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Sortir du nucléaire n°46

Eté 2010

A lire, à voir

A lire, à voir

Eté 2010




R.A.S. - Nucléaire, rien à signaler

Des ouvriers du nucléaire sortent de l’ombre pour dresser un tableau inquiétant de leurs conditions de travail et de sécurité. Une enquête exemplaire.


On les appelle les "jumpers", ils sont chargés d’entrer dans le générateur de vapeur pour obturer les tuyaux qui le relient au réacteur nucléaire. Durée d’intervention maximum autorisée : de 90 à 120 secondes, sous peine d’encaisser une dose de radiations supérieure au niveau autorisé. Ils font partie des dizaines de milliers d’ouvriers intérimaires et sous-payés, chargés d’effectuer la maintenance dans les centrales nucléaires (décontamineurs, mécaniciens, contrôleurs...).

Des travailleurs de l’ombre qui, avec cet excellent film d’Alain de Halleux, sortent enfin du silence. Ils dressent le sombre tableau de leurs conditions de travail, qui ne cessent de se dégrader, au détriment de leur santé et de la sécurité. Au nom de la rentabilité, EDF/GDF-Suez, Areva et les autres recourent de plus en plus à la sous-traitance, rognent sur les effectifs et la maintenance, font pression sur les employés.

Contrôleurs priés d’ignorer les dysfonctionnements, employés cachant les incidents par peur des sanctions, grands groupes déresponsabilisés par l’externalisation des tâches : ce constat édifiant montre combien la sécurité collective est en jeu. De nombreux travailleurs (français, belges, suédois, allemands) ont accepté de témoigner dans ce film, et plusieurs experts et personnalités complètent par leurs analyses l’inquiétant diagnostic du film.
"Du risque zéro, nous sommes passés au risque calculé", affirme l’un de ces "nomades du nucléaire", comme on les appelle. Les "incidents" se multiplient. En 2006, après un court-circuit, la centrale suédoise de Forsmark frôle la catastrophe à 7 minutes près ; en 2008, cent travailleurs de la centrale du Tricastin sont contaminés par la radioactivité. Et caetera. Un accident majeur est vite arrivé...

Ce documentaire très accessible, qui ne prend pas position contre le nucléaire, est un formidable moyen de sensibiliser aux dangers liés à cette industrie, à travers le sort de celles et ceux qui en sont les ouvriers, mais aussi les premières victimes, dans leurs conditions de travail et, trop souvent, dans leur chair.

DVD "R.A.S – Nucléaire, rien à signaler"

Alain de Halleux,
Iota Prod. / Crescendo Films, 58 mn, 2009.
A commander au prix de 23,5€ port compris, au Réseau "Sortir du nucléaire", 9 rue Dumenge 69317 Lyon Cedex 04 (chèque à l’ordre de "Sortir du nucléaire") ou dans notre boutique en ligne : http://boutique.sortirdunucleaire.org


Des T-Shirts "STOP au trafic des déchets nucléaires" pour soutenir les militants non-violents du Grand-Ouest !

Le Groupe d’Actions Non-Violentes Antinucléaires (GANVA) rassemble des opposants à l’énergie nucléaire en France dans des actions directes non-violentes (occupation de pylones Très Haute Tension (THT), blocage de trains de combustible nucléaire...). La vente des T-shirts "STOP au trafic des déchets nucléaires", organisée par le Réseau pour le compte du GANVA, contribuera notamment à payer les frais de justice de militants condamnés pour avoir grimpé dans des pylônes THT en 2008.

