Réseau Sortir du nucléaire
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Sortir du nucléaire n°30

Mars 2006

Désarmement

2e rencontres internationales pour le désarmement nucléaire, biologique et chimique

Mars 2006




Elles se justifient plus que jamais au moment où le très inquiétant “dossier du nucléaire iranien” menace, s’il ne trouve pas d’issue diplomatique, d’entraîner une nouvelle conflagration dans un Moyen-Orient déjà à feu et à sang. L’emploi d’armes nucléaires fait lui-même partie des “options” ouvertement envisagées par les stratèges américains.



Un danger grandissant

Malgré la fin de la “guerre froide”, l’humanité vit en permanence sous la menace de quelque 30 000 armes nucléaires, la plupart 10 fois plus puissantes que les deux bombes qui en août 1945 ont rasé Hiroshima et Nagasaki en quelques secondes. Des milliers d’entre elles sont placées en “alerte rouge”, prêtes à partir vers leurs cibles. Elles peuvent à tout moment, par volonté ou par accident, provoquer une immense catastrophe et rendre la planète invivable.

Depuis 1945, ces armes n’ont cessé de proliférer. Les Etats-Unis étaient alors le seul pays à en disposer. Maintenant on en compte au moins 9, apparus dans l’ordre suivant : USA, Russie, Grande-Bretagne, France, Chine, Israël, Inde, Pakistan, Corée du Nord. Une quarantaine d’autres pays en sont capables. Les Etats nucléaires “officiels” (les cinq premiers), par ailleurs membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU, ont cherché à fermer la porte derrière eux, mais en vain. Le Traité de Non-Prolifération nucléaire (TNP) était destiné à cela. Il a échoué.

La faillite du TNP

Conçu et signé en 1968 par les Etats-Unis, l’URSS et le Royaume-Uni, le TNP est entré en vigueur en 1970, et la quasi-totalité des Etats - à 3 exceptions près, Israël, Inde, Pakistan- l’ont rejoint par la suite (la France seulement en 1992). C’est le traité le plus universel qui soit, mais il va à vau-l’eau. Les Etats non dotés d’armes nucléaires (ENDAN), en échange de leur renonciation à en produire, se voyaient promettre deux choses : l’accès aux technologies nucléaires avec le droit de les développer “à des fins pacifiques” ; et l’élimination de leurs propres arsenaux par les “Etats dotés” (EDAN). Hélas, ces derniers n’ont jamais tenu leur promesse. Ils ne se sont pas réunis une seule fois pour commencer à en négocier la réalisation. Ils disent ce qu’il ne faut pas faire, mais ils ne font pas ce qu’ils disent. Par ailleurs, les technologies “civiles” promues par le TNP et l’AIEA ont donné et continuent de donner à divers pays les moyens de développer l’arme nucléaire - comme la Corée du Nord qui s’est retirée du TNP en 2002, juste au moment de l’acquérir. Motif “moral” + moyens techniques + volonté politique = prolifération.

La guerre comme “solution”

En 1991, la guerre du Golfe permit d’anéantir le programme d’armes nucléaires de l’Irak. Au printemps 2002, l’Inde et le Pakistan faillirent se livrer une guerre atomique. En 2003, les Etats-Unis ont envahi l’Irak en prétextant ses “armes de destruction massive” – en fait déjà détruites. Avec cet argument, ils se disent prêts à livrer d’autres “guerres préventives” - par exemple contre l’Iran -, à employer eux-mêmes en premier des armes nucléaires, y compris contre un Etat qui n’en possèderait pas (ou serait présumé tel…). Autant de “concepts” désormais adoptés par Jacques Chirac, proclamés dans son discours du 19 janvier 2006, et admis par “l’Europe”. Les USA utilisent déjà depuis 1991 des armes à Uranium Appauvri, véritable crime contre l’humanité perpétré en silence. Ils veulent militariser et nucléariser l’espace. La Russie, la Chine leur emboîtent le pas. La France modernise son arsenal. Etc. Quant au terrorisme, impossible à dissuader par ces armes, il risque de devenir atomique (nucléaire ou radiologique), soit en se les procurant au marché noir, soit en attaquant des centrales et autres INB, ou des transports de matériaux fissiles.

