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Nucléaire : stop au rafistolage !

EDF veut rafistoler ses 58 réacteurs nucléaires vieillissants pour prolonger leur activité jusqu’à 50 voire 60 ans, en dépit des risques majeurs et des coûts astronomiques que cela impliquerait. Depuis avril 2014, nous menons cette campagne pour obtenir l’arrêt des réacteurs de plus de 30 ans, à commencer par Fessenheim, une centrale obsolète qui cumule les risques.


Actualités

Le parc nucléaire vieillit inéluctablement. Alors que les réacteurs ont été conçus pour une durée d’exploitation de 30 ans, personne n’avait prévu, au moment de leur mise en service, la manière dont leur mise à l’arrêt devrait se dérouler. A la fin de l’année 2016, 42 des 58 réacteurs présents sur le territoire français auront dépassé la limite des trente ans de fonctionnement. Alors que le bon sens appellerait à une mise à l’arrêt massive des réacteurs les plus vieux, EDF veut mettre en place un programme de rafistolage des centrales aussi dangereux aux niveaux environnemental et sanitaire qu’irréaliste sur les plans technique et financier.

EDF veut rafistoler ses 58 réacteurs nucléaires vieillissants pour prolonger leur activité jusqu’à 50 voire 60 ans. Derrière l’opération de communication qu’est le « Grand carénage », l’électricien commence déjà à préparer la prolongation du parc nucléaire, et ce avant même l’autorisation de l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) qui devra donner un avis générique en 2018 ou 2019.

EDF évalue à 100 milliards d’euros les opérations de rafistolage des réacteurs prévues par EDF, soit un montant plus élevé que leur coût de construction ! Et cette estimation est sans doute sous-évaluée : dans une étude de 2014, le cabinet WISE-Paris estime que la mise en œuvre des exigences de sûreté renforcée définies par l’ASN après Fukushima implique des travaux qui coûteraient environ 250 milliards d’euros [1]. Alors qu’EDF est en grande difficulté financière (lien hypertexte « le nucléaire en faillite »), ce « mur d’investissements » semble parfaitement impossible à franchir.

Par ailleurs, l’opérateur ne dispose pas non plus des capacités techniques nécessaires à ces travaux démesurés. En effet, d’après le président de l’ASN Pierre-Franck Chevet, "EDF a déjà des difficultés pour maîtriser ses arrêts de tranches et les opérations de maintenance des réacteurs. Ce défaut de maîtrise sera encore plus préoccupant dans 3 ou 4 ans, quand EDF envisage de faire ce qu’elle appelle le "grand carénage", des opérations encore plus lourdes. EDF semble débordée par les travaux qu’elle a elle-même décidés." En témoigne, entre autres, l’accident survenu lors de la visite décennale du réacteur n°2 de la centrale de Paluel, au cours de laquelle un générateur de vapeur de 465 tonnes est tombé de 22 mètres de hauteur.

Enfin, la prolongation des réacteurs augmente toujours plus les risques d’un accident nucléaire majeur. Au-delà des incommensurables dégâts environnementaux et sanitaires qu’il causerait, un tel accident coûterait environ 760 milliards d’euros, selon l’IRSN, ce qui représenterait « une catastrophe européenne ingérable ».

La politique de rafistolage des réacteurs vieillissants conduit tout droit à une impasse. Il est temps de dénoncer ces travaux aussi dangereux que coûteux.

Mobilisons-nous pour dénoncer ce projet absurde !

Le parc nucléaire vieillit inéluctablement. Alors que les réacteurs ont été conçus pour une durée d’exploitation de 30 ans, personne n’avait prévu, au moment de leur mise en service, la manière dont leur mise à l’arrêt devrait se dérouler. A la fin de l’année 2016, 42 des 58 réacteurs présents sur le territoire français auront dépassé la limite des trente ans de fonctionnement. Alors que le bon sens appellerait à une mise à l’arrêt massive des réacteurs les plus vieux, EDF veut mettre en place un programme de rafistolage des centrales aussi dangereux aux niveaux environnemental et sanitaire qu’irréaliste sur les plans technique et financier.