Pour vous procurer un T-shirt, commandez-le au prix de 18,50€ (frais de port inclus : 3,50€) au Réseau "Sortir du nucléaire", 9 rue Dumenge 69317 Lyon cedex 04 (chèque à l’ordre de "Sortir du nucléaire") ou dans notre boutique en ligne :
http://boutique.sortirdunucleaire.org

N’oubliez pas de préciser le modèle (unisexe ou femme) et la taille souhaitée ! (T-shirt unisexe : tailles S, M, L et XL / T-shirt femme : tailles S, M et L)


Débarrasser le monde des armes de terreur

Le Rapport "Armes de terreur - Débarrasser le monde des armes nucléaires, biologiques et chimiques", publié en français en mai 2010, "porte sur la façon dont le monde pourrait — et devrait — contrer les menaces que représentent les armes nucléaires, biologiques et chimiques ainsi que les missiles". En 2006, lors de la sortie du rapport en anglais, les perspectives de désarmement étaient encore sombres. Le contexte international actuel offre une opportunité pour "ouvrir la voie à des mesures de désarmement radicales", souligne Hans Blix dans l’introduction.

La Commission sur les armes de destruction massive, auteur de ce document, a été mise en place en 2003 à l’initiative de la ministre des Affaires étrangères de Suède. Elle était composée de quatorze membres originaires des différentes régions du monde sous la présidence d’Hans Blix, ancien directeur général de l’AIEA et président de la commission de contrôle de l’ONU en Irak. Publié en anglais et déjà traduit en arabe, chinois, espagnol, finlandais, japonais et russe, ce texte a dû attendre quatre ans avant d’être publié en version française.

Dans un texte spécifique à cette édition française, pour replacer "la dissuasion française dans le contexte international", Venance Journé souligne le "rôle crucial" que doit jouer la société civile "pour faire évoluer les politiques".

Ce n’est pas le premier rapport sur le sujet, et il ne sera pas le dernier. Toutefois, c’est seulement le second à être publié en français — après celui de la commission de Canberra à laquelle a participé l’ancien Premier ministre Michel Rocard, datant de 1997 — soulignant ainsi la faiblesse du débat en France sur ces questions ! Soulignons donc l’importance de cet ouvrage, véritable outil de formation sur les armes nucléaires, biologiques et chimiques et les actions à entreprendre pour parvenir à leur élimination.

Patrice Bouveret

Rapport "Armes de terreur - Débarrasser le monde des armes nucléaires, biologiques et chimiques". Commission sur les armes de destruction massive. Ed. L’Harmattan, mai 2010, 250 pages, 24,50€.


Uranium, l’héritage empoisonné

A Mounana, petite ville du sud-est du Gabon, la COMUF (Compagnie des Mines d’Uranium de Franceville), filiale d’AREVA, a exploité pendant 41 ans les importants gisements d’uranium.

Durant toutes ces années, la population a été maintenue dans l’ignorance des risques que représente la pollution radioactive supportée par les mineurs mais également par les habitants de la ville. Les femmes ont continué et continuent encore à se laver et trempent le manioc dans les rivières contaminées. Car même si maintenant la population sait qu’elle court un risque, que peut-elle faire d’autre ?

Depuis 1999, la mine d’uranium est fermée. Aucun suivi médical n’est assuré par AREVA et les veuves des nombreux mineurs décédés ne sont pas aidées. Il ne reste aujourd’hui à Mounana que de vastes retenues d’eau dans lesquelles ont été noyés les déchets de l’exploitation d’uranium.
Autre pays, autre climat mais même irrespect pour la santé des miniers et des populations : au Niger, Arlit, ville de 85 000 habitants, est située à moins de 5 km de deux mines d’uranium exploitées par la Somaïr et la Comunak. Ici la diffusion des matières radioactives se fait à l’air libre car il n’y a pas de rivière pour évacuer les déchets produits. Curieusement, dans l’hôpital financé par AREVA, les cancers n’existent tout simplement pas…

Ce passionnant documentaire explore les détails des conséquences sanitaires de l’exploitation minière de l’uranium.

Uranium, l’héritage empoisonné

DVD, Dominique Hennequin & Pascal Lorent, Nomades TV / Public Sénat, 54 mn, 2009.
A commander au prix de 18,50€ port compris, au Réseau "Sortir du nucléaire", 9 rue Dumenge 69317 Lyon Cedex 04 (chèque à l’ordre de "Sortir du nucléaire"), ou dans notre boutique en ligne : http://boutique.sortirdunucleaire.org


R.A.S. - Nucléaire, rien à signaler

Des ouvriers du nucléaire sortent de l’ombre pour dresser un tableau inquiétant de leurs conditions de travail et de sécurité. Une enquête exemplaire.