Seule alternative : sortir du nucléaire militaire et civil

Analyser la situation un an après l’échec de la 7e Conférence de révision du TNP et en pleine “crise iranienne” (et irakienne), dégager une alternative et des moyens d’agir pour éliminer toutes les armes de destruction massive, ouvrir la voie à un monde pacifié, dénucléarisé, équitable… et durable, telle est la tâche la plus urgente. Les 2e RID-NBC s’y consacreront. Vous vous sentez concerné(e) ? Venez-y, ou bien soutenez-les !

Ces Rencontres placées sous le haut patronage de Mikhaïl Gorbatchev, Michel Rocard, Ségolène Royal, ont reçu le soutien des maires d’Hiroshima et de Nagasaki, de la ville de Saintes, de la Région Poitou-Charentes, du réseau mondial “Abolition 2000” et du Réseau “Sortir du nucléaire”. Elles entendront (en français et en anglais, avec traduction) des représentants d’ONG internationales comme Greenpeace, Green Cross, Pugwash, d’ONG nationales des cinq continents, et des victimes de l’atome. Présent ou retenu en Israël, Mordechai Vanunu en sera l’hôte d’honneur.

Elles seront précédées d’un Concert international pour la Paix, vendredi 5 mai à 20h30, avec l’ensemble de musique traditionnelle japonaise MIYABI et la chanteuse franco-chilienne Gabriela Barrenchea.
Inscription :

Il est encore possible de s’inscrire aux 2e RID-NBC (dans la limite des places

disponibles), ou de les soutenir financièrement (chèques à l’ordre de : “ACDN”) en contactant :

Action des Citoyens pour le Désarmement Nucléaire (ACDN)

31 Rue du Cormier

17100 – Saintes

contac@acdn.net http://www.acdn.net

Renseignements, réservations :

06 73 50 76 61

(11-12h et 17-18h)
Jean-Marie Matagne

Un danger grandissant

Malgré la fin de la “guerre froide”, l’humanité vit en permanence sous la menace de quelque 30 000 armes nucléaires, la plupart 10 fois plus puissantes que les deux bombes qui en août 1945 ont rasé Hiroshima et Nagasaki en quelques secondes. Des milliers d’entre elles sont placées en “alerte rouge”, prêtes à partir vers leurs cibles. Elles peuvent à tout moment, par volonté ou par accident, provoquer une immense catastrophe et rendre la planète invivable.

Depuis 1945, ces armes n’ont cessé de proliférer. Les Etats-Unis étaient alors le seul pays à en disposer. Maintenant on en compte au moins 9, apparus dans l’ordre suivant : USA, Russie, Grande-Bretagne, France, Chine, Israël, Inde, Pakistan, Corée du Nord. Une quarantaine d’autres pays en sont capables. Les Etats nucléaires “officiels” (les cinq premiers), par ailleurs membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU, ont cherché à fermer la porte derrière eux, mais en vain. Le Traité de Non-Prolifération nucléaire (TNP) était destiné à cela. Il a échoué.

