extérieur de faire le nécessaire pour empêcher le projet minier d’Areva au Nunavut de voir le jour. Une demande de rendez-vous a été adressée aux Ministères dans ce but. Par ailleurs, nous appelons la France à respecter ses engagements internationaux et notamment la déclaration des Nations Unies sur les Droits des Peuples Autochtones.

Voir la pétition en ligne : http://www.sortirdunucleaire.org/Petition-Nunavut

Voir la lettre qui vient d’être adressée aux Ministères l’Écologie, du Développement, des Affaires Étrangères et du Commerce Extérieur : http://www.sortirdunucleaire.org/IMG/pdf/Projet%20minier%20Areva%20Nunavut-janvier14.pdf

Contacts :

Charlotte Mijeon - 06 64 66 01 23 Mélisande Seyzériat - 07 60 15 01 23


Notes

[1La ville de Baker Lake est entourée par les gisements d’uranium, dont certains sont situés sur des zones d’habitation des caribous. Or actuellement il n’existe pas de législation au Nunavut pour protéger ces zones, que ce soit les routes de migration ou les lieux de vêlage.

[2Plus d’informations sur le site de l’ONG Makita : http://makitanunavut.wordpress.com/

[3Rapport de l’ONG Brainforest publié en 2010 : Impacts de l’exploitation minière sur les populations locales et l’environnement dans le Haut-Ogooué

[5Voir la description du projet qui a reçu le Prix Pinocchio : http://www.prix-pinocchio.org/rubrique.php?id_rubrique=7&PHPSESSID=d69b779596e6c503152a539943785d6c

Le projet minier d’Areva, une menace pour le peuple Inuit

Le Réseau “Sortir du nucléaire“ a lancé en juin 2013 une pétition pour demander l’abandon d’un projet minier d’Areva au Nunavut, ce territoire du Grand Nord canadien habité par les Inuit. Diffusée dans le cadre de la campagne « Nucléaire : de la mine aux déchets, tous concernés ! », celle-ci vient de dépasser les 30 000 signataires.

Depuis 2008, Areva veut implanter un grand complexe minier près de la petite ville de Baker Lake. L’extraction de l’uranium menacerait un écosystème déjà rendu très vulnérable par les effets du changement climatique. Elle constituerait également une menace pour le mode de vie des Inuit, fortement lié à la chasse au caribou. L’ouverture d’une première mine amènerait avec elle des infrastructures et incitations financières, ouvrant la voie à une multiplication des sites miniers qui ravagerait notamment les zones d’habitat des caribous [1] ; toutefois, l’administration en charge du développement du projet refuse de prendre en compte les impacts de ce développement induit. Pollution des sols et des eaux, zones de chasses dévastées, contaminations et déchets ingérables : voici ce qui attend les Inuit si ce projet se concrétise.

La voix des populations locales n’est pas entendue

Aucun vote public n’est prévu concernant ce projet d’Areva, qui pourrait changer la face du territoire Inuit, malgré la demande de nombreux habitants de Baker Lake, dont le maire, les associations de chasseurs et des membres de Nunavummiut Makitagunarningit [2](dite ‘Makita’, organisation environnementale locale). Mais le gouvernement du Nunavut et les instances représentatives inuit ne l’ont pas fait et ne semblent pas désireux de le faire.

En avril 2013, Makita s’est adressée au rapporteur spécial des Nations Unies sur les droits des Peuples Autochtones, soulignant qu’en l’absence de vote, le people Inuit n’avait pas donné son consentement libre et éclairé sur la question de l’extraction de l’uranium dans la région. Makita appelle à la tenue d’une enquête publique et d’un référendum.

Areva au Nunavut : pratiques douteuses et fausses promesses

Aucune enquête publique n’a été menée pour ce projet. Mais comme le relate Makita, Areva a organisé des réunions pour promouvoir le projet où les participants recevaient en cadeau des T-shirt et des ordinateurs portables. Aucune information sérieuse n’est apportée sur les impacts environnementaux et sanitaires de l’extraction de l’uranium. En revanche, Areva multiplie les promesses de développement et déclare aux Inuit que les mines d’uranium aideront à lutter contre le changement climatique qui les affecte déjà !

Areva et l’extraction de l’uranium : une longue liste d’héritages empoisonnés

Le Nunavut ne doit pas s’ajouter à la longue liste des territoires déjà pollués par Areva. Au Gabon, malgré des travaux de « réhabilitation », l’ancienne mine de Mounana continue de polluer les eaux et menace les habitants [3]. Au Nord-Niger, Areva est responsable de la pollution des sols et des eaux, ainsi que de l’épuisement d’aquifères fossiles non renouvelables et de l’abandon de tonnes de ferrailles radioactives [4]. Malgré ses richesses minières, le Niger reste le pays le plus pauvre du monde.

Même en France, les stériles et résidus miniers abandonnés par Areva dans de multiples sites continuent de polluer les eaux. Le « Prix Pinocchio » du greenwashing décerné à Areva en 2013 par les Amis de la Terre, pour l’ouverture d’un musée de la mine qui repeint en vert l’histoire de l’uranium, est bien mérité [5] . Malgré les discours d’Areva, l’extraction de l’uranium ne pourra jamais être propre !

Le Réseau “Sortir du nucléaire” soutient les demandes de Makita et demande aux Ministères de l’Écologie, du Développement, des Affaires Étrangères et du Commerce Extérieur de faire le nécessaire pour empêcher le projet minier d’Areva au Nunavut de voir le jour. Une demande de rendez-vous a été adressée aux Ministères dans ce but. Par ailleurs, nous appelons la France à respecter ses engagements internationaux et notamment la déclaration des Nations Unies sur les Droits des Peuples Autochtones.

Voir la pétition en ligne : http://www.sortirdunucleaire.org/Petition-Nunavut

Voir la lettre qui vient d’être adressée aux Ministères l’Écologie, du Développement, des Affaires Étrangères et du Commerce Extérieur : http://www.sortirdunucleaire.org/IMG/pdf/Projet%20minier%20Areva%20Nunavut-janvier14.pdf

Contacts :

Charlotte Mijeon - 06 64 66 01 23 Mélisande Seyzériat - 07 60 15 01 23





Pour toute sollicitation médiatique, merci de contacter Charlotte Mijeon, chargée de communication et des relations extérieures.

charlotte.mijeon@sortirdunucleaire.fr
Tél : 06 64 66 01 23


Pétition : ne validez pas la
cuve défectueuse de l’EPR !





Thèmes
Uranium et mines