On les appelle les "jumpers", ils sont chargés d’entrer dans le générateur de vapeur pour obturer les tuyaux qui le relient au réacteur nucléaire. Durée d’intervention maximum autorisée : de 90 à 120 secondes, sous peine d’encaisser une dose de radiations supérieure au niveau autorisé. Ils font partie des dizaines de milliers d’ouvriers intérimaires et sous-payés, chargés d’effectuer la maintenance dans les centrales nucléaires (décontamineurs, mécaniciens, contrôleurs...).

Des travailleurs de l’ombre qui, avec cet excellent film d’Alain de Halleux, sortent enfin du silence. Ils dressent le sombre tableau de leurs conditions de travail, qui ne cessent de se dégrader, au détriment de leur santé et de la sécurité. Au nom de la rentabilité, EDF/GDF-Suez, Areva et les autres recourent de plus en plus à la sous-traitance, rognent sur les effectifs et la maintenance, font pression sur les employés.

Contrôleurs priés d’ignorer les dysfonctionnements, employés cachant les incidents par peur des sanctions, grands groupes déresponsabilisés par l’externalisation des tâches : ce constat édifiant montre combien la sécurité collective est en jeu. De nombreux travailleurs (français, belges, suédois, allemands) ont accepté de témoigner dans ce film, et plusieurs experts et personnalités complètent par leurs analyses l’inquiétant diagnostic du film.
"Du risque zéro, nous sommes passés au risque calculé", affirme l’un de ces "nomades du nucléaire", comme on les appelle. Les "incidents" se multiplient. En 2006, après un court-circuit, la centrale suédoise de Forsmark frôle la catastrophe à 7 minutes près ; en 2008, cent travailleurs de la centrale du Tricastin sont contaminés par la radioactivité. Et caetera. Un accident majeur est vite arrivé...

Ce documentaire très accessible, qui ne prend pas position contre le nucléaire, est un formidable moyen de sensibiliser aux dangers liés à cette industrie, à travers le sort de celles et ceux qui en sont les ouvriers, mais aussi les premières victimes, dans leurs conditions de travail et, trop souvent, dans leur chair.

DVD "R.A.S – Nucléaire, rien à signaler"

Alain de Halleux,
Iota Prod. / Crescendo Films, 58 mn, 2009.
A commander au prix de 23,5€ port compris, au Réseau "Sortir du nucléaire", 9 rue Dumenge 69317 Lyon Cedex 04 (chèque à l’ordre de "Sortir du nucléaire") ou dans notre boutique en ligne : http://boutique.sortirdunucleaire.org


Des T-Shirts "STOP au trafic des déchets nucléaires" pour soutenir les militants non-violents du Grand-Ouest !

Le Groupe d’Actions Non-Violentes Antinucléaires (GANVA) rassemble des opposants à l’énergie nucléaire en France dans des actions directes non-violentes (occupation de pylones Très Haute Tension (THT), blocage de trains de combustible nucléaire...). La vente des T-shirts "STOP au trafic des déchets nucléaires", organisée par le Réseau pour le compte du GANVA, contribuera notamment à payer les frais de justice de militants condamnés pour avoir grimpé dans des pylônes THT en 2008.

Pour vous procurer un T-shirt, commandez-le au prix de 18,50€ (frais de port inclus : 3,50€) au Réseau "Sortir du nucléaire", 9 rue Dumenge 69317 Lyon cedex 04 (chèque à l’ordre de "Sortir du nucléaire") ou dans notre boutique en ligne :
http://boutique.sortirdunucleaire.org

N’oubliez pas de préciser le modèle (unisexe ou femme) et la taille souhaitée ! (T-shirt unisexe : tailles S, M, L et XL / T-shirt femme : tailles S, M et L)


Débarrasser le monde des armes de terreur

Le Rapport "Armes de terreur - Débarrasser le monde des armes nucléaires, biologiques et chimiques", publié en français en mai 2010, "porte sur la façon dont le monde pourrait — et devrait — contrer les menaces que représentent les armes nucléaires, biologiques et chimiques ainsi que les missiles". En 2006, lors de la sortie du rapport en anglais, les perspectives de désarmement étaient encore sombres. Le contexte international actuel offre une opportunité pour "ouvrir la voie à des mesures de désarmement radicales", souligne Hans Blix dans l’introduction.

La Commission sur les armes de destruction massive, auteur de ce document, a été mise en place en 2003 à l’initiative de la ministre des Affaires étrangères de Suède. Elle était composée de quatorze membres originaires des différentes régions du monde sous la présidence d’Hans Blix, ancien directeur général de l’AIEA et président de la commission de contrôle de l’ONU en Irak. Publié en anglais et déjà traduit en arabe, chinois, espagnol, finlandais, japonais et russe, ce texte a dû attendre quatre ans avant d’être publié en version française.

Dans un texte spécifique à cette édition française, pour replacer "la dissuasion française dans le contexte international", Venance Journé souligne le "rôle crucial" que doit jouer la société civile "pour faire évoluer les politiques".

Ce n’est pas le premier rapport sur le sujet, et il ne sera pas le dernier. Toutefois, c’est seulement le second à être publié en français — après celui de la commission de Canberra à laquelle a participé l’ancien Premier ministre Michel Rocard, datant de 1997 — soulignant ainsi la faiblesse du débat en France sur ces questions ! Soulignons donc l’importance de cet ouvrage, véritable outil de formation sur les armes nucléaires, biologiques et chimiques et les actions à entreprendre pour parvenir à leur élimination.

Patrice Bouveret

Rapport "Armes de terreur - Débarrasser le monde des armes nucléaires, biologiques et chimiques". Commission sur les armes de destruction massive. Ed. L’Harmattan, mai 2010, 250 pages, 24,50€.


Uranium, l’héritage empoisonné

A Mounana, petite ville du sud-est du Gabon, la COMUF (Compagnie des Mines d’Uranium de Franceville), filiale d’AREVA, a exploité pendant 41 ans les importants gisements d’uranium.

Durant toutes ces années, la population a été maintenue dans l’ignorance des risques que représente la pollution radioactive supportée par les mineurs mais également par les habitants de la ville. Les femmes ont continué et continuent encore à se laver et trempent le manioc dans les rivières contaminées. Car même si maintenant la population sait qu’elle court un risque, que peut-elle faire d’autre ?

Depuis 1999, la mine d’uranium est fermée. Aucun suivi médical n’est assuré par AREVA et les veuves des nombreux mineurs décédés ne sont pas aidées. Il ne reste aujourd’hui à Mounana que de vastes retenues d’eau dans lesquelles ont été noyés les déchets de l’exploitation d’uranium.
Autre pays, autre climat mais même irrespect pour la santé des miniers et des populations : au Niger, Arlit, ville de 85 000 habitants, est située à moins de 5 km de deux mines d’uranium exploitées par la Somaïr et la Comunak. Ici la diffusion des matières radioactives se fait à l’air libre car il n’y a pas de rivière pour évacuer les déchets produits. Curieusement, dans l’hôpital financé par AREVA, les cancers n’existent tout simplement pas…

Ce passionnant documentaire explore les détails des conséquences sanitaires de l’exploitation minière de l’uranium.

Uranium, l’héritage empoisonné

DVD, Dominique Hennequin & Pascal Lorent, Nomades TV / Public Sénat, 54 mn, 2009.
A commander au prix de 18,50€ port compris, au Réseau "Sortir du nucléaire", 9 rue Dumenge 69317 Lyon Cedex 04 (chèque à l’ordre de "Sortir du nucléaire"), ou dans notre boutique en ligne : http://boutique.sortirdunucleaire.org