La faillite du TNP

Conçu et signé en 1968 par les Etats-Unis, l’URSS et le Royaume-Uni, le TNP est entré en vigueur en 1970, et la quasi-totalité des Etats - à 3 exceptions près, Israël, Inde, Pakistan- l’ont rejoint par la suite (la France seulement en 1992). C’est le traité le plus universel qui soit, mais il va à vau-l’eau. Les Etats non dotés d’armes nucléaires (ENDAN), en échange de leur renonciation à en produire, se voyaient promettre deux choses : l’accès aux technologies nucléaires avec le droit de les développer “à des fins pacifiques” ; et l’élimination de leurs propres arsenaux par les “Etats dotés” (EDAN). Hélas, ces derniers n’ont jamais tenu leur promesse. Ils ne se sont pas réunis une seule fois pour commencer à en négocier la réalisation. Ils disent ce qu’il ne faut pas faire, mais ils ne font pas ce qu’ils disent. Par ailleurs, les technologies “civiles” promues par le TNP et l’AIEA ont donné et continuent de donner à divers pays les moyens de développer l’arme nucléaire - comme la Corée du Nord qui s’est retirée du TNP en 2002, juste au moment de l’acquérir. Motif “moral” + moyens techniques + volonté politique = prolifération.

La guerre comme “solution”

En 1991, la guerre du Golfe permit d’anéantir le programme d’armes nucléaires de l’Irak. Au printemps 2002, l’Inde et le Pakistan faillirent se livrer une guerre atomique. En 2003, les Etats-Unis ont envahi l’Irak en prétextant ses “armes de destruction massive” – en fait déjà détruites. Avec cet argument, ils se disent prêts à livrer d’autres “guerres préventives” - par exemple contre l’Iran -, à employer eux-mêmes en premier des armes nucléaires, y compris contre un Etat qui n’en possèderait pas (ou serait présumé tel…). Autant de “concepts” désormais adoptés par Jacques Chirac, proclamés dans son discours du 19 janvier 2006, et admis par “l’Europe”. Les USA utilisent déjà depuis 1991 des armes à Uranium Appauvri, véritable crime contre l’humanité perpétré en silence. Ils veulent militariser et nucléariser l’espace. La Russie, la Chine leur emboîtent le pas. La France modernise son arsenal. Etc. Quant au terrorisme, impossible à dissuader par ces armes, il risque de devenir atomique (nucléaire ou radiologique), soit en se les procurant au marché noir, soit en attaquant des centrales et autres INB, ou des transports de matériaux fissiles.

Seule alternative : sortir du nucléaire militaire et civil

Analyser la situation un an après l’échec de la 7e Conférence de révision du TNP et en pleine “crise iranienne” (et irakienne), dégager une alternative et des moyens d’agir pour éliminer toutes les armes de destruction massive, ouvrir la voie à un monde pacifié, dénucléarisé, équitable… et durable, telle est la tâche la plus urgente. Les 2e RID-NBC s’y consacreront. Vous vous sentez concerné(e) ? Venez-y, ou bien soutenez-les !

Ces Rencontres placées sous le haut patronage de Mikhaïl Gorbatchev, Michel Rocard, Ségolène Royal, ont reçu le soutien des maires d’Hiroshima et de Nagasaki, de la ville de Saintes, de la Région Poitou-Charentes, du réseau mondial “Abolition 2000” et du Réseau “Sortir du nucléaire”. Elles entendront (en français et en anglais, avec traduction) des représentants d’ONG internationales comme Greenpeace, Green Cross, Pugwash, d’ONG nationales des cinq continents, et des victimes de l’atome. Présent ou retenu en Israël, Mordechai Vanunu en sera l’hôte d’honneur.

Elles seront précédées d’un Concert international pour la Paix, vendredi 5 mai à 20h30, avec l’ensemble de musique traditionnelle japonaise MIYABI et la chanteuse franco-chilienne Gabriela Barrenchea.
Inscription :

Il est encore possible de s’inscrire aux 2e RID-NBC (dans la limite des places

disponibles), ou de les soutenir financièrement (chèques à l’ordre de : “ACDN”) en contactant :

Action des Citoyens pour le Désarmement Nucléaire (ACDN)

31 Rue du Cormier

17100 – Saintes

contac@acdn.net http://www.acdn.net

Renseignements, réservations :

06 73 50 76 61

(11-12h et 17-18h)
Jean-Marie Matagne



Thèmes
Luttes et actions Nucléaire militaire