EDF veut rafistoler ses 58 réacteurs nucléaires vieillissants pour prolonger leur activité jusqu’à 50 voire 60 ans. Derrière l’opération de communication qu’est le « Grand carénage », l’électricien commence déjà à préparer la prolongation du parc nucléaire, et ce avant même l’autorisation de l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) qui devra donner un avis générique en 2018 ou 2019.

EDF évalue à 100 milliards d’euros les opérations de rafistolage des réacteurs prévues par EDF, soit un montant plus élevé que leur coût de construction ! Et cette estimation est sans doute sous-évaluée : dans une étude de 2014, le cabinet WISE-Paris estime que la mise en œuvre des exigences de sûreté renforcée définies par l’ASN après Fukushima implique des travaux qui coûteraient environ 250 milliards d’euros [1]. Alors qu’EDF est en grande difficulté financière (lien hypertexte « le nucléaire en faillite »), ce « mur d’investissements » semble parfaitement impossible à franchir.

Par ailleurs, l’opérateur ne dispose pas non plus des capacités techniques nécessaires à ces travaux démesurés. En effet, d’après le président de l’ASN Pierre-Franck Chevet, "EDF a déjà des difficultés pour maîtriser ses arrêts de tranches et les opérations de maintenance des réacteurs. Ce défaut de maîtrise sera encore plus préoccupant dans 3 ou 4 ans, quand EDF envisage de faire ce qu’elle appelle le "grand carénage", des opérations encore plus lourdes. EDF semble débordée par les travaux qu’elle a elle-même décidés." En témoigne, entre autres, l’accident survenu lors de la visite décennale du réacteur n°2 de la centrale de Paluel, au cours de laquelle un générateur de vapeur de 465 tonnes est tombé de 22 mètres de hauteur.

Enfin, la prolongation des réacteurs augmente toujours plus les risques d’un accident nucléaire majeur. Au-delà des incommensurables dégâts environnementaux et sanitaires qu’il causerait, un tel accident coûterait environ 760 milliards d’euros, selon l’IRSN, ce qui représenterait « une catastrophe européenne ingérable ».

La politique de rafistolage des réacteurs vieillissants conduit tout droit à une impasse. Il est temps de dénoncer ces travaux aussi dangereux que coûteux.

Mobilisons-nous pour dénoncer ce projet absurde !



Centrale de Paluel : le rafistolage des réacteurs vire déjà au carnage
20 avril 2016

Problèmes en série, contamination de travailleurs, facture astronomique : alors que le gouvernement souhaite prolonger la durée de fonctionnement des centrales, les travaux commencent sous de mauvais auspices.

Chute d’un générateur de vapeur de 465 tonnes à la centrale nucléaire de Paluel : le grand carénage vire au carnage
1er avril 2016

Un générateur de vapeur de 465 tonnes est tombé de plus de 20 mètres à Paluel (Seine-Maritime), première centrale où est réalisé le "Grand carénage", programme de maintenance et de grands travaux prévus par EDF sur l’ensemble du parc nucléaire français.

Centrale de Chinon : une visite décennale sous haute tension
30 mars 2016

La troisième visite décennale du réacteur B2 de la centrale de Chinon a débuté le samedi 19 mars 2016 [1]. L’objectif de cette visite est de statuer sur la poursuite de son exploitation pour les dix prochaines années. Ce réacteur ayant été mis en service en 1983, cet examen, normalement réalisé au bout de 30 ans, aurait déjà dû être effectué en 2013. Jouant la stratégie du fait accompli, EDF compte profiter de cet événement pour entreprendre de lourds et coûteux travaux, dans le cadre du "grand carénage". Loin de rendre l’installation plus sûre, ces opérations pourraient surtout augmenter les risques qui pèsent déjà sur elle.

Prolonger les centrales jusqu’à 50 ans de fonctionnement : le projet illusoire et irresponsable de Ségolène Royal
1er mars 2016

Sur le plateau de France 3, Ségolène Royal s’est dite prête à donner le feu vert pour une prolongation du fonctionnement des centrales jusqu’à 50 